Le jour se lève, Léopold!- Quelque part sur la côte méditerranéenne, au long d'une nuit de noces désopilante, puis au petit matin, sur la jetée...Dans cette fable du bord de mer, l'homme n'est peut-être qu'une épave échouée sur le sable. Sa langue n'est qu'une coquille vide. Le poète Valletti ramasse ces coquillages; son jeu à lui est de les peindre. Et, naïvement, il trace, avec un petit pinceau à un poil, l'image d'un phare naïf dans la nuit, un phare pour tenter de dissiper les dangers obscurs qui nous guettent tous. (Jacques Nichet)Souvenirs assassins- Un homme tente sur scène de se raconter. Il a mis son plus beau costume et réglé ses plus beaux éclairages en vue - peut-être d'effectuer le triple saut de la mort tant attendu par le public.Mais l'homme est «habité» par des personnages qui l'empêchent de monologuer. « Ce n'est pas un homme, c'est un immeuble! »
Nombre de pages
172
Date de parution
14/07/1998
Poids
175g
Largeur
129mm
Plus d'informations
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EAN
9782841720804
Titre
Le jour se lève, Léopold !. Souvenirs assassins
Auteur
Valetti Serge
Editeur
ATALANTE
Largeur
129
Poids
175
Date de parution
19980714
Nombre de pages
172,00 €
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La pièce s'est appelée L'utopie fatigue les escargots, puis elle est devenue L'utopie nous casse les coquilles, après un bref passage par Fatigues tout court. Comment peut-on parler de l'utopie, ou plutôt des utopies? Qu'est-ce qui nous permet de continuer à vivre tous ensemble en imaginant que tout ira de mieux en mieux alors qu'en définitive nous disparaîtrons inéluctablement les uns après les autres? En six fêtes, six tableaux, nous cheminons sur la crête de la vie, entre notre recherche du plaisir et notre angoisse de la mort: chercher à savoir d'où nous venons, n'est-ce pas le plus sûr moyen de tomber? Trois actes où l'on assiste en direct à l'accouchement d'une représentation théâtrale. Les personnages, qui sont des acteurs, tiennent la position sur scène. Ils sont devant les spectateurs et ils attendent des directives, mais de qui? Du directeur du théâtre? Il n'est pas là. Du gérant? Il est idiot. Des spectateurs? Ce n'est sûrement pas leur rôle. De fauteur? En effet, pourquoi pas? ce serait une idée, mais il n'a pas l'air de vouloir collaborer efficacement. Alors d'eux-mêmes? Mais oui, bien sûr, c'est la solution.
Hier soir, pris d'une subite envie d'uriner, je décide de hisser la superstition au niveau de la performance esthétique. A savoir, si j'arrive à pisser sans souiller la lunette bleu ciel de mes toilettes, je me décroche une critique dans Le Courrier de Paimboeuf du Lendemain. Mon jet, plutôt poussif en temps habituel, fuse, droit et volontaire, au centre de la cuvette. Et le miracle nimbe soudain ma modeste salle de bains d'une aura mystique : j'ai réussi. Ce matin, j'achète Le Courrier comme je le fais depuis dix ans et, là, amère déception. Pas une ligne. Rien, Le néant. Je tiens à signifier avec force à la rédaction en chef de cet hebdomadaire: je suis déçu. Voire blessé. Car briser le rêve et les croyances d'un enfant de cinquante ans, c'est mal. Faites passer.
L'Association des amis du livre et de la bibliothèque municipale de Laval organise un concours de nouvelles - un genre peu prisé dans notre pays qui compte pourtant de grands nouvellistes (Maupassant, Barbey d'Aurevilly, Alphonse Daudet, Marcel Aymé, Marc Villard). Pour participer à ce concours, il suffit d'adresser à la bibliothèque une nouvelle de vingt pages dactylographiées sur le thème du voyage avant le 11 septembre. " Ceux qui croyaient tout savoir de Marc Villard devront déchanter : il faut aussi avoir lu ce nouveau recueil.
- Papa, j'ai regardé ta boîte, lebourreau@hotmail.com. Deux Japonaises veulent que tu partes au Japon, ce sont des dingues du sombrero. Si tu n'y vas pas, l'une des deux se coupe le sein droit. - Et l'autre? - Elle dit que seul De Rossi a sorti un double sombrero. - C'est faux. Réponds à ces salopes nippones que ton père est l'auteur d'un double sombrero en seconde mi-temps de Lamberville/Neauphle-le-Château, mars 1996. Je ne vais pas me laisser emmerder par des bridés qui passent leurs week-ends à lorgner des sumos. - Je lui écris ça, alors? - Of course. Il y a des jours comme celui-ci qui me dépriment. Je me fais tellement chier que je vais écrire un livre. Un gros de quarante-cinq pages. Dans ce recueil dédié à Diego Maradona, le "Bourreau de Bagatelle" jubile à entrecroiser ses vrais-faux exploits, passés et futurs, et ceux de ses héros. Lecteurs, à vos crampons!