Deuxièmes journées juridiques franco-polonaises. Convergence et divergence entre systèmes juridiques
UNIVERSITE JAGELLONE
MARE MARTIN
51,00 €
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EAN :9782849341643
Les Etats représentent le cadre premier dans lequel les systèmes juridiques ont trouvé un point d'ancrage et se sont édifiés en fonction des préoccupations politiques, économiques et sociales propres à ceux qui les composent. Le droit, on le sait, régule la vie en société, en protège les valeurs fondamentales. Or, la diversité est intrinsèque aux sociétés, donc aux systèmes juridiques. "Il n'y a pas un seul droit pour l'ensemble du monde", écrit le professeur Raymond Legeais dans l'introduction à son ouvrage "Les grands systèmes de droit contemporains", et de même qu'il est urgent de préserver la diversité des langues face à un usage excessif de l'anglais, de même il est nécessaire de préserver la diversité des droits ; ce qui ne signifie pas que les différences qui existent entre les ordres juridiques au moment de leur création ne parviennent pas à se réduire, voire à converger. C'est à ce phénomène qu'ont été consacrées les deuxièmes journées juridiques franco-polonaises organisées à Cracovie les 23 et 24 novembre 2012 à la faculté de droit et d'administration de l'Université Jagellonne, et dont le présent ouvrage rassemble l'essentiel des contributions. Des universitaires polonais et français se sont interrogés sur l'état des droits positifs de différents pays européens, de droit écrit et de common law - y a-t-il divergence ou convergence entre les droits considérés ? - , les causes du phénomène, les instruments qui favorisent la convergence - à savoir en priorité le traité de Lisbonne pour l'Union européenne et la Convention européenne des droits de l'Homme pour le Conseil de l'Europe.
Nombre de pages
586
Date de parution
02/04/2015
Poids
918g
Largeur
160mm
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EAN
9782849341643
Titre
Deuxièmes journées juridiques franco-polonaises. Convergence et divergence entre systèmes juridiques
Auteur
UNIVERSITE JAGELLONE
Editeur
MARE MARTIN
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160
Poids
918
Date de parution
20150402
Nombre de pages
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La faculté de droit et d'administration de l'université Jagellonne a fait de l'ouverture au droit étranger sa grande priorité. Ce choix se fonde sur la conviction qu'une faculté de droit moderne ne doit pas se limiter à proposer des enseignements de droit polonais de très haut niveau mais est tenue de permettre à ses étudiants de s'initier aux droits d'autres pays. Dans ce contexte, en 2000, l'université Jagellonne de Cracovie et l'université d'Orléans ont décidé de créer une Ecole de droit français à Cracovie dont les enseignements sont intégrés au cursus de droit de l'université Jagellonne. Depuis sa création, cette Ecole de droit français est devenue un pôle majeur de diffusion de la culture juridique française en Europe centrale. En 2010, l'Ecole de droit français a fêté ses dix années. L'année 2010 fut celle du 60e anniversaire de la Convention européenne des droits de l'homme qui influence si profondément les systèmes juridiques des pays européens. Pour fêter les deux anniversaires, la direction de l'Ecole de droit français a décidé d'organiser des journées juridiques franco-polonaises les 22 et 23 octobre 2010 à l'université Jagellonne sur le thème du Jeu des influences croisées du droit français, du droit européen et du droit des autres pays européens. Les contributions rassemblées dans le présent ouvrage ont pour ambition d'étudier l'influence du droit européen sur les droits nationaux, français, polonais et réciproquement, l'apport des droits français et polonais au droit européen ainsi que les influences mutuelles entre ces deux systèmes juridiques nationaux.
Par quatre arrêts en date du 1er décembre 1995, l'assemblée plénière de la Cour de cassation abandonne l'exigence d'une fixation du prix lors de la conclusion du contrat ou, à défaut, de modalités de détermination extérieures à la volonté d'une seule des parties. Est également déclarée valable la clause conférant à l'un des contractants le pouvoir de fixer le prix ultérieurement. Ce pouvoir de fixation du prix est désormais simplement contrôlé, par la technique de l'abus ouvrant droit à la résiliation du contrat, ou bien à l'indemnisation de la victime du prix abusif. Une telle modification du droit positif constitue un événement considérable, aux incidences multiples et, en l'état, encore largement hypothétiques. Les interrogations l'emportent en effet sur les certitudes, de la validité du contrat sans clause de prix aux modalités d'identification de l'abus, en passant par les conditions et les effets de la résiliation, la possibilité de la cumuler avec une indemnisation, la conciliation entre règles communes et règles spéciales de détermination du prix, etc. Après la présentation du contenu même de ces décisions, le nouveau dispositif est envisagé dans son contexte et ses enjeux économiques. Puis les arrêts du 1er décembre 1995 sont analysés à l'aune des trois domaines qu'ils concernent directement et profondément : les contrats-cadre, les relations de dépendance, le droit commun. La présentation des solutions étrangères - allemandes spécialement - permet ensuite de mesurer si le revirement de jurisprudence est effectivement de nature à rompre l'isolement du droit français sur ces questions. L'ensemble des enseignements énoncés dans ces multiples approches est rassemblé en une synthèse qui fait le départ entre les certitudes acquises, les perspectives probables et les interrogations persistantes.
Le siècle va changer. Sans avoir le fétichisme des dates rondes, l'Université Panthéon-Assas (Paris II) a voulu faire du passage au troisième millénaire un temps de réflexion sur les champs disciplinaires qui sont les siens : le droit et la science politique, les sciences économiques et la gestion, les sciences de l'information et de la communication. Dans ces domaines à première vue différents, mais qui concernent tous la vie des hommes dans ses diverses dimensions sociales, le siècle qui s'achève a été le témoin de maints bouleversements. Et les années qui viennent en apporteront d'autres, totalement inédits, mais qu'il s'agira de maîtriser. C'est à un exercice qui combine bilan et prospective, regard sur le passé et interrogation de l'avenir, que se sont livrés, chacun à sa manière, les auteurs des études ici réunies. Par-delà leur diversité, ces études se veulent des clés. Clés de savoir dont cette Université, dans sa tradition d'excellence qu'elle a héritée de l'ancienne Faculté de droit de Paris, a plus que jamais à c'ur d'assurer le développement et la transmission ; mais aussi, avec toutes les précautions qu'implique l'exercice, clés pour le prochain siècle, ou du moins pour ses débuts immédiats. Ces clés sont classées par ordre alphabétique, entre agence de presse et travail, en passant par consommateur, courrier électronique, impôt, justice, libertés, marchés des médias, service public... sans oublier ius commune et... millénaire, en tout 84 entrées, distribuées en 68 rubriques. D'un article à l'autre, pièce après pièce, se dessine le panorama complet des grands problèmes du siècle - d'un siècle qui finit à celui qui commence.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).