Les transformations du christianisme en Amérique latine. Des origines à nos jours
Uribe Guillermo
KARTHALA
20,00 €
Epuisé
EAN :9782811101770
Dans une approche sociohistorique, cet ouvrage retrace l'évolution des sociétés latino-américaines à partir du fait religieux, et ce depuis la période coloniale. Il rend compte de la voie originale qu'a empruntée la construction de ces sociétés et montre comment le catholicisme a été la référence ayant permis de leur donner une structure fondamentale de sens. Mais, depuis plusieurs décennies, l'Amérique latine connaît l'émergence d'un phénomène qui concerne l'ensemble du continent : des conversions massives à d'autres modalités de la foi, en particulier avec l'avènement spectaculaire des Eglises évangéliques et pentecôtistes. Par son ampleur, ce phénomène est en voie de modifier les rapports sociaux et les relations interindividuelles. Une véritable refondation éthique et morale voit le jour ; la conviction et l'émotion prennent le pas sur la raison. Les effets de ce phénomène se font sentir aussi bien dans la vie publique que dans la politique et l'économie. Cet ouvrage s'appuie sur de multiples enquêtes et observations menées dans plusieurs pays d'Amérique latine, notamment au Mexique, en Colombie, au Chili, en Argentine, au Paraguay, en Uruguay et au Brésil. Il vise à comprendre la recomposition sociale et politique en cours à partir des nouvelles formes que prend aujourd'hui le fait religieux dans ces pays. La société catholique, centralisée et unanimiste, a laissé la place à une société plurielle. Les liens traditionnels (patriarcat familial, patronat hégémonique et paternaliste, communautés restreintes) se sont rompus, entraînant une perte de sens. Cette dernière n'a pas toujours été compensée par de nouveaux repères, en particulier pour les populations les plus pauvres.
Nombre de pages
203
Date de parution
01/02/2009
Poids
260g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782811101770
Auteur
Uribe Guillermo
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20090201
Nombre de pages
203,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il existe actuellement dans les villes et dans les campagnes d'Amérique latine, un riche éventail de pratiques collectives qui se battent pour la reconnaissance des populations minoritaires ou dominées. Mais les protagonistes de ces combats sont les populations elles-mêmes. Les personnes concernées par ces faits, sont en général des pauvres mais aussi des membres des classes moyennes. C'est ainsi que des jeunes, des paysans, des indiens, des afro descendants, des femmes et d'autres catégories de citadins, s'expriment à travers de mouvements sociaux, culturels, ou politiques ou à travers de sociabilités spécifiques et de solidarités multiples. Ces combats éclatés et diversifiés, formels ou informels, sont à la fois révélateurs de beaucoup d'injustices et mettent aussi en relief le dynamisme et l'originalité des réponses mises en ouvre par ceux qui en sont victimes. Cet ouvrage fait l'analyse de ces luttes et de ces manifestations, appréhendées comme l'expression d'une volonté de valorisation de l'estime de soi, d'affirmation identitaire et de recherche de sens. Il s'adresse à un large public intéressé par les questions latino-américaines, étudiants, chercheurs et non spécialistes. Les auteurs qui s'expriment ici sont des chercheurs de différentes disciplines des sciences sociales, qui appartiennent à divers organismes universitaires et de recherche en France et en Amérique latine. Ils analysent ce phénomène à partir de nombreux cas étudiés au Brésil, en Colombie, au Chili, au Guatemala, au Pérou. Mais certains de ces faits, ont été abordés pour l'ensemble de pays du sous continent.
Il se dégage de ce roman, structuré autour d'un vol entre Bilbao et New York, une poésie qui puise à la fois dans l'Atlantique Nord, avec ses marins et ses légendes, et dans l'histoire millénaire d'une des cultures les plus riches et singulières d'Europe: celle du Pays basque. Kirmen Uribe dessine un pont entre ses deux mondes à travers les lettres, les journaux intimes, les courriers électroniques, les entretiens et même les fragments de dictionnaire avec lesquels il reconstitue ici la destinée de trois générations de sa famille. Au cours de ce voyage vers le passé, certains tableaux révèlent ce qu'ils avaient dissimulé, des récits montrent la bravoure de ceux qu'une époque bâillonnait, et un secret soigneusement préservé vient nous rappeler que, même au XXe siècle, la générosité du coeur a su parfois ignorer les conflits d'idées. Petit kaléidoscope magique, dans ce journal de bord en forme de puzzle, les temps, les hommes et les traditions se répondent: sans jamais céder à la nostalgie, Kirmen Uribe rend un hommage soutenu à l'épopée des pêcheurs basques et à un métier qui disparaît peu à peu; mais il salue également le monde vers lequel nous allons et nous montre que, au début de ce nouveau siècle, la culture la plus locale peut devenir globale, car le particulier réside désormais au coeur de l'universel. Ce roman dont la petite musique nous invite incessamment à poursuivre la lecture en est une preuve formidable. Au-delà des frontières, il s'élève comme un hymne à la continuité de la vie qui nous impressionne par sa nouveauté, sa profondeur et sa beauté.
Arelis Uribe met en lumière des personnages féminins, enfants ou adultes, des femmes ordinaires, écolières, étudiantes ou travailleuses, dont on parle rarement et qui sont issues des classes moyennes ou pauvres des quartiers de Santiago ou de la périphérie. Ses nouvelles parlent des quiltras, des femmes déclassées, de la discrimination dont elles sont victimes sur le plan économique et en raison de la couleur de leur peau, des femmes jamais représentés en littérature. Les cuicos (blancs des classes aisées) connaissent parfaitement leurs origines, contrairement aux quiltras. En mapudungun (langue mapuche parlée par les indiens du Chili), quiltro signifie chien. Comme au Chili les indigènes sont méprisés, le terme signifie aujourd'hui chien sans race, sans classe, et tout ce qui est mélangé.
Pourquoi la violence est-elle plus que jamais une réalité inéluctable, à l'échelle des individus aussi bien que des, peuples ? Qu'est-ce qui sépare l'humain de l'inhumain le long de cette frontière ténue qu'on appelle " le mal " 7 - Depuis le XIXe siècle, la Colombie est le théâtre d'une violence sourde mais continue. Enracinée dans les guerres fratricides qui opposèrent libéraux et conservateurs, cette violence resurgit aujourd'hui dans les affrontements entre armée, paramilitaires et guérilleros, donnant lieu à d'innommables exactions, enlèvements et assassinats. Entre 1975 et 1995 on recense en Colombie 22617 homicides. Dans cet essai remarquable, l'anthropologue Maria Victoria Uribe recueille les témoignages des survivants de l'époque dite de La Violencia ; elle analyse les processus d'animalisation des victimes et la déshumanisation rituelle gui précédent les massacres, dont on retrouve tant d'échos dans l'histoire mondiale. L'auteur tente surtout, en affrontant la douleur de ceux qui se souviennent et en articulant la portée métaphorique de ces atrocités, de briser le silence qui encoure les victimes. A défaut de pouvoir donner sens à l'horreur, elle retrouve à l'heure des assassins anonymes une mémoire perdue et nous convoque à penser autrement la violence et sa propagation toujours latente.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.