Sonates, est un don Juan "laid, catholique et sentimental" qui incarnait tout ce en quoi l'écrivain croyait profondément. Un don Juan admirable qui, devenu vieux, dicte ses aimables Mémoires. Don Juan traditionnel parce qu'il croit au péché, et plus encore parce qu'il n'hésite pas à pécher. Don Juan très fin de siècle aussi qui par certains côtés rappelle celui que Baudelaire campa, hautain, aux Enfers. Mais, à la différence de beaucoup d'autres, le don Juan de Valle-Inclan (1869-1936) arrive à la vieillesse, une façon de subvertir le mythe. À l'image de Casanova en somme, mais sans la tristesse et l'ennui du château de Waldstein."Un don Juan mélancolique donc, retiré dans son manoir galicien dans les dernières années du XIXe siècle, pour qui le péché est le sel de la vie et qui sait que si Dieu existe, il lui suffira de troquer la mélancolie par la miséricorde. Un don Juan coupable et sans culpabilité, bien loin de la fougue de la jeunesse. Tel est le marquis de Bradomin de ces quatre merveilleuses nouvelles qu'on peut lire comme un seul roman... Ils sont très rares les grands romans intimistes où auteur et personnage s'étreignent à ce point, de façon si fausse et si véridique à la fois."Luis Antonio de Villena
Nombre de pages
199
Date de parution
27/03/2003
Poids
260g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782912969255
Titre
Sonates. Tome 2, Mémoires du marquis de Bradomin
Auteur
Valle-Inclan Ramon del
Editeur
EXILS
Largeur
140
Poids
260
Date de parution
20030327
Nombre de pages
199,00 €
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Publiée à Madrid en mai 1920, cette tragi-comédie compte parmi les pièces les plus représentatives du théâtre de Valle-lnclàn. On y trouve tous les thèmes qui ont fait de son auteur le prestigieux évocateur d'une Espagne à la fois poétique, superstitieuse et audacieusement réaliste. La misère, la cruauté, l'érotisme enrobés dans une foi teintée de paganisme créent l'atmosphère où se déroule, dans la campagne de Galice, le drame qui déchire la famille de Pedro Gailo. Les mendiants forment la toile de fond. La mort de Laureano, fils idiot de Juana la Reina, sert à nouer l'action et à hâter le dénouement. Surprise en flagrant délit d'adultère avec Séptimo Miau, le mauvais mais séduisant garçon qui court les foires et les pèlerinages avec un chien et un oiseau diseurs de bonne aventure, Mari-Gaila est ramenée, nue, à l'église de San Clemente où son mari est sacristain. Cette bacchanale se termine par le pardon de l'époux outragé devant une foule assagie par le latin des Divines Paroles.
Représentée pour la première fois à Madrid, au Théâtre de la Princesa, par la célèbre compagnie Guerrero-Mendoza, La Marquise Roselinde fut publiée en 1913 en Espagne. L'action de cette "farce sentimentale et grotesque" en trois journées, se déroule au dix-huitième siècle, dans un décor moderniste, "un jardin avec des cygnes et des roses"... Le poète met en scène à la fois des personnage traditionnels de la Commedia dell Arte (Arlequin, Pierrot, Colombine, Polichinelle), de la Comedia espagnole du Siècle d'or (le mari jaloux, la duègne, la dame, les ruffians) et de la comédie galante à la façon de Marivaux ou de Musset (la marquise, le page, l'abbé de cour).
Il y a un mystère Genka. Décembre 1961 : les éditions Julliard publient le premier roman d'un jeune auteur de 24 ans. Marcel Jouhandeau préface le livre. Cocteau lui décerne le prix Enfants terribles. Les critiques littéraires saluent la naissance d'un véritable écrivain. Juillet 1962 : au nom de la protection des mineurs, le ministère de l'Intérieur interdit L'Epi monstre. L'interdiction est étendue aux traductions à l'étranger, alors même qu'en Italie Feltrinelli se proposait de le publier dans une traduction de Pasolini... Pourquoi cette censure ? Parce que ce roman raconte turpitudes et caranges de l'amour humain. Un père, bourgeois déclassé, et ses deux filles, tous trois plongés dans la bouse campagnarde, en milieu d'une population d'ivrognes... Et ce père, Morfay, aime sa fille, Marceline... Que nous dit Genka dans ce roman violent et pudique, et nullement obscène ? Que là où il y a famille, il y a une structure porteuse de crime, d'inceste, de viol, de folie, de mort.... C'est cette vérité, d'habitude refoulée, qui a déclenché l'interdiction du ministère de l'Intérieur.