Abel a tout pour lui : le charme, le succès, l'intelligence, la bonté. A Joaquin, son ami de toujours, il ne manquerait presque rien pour qu'il appartienne, lui aussi, aux heureux de ce monde - rien, sauf cette confiance, sauf cette aptitude au bonheur. Il n'est vraiment doué que pour la haine et le malheur. Abel devient un grand artiste, connaît le succès, épouse une cousine de Joaquin que celui-ci aimait en vain. Joaquin, médecin de talent, mais obscur et solitaire, applaudit au mariage, arrache son ami à la mort. Mais quelque chose en lui se révolte, déteste cette amitié, ce mariage, cette guérison. Le démon de la jalousie mettra longtemps à se venger tortueusement, inexorablement. Joaquin attire à lui le fils d'Abel, l'éloigne de son père, l'annexe. Jusqu'à ce que, vieillis, amers, les deux amis, après avoir marié leurs enfants, se disputent leur petit-fils, et que Joaquin ne résiste plus à sa violence trop longtemps contenue. Cette violence, c'est celle d'un récit tendu, inexorable, qu'on lit d'une traite. C'est aussi celle qui habite chacun de nous, sur laquelle nous fermons les yeux : celle du vrai et du faux, du bien et du mal, dans sa dialectique infernale. Unamuno, grand romancier, grand styliste, ne cesse jamais d'être un moraliste et un philosophe.
Nombre de pages
228
Date de parution
01/10/1974
Poids
250g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782715207844
Titre
ABEL SANCHEZ
Auteur
Unamuno Miguel de
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
120
Poids
250
Date de parution
19741001
Nombre de pages
228,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En 1895, Miguel de Unamuno a entrepris d'expliquer aux Espagnols le caractère particulier de leur pays. Les cinq essais formant cet ouvrage s'intitulent : La tradition éternelle - La race historique : la Castille - L'esprit castillan - Mystique et humanisme - Sur le marasme présent de l'Espagne. A cette époque le nationalisme spirituel (casticismo) exaltait superstitieusement la race (casta) et tout ce qui était marqué par elle. Unamuno était alors socialiste et cosmopolite. Aussi s'était-il attaché à démystifier cette notion de casta en montrant comment l'histoire et la géographie ont façonné le peuple de Castille et par conséquent sa culture. Après sa crise religieuse de 1898, Unamuno a changé de métaphysique. Il est devenu le champion du " sentiment tragique de la vie ". Les analyses du jeune Miguel de Unamuno constituent encore de nos jours un important document sur l'Espagne castillane.
«Mais là où nous devons aller chercher le héros de notre pensée, ce n'est pas chez un philosophe ayant vécu en chair et en os, mais chez un être de fiction et d'action, plus réel que tous les philosophes : Don Quichotte. [...]Et l'on ne peut dire que la philosophie de Don Quichotte fut exactement l'idéalisme : il ne combattait pas pour des idées. C'était le spiritualisme : il combattait pour l'esprit.»Dans ce livre, écrit en 1912, l'auteur ne tente pas seulement de définir un christianisme qui se trouve souvent en marge des doctrines officielles, mais oppose également sa conception de l'homme et du monde à celle du rationalisme moderne.
Don Rafael est un homme seul et triste pour qui la vie n'a pas de sens. Jusqu'au jour où il trouve sur le pas de sa porte un nouveau-né qu'il décide d'élever comme son fils. Antonio, quant à lui, aime par-dessus tout faire se rencontrer des jeunes gens dans l'espoir qu'ils finiront par se marier. Don Bernardino, éminent sociologue, est un féministe convaincu mais ne parvient pas à trouver la femme qui lui convient... Onze contes poétiques et légers dont les héros ne cessent de s'interroger sur les mystères de la vie et de l'amour.
En 1895, Miguel de Unamuno a entrepris d'expliquer aux Espagnols le caractère particulier de leur pays. Les cinq essais formant cet ouvrage s'intitulent : La tradition éternelle - La race historique : la Castille - L'esprit castillan - Mystique et humanisme - Sur le marasme présent de l'Espagne. A cette époque le nationalisme spirituel (casticismo) exaltait superstitieusement la race (casta) et tout ce qui était marqué par elle. Unamuno était alors socialiste et cosmopolite. Aussi s'était-il attaché à démystifier cette notion de casta en montrant comment l'histoire et la géographie ont façonné le peuple de Castille et par conséquent sa culture. Après sa crise religieuse de 1898, Unamuno a changé de métaphysique. Il est devenu le champion du "sentiment tragique de la vie". Les analyses du jeune Miguel de Unamuno constituent encore de nos jours un important document sur l'Espagne castillane.
Pendant des années j'ai vécu dans un mythe. J'écrivais sur lui un texte sans cesse remis en chantier. Tout ce que je vivais y entrait, hommes, villes, livres, saisons en enfer, jouissances, colères, tout y passait, à la fois structure vitale et machine romanesque le mythe accueillait tout. Un jour, j'ai mis ce manuscrit de côté pour écrire d'autres romans : ils n'ont jamais fait que le crypter. Alors je suis revenue à cette matrice, redescendue dans le souterrain. Perséphone 2014, c'est un nouveau point d'intersection entre cette histoire (cette vieille histoire folle) et la mienne, entre l'archaïque et l'ultra-contemporain. Que se passe-t-il quand un mythe s'empare d'une vie ? Quand il la pulvérise en passions brutes, en événements élémentaires ? Ce que j'entends de Perséphone, de cette voix très ancienne, très chantante, c'est ça : le désir d'être matière, d'un moi chaviré et d'un monde à l'envers. Mais aussi : comment sortir de ce désir - revenir des Enfers ? D'ailleurs, faut-il en sortir ? Et où est l'enfer ? Du côté des racines, des somptueux ravages et des incendies muets ? Ou dans les règnes de surface, les formes lisses, les ordres licites, les rites institués ? Reprendre Perséphone, c'est continuer, obstinée, à interroger le secret qui noue ensemble, très serrées, la jouissance, la mort et l'écriture. " G. A.
Ces entretiens inédits ont précédé la chute du communisme dont Eugène Ionesco a eu avant d'autres la prémonition. Mais ils engagent le lecteur d'aujourd'hui bien au-delà de ce séisme politique. Les Ruptures de silence éclairent les limites de l'engagement politique pour les artistes et préviennent de nouvelles trahisons possibles. Elles annoncent aux clercs du troisième millénaire qu'il ne leur reste que la pauvreté de Job en fait d'idéologie et, partant, la liberté totale d'expression. Nos échanges ont eu lieu dans une "traversée du désert" du créateur qui le mettait dans un état de lucidité extrême. La force émotionnelle qui se dégage de son interrogation sur la condition humaine nous rend la voix de Ionesco présente et fraternelle. André Coutin.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.