QU'EST-CE QU'UNE SOCIETE JUSTE ? Introduction à la pratique de la philosophie politique
Van Parijs Philippe
SEUIL
27,40 €
Epuisé
EAN :9782020131162
Non, l'invective et l'exégèse ne sont pas les seuls registres de la philosophie politique. Il n'est pas nécessaire, pour être pertinent, de se faire pamphlétaire, pas plus qu'il n'est requis, pour être respectable, de se muer en interprète. Il existe une autre manière de faire de la philosophie politique, qui répond aux interpellations du monde sans renoncer aux exigences de l'esprit. L'objectif premier de ce livre est de la montrer à l'oeuvre. Pour atteindre cet objectif, Philippe Van Parijs présente ici les références incontournables de la philosophie politique anglo-saxonne contemporaine, dont il est lui-même un des protagonistes. Il en situe les classiques, de Rawls et Nozick à Dworkin et Gauthier. Il en décrit les principaux courants, de l'utilitarisme ordinal au marxisme analytique. Et il en explique les notions fondamentales, de la Pareto-optimalité au critère de non-envie, du maximin à la clause lockéenne, du théorème d'impossibilité d'Arrow à la théorie de l'exploitation de Roemer. Mais surtout, il adopte lui-même la démarche pour laquelle il plaide. Il avance des thèses et en critique d'autres, élucide des controverses, résout des paradoxes, réfute des objections - tout cela en adoptant, face aux libertariens comme aux marxistes, aux libéraux comme aux communautariens, une attitude de sympathie critique qui permet le dialogue sans bannir les convictions. Au-delà d'une présentation dense, claire et compétente des théories contemporaines de la justice, ce livre constitue une initiation vivante et engagée à la pratique de la philosophie politique d'aujourd'hui.
Nombre de pages
312
Date de parution
03/10/1991
Poids
340g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782020131162
Titre
QU'EST-CE QU'UNE SOCIETE JUSTE ? Introduction à la pratique de la philosophie politique
ISBN
2020131161
Auteur
Van Parijs Philippe
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
340
Date de parution
19911003
Nombre de pages
312,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Voici la première tentative de synthèse critique d'un courant de pensée qui, depuis de nombreuses années, mobilise et stimule l'idéologie des intellectuels. S'y trouvent pêle-mêle rassemblés sous forme de dictionnaire, les définitions de courants divergents, l'évocation des grandes figures du mouvement écologiste international, un essai de bibliographie et surtout, un index alphabétique, véritable sésame d'une pensée mouvante et stimulant essentiel de notre futur.
Du fait de l'immigration, la diversité culturelle et linguistique de nos sociétés a tendance à augmenter. Du fait d'interdépendances multiples, nous devons aussi de plus en plus fonctionner au niveau d'entités plurinationales, comme l'Union européenne, qui connaissent une diversité culturelle et linguistique sensiblement plus grande que chacune de leurs composantes. N'est-il pas d'autant plus difficile d'organiser durablement une solidarité généreuse au sein d'une population qu'elle est plus hétérogène culturellement et linguistiquement ? Si c'est le cas, les politiques dites " multiculturelles " sont-elle de nature à adoucir cette tension ou au contraire à l'exacerber ? C'est autour de ces questions que Philippe Van Parijs a rassemblé des chercheurs de divers horizons, mondialement réputés, pour deux jours de discussion intense. Ce livre reprend l'ensemble des communications et commentaires, suivi de conclusions personnelles par Brian Barry, Will Kymlicka et Philippe Van Parijs.
Sauvée, la solidarité ne pourra l'être que si elle est refondée. Refondée d'abord en un sens philosophique. Il nous faut d'urgence repenser en profondeur les principes habituellement invoqués pour justifier les institutions qui mettent la solidarité en oeuvre. Il nous faut comprendre, par exemple, que des transferts peuvent avoir une autre justification que l'indemnisation d'un risque. Il nous faut reconnaître que la solidarité n'exige pas que l'on fournisse à chacun, autant qu'il est techniquement possible, les soins de santé lui permettant à tout le moins de survivre.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...