Le maître nu est Albert Vander à qui Stéphanette Vende-ville doit les fondements de son apprentissage du théâtre. L'expérience au sein du département Théâtre du Centre Expérimental Universitaire de Vincennes dans les années soixante-dix donne sa lisibilité aux étudiants des générations prochaines. Les traductions que S.V. effectue du théâtre radical américain de 1975 à 1980 participent de l'ébullition intellectuelle des groupes de travail durant cette période, où les activités de recherche, de création et d'enseignement sont intimement liées. Ce parcours cohérent et innovant a su renouveler le questionnement sur la pensée du corps dans l'expression théâtrale, en relation avec le monde et dans une problématique de résistance : l'expression gestuelle corporelle, la biomécanique, le vocabulaire du mouvement, la création collective, l'improvisation, le corps vivant en action, le corps des mots, la conscience dansante du corps, la parole et le corps poétique, le corps virtuel et le corps réel. La narration théorise au fur et à mesure ses appuis, reliant les événements sans les nouer. L'ouvrage puise son souffle dans cette rencontre qui demeure comme un rouleau de quarante ans de vis-à-vis avec l'événement théâtre éclairant tous les interstices du passage. La posture du récit servie ici par une écriture de l'essentiel dans un dépouillement qui le mène parfois au seuil du minimalisme, fait penser à l'idée du nu comme machine de guerre qui ferait le geste de partager la sculpture d'un verbe.
Nombre de pages
198
Date de parution
02/04/2006
Poids
244g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296004238
Titre
Au maître nu
ISBN
2296004237
Auteur
Vander Fanette
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
244
Date de parution
20060402
Nombre de pages
198,00 €
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Le Living Theatre, dont les fondateurs sont Julian Beck et sa femme, Judith Malina, occupe une situation unique dans le théâtre d'aujourd'hui. Pour le vaste public du jeune théâtre, cette compagnie apparaît, dans la plupart des pays, comme l'exemple même de la collectivité théâtrale qui a su concilier, par ses méthodes de travail originales, action idéologique et qualités artistiques et techniques. Aux États-Unis, en France, au Brésil, en Italie et dans bien d'autres pays, le Living Theatre continue d'exercer une influence profonde sur l'évolution du théâtre. Dans La Vie du théâtre, Julian Beck a réuni précisément, sur les aspects idéologiques et artistiques de l'action du Living, un ensemble d'écrits à la mesure de l'action exercée par sa troupe. S'appuyant sur des documents de travail, ses réflexions sur les faits et les idées qui ont marqué et qui continuent à marquer cette aventure exceptionnelle sont formulées avec une clarté et une originalité également remarquables. Cet ouvrage apparaît comme un des grands manifestes du théâtre d'aujourd'hui." Bulletin Gallimard, janv. 1979.
Judith Malina (1926 - 2015) est avant une pacifiste-anarchiste de la première heure, ayant participé toute sa vie à cette pièce en création collective qu'elle a nommé La belle révolution anarchiste non violente. Elle et Julian Beck eurent l'idée de créer un Living Theatre en 1948 à New York. Avec pour influences, entre autres, John Cage, Martha Graham et Merce Cunningham, le Living Theatre proposait une scène théâtrale combinant la musique, la danse, la peinture et la poésie. Ces fragments de journaux de Judith Malina sont placés sous les auspices de la tournée américaine, organisée par le Radical Theatre Repertory de Mark Amitin.
Harcèlement, humiliations, vexations... Tels sont les premiers mots qui viennent à l'esprit quand on parle de management toxique. Pourtant, il ne se limite pas au harcèlement. Un management devient toxique lorsqu'il place une personne dans l'incapacité de réaliser ses tâches et ses missions ou qu'il la soumet à une pression émotionnelle supplémentaire. En prenant appui sur les récentes découvertes en psychologie et en neurosciences, cet ouvrage élargit le spectre du management toxique à d'autres process moins spectaculaires mais tout aussi nocifs et sources de stress. Conçu comme un parcours de selfcoaching, cet ouvrage propose de comprendre comment se mettent en place les comportements toxiques et de passer à l'action pour ne plus en être la cible. A l'aide de grilles de lecture et mises en situations, vous pourrez : Diagnostiquer la source organisationnelle, relationnelle ou individuelle du management toxique ; Déculpabiliser et prendre du recul ; Développer une stratégie d'action pour supprimer la cause ou réduire l'effet du management toxique ; Agir avec pragmatisme et professionnalisme pour faire évoluer votre situation.
La ruche de l'imprimerie ne cesse de bourdonner. Même dans notre local, plus ou moins isolé de l'atelier, règne le bruit des machines d'impression. Tout tourne et ne doit pas cesser de tourner. Lancer un nouvel hebdomadaire de « courant » et en poursuivre la publication pendant sept années est une fameuse aventure. Celle de couvrir l'actualité politique et économique au milieu des difficultés communautaires que connaît la Belgique. Celle de promouvoir notre littérature de langue française. Et en coulisses, celle de former un couple autour d'une même passion pour l'écriture.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...