Marqué par le décès de Lumumba, influencé par Rimbaud, viscéralement attaché à sa terre natale, Tchicaya U Tam'Si mêle dans une écriture subversive son angoisse existentielle à la passion du Congo. Dans une vie traversée de ruptures, de deuils et de rêves inaboutis, il incarne le symbole du poète baudelairien exilé sur la terre, incapable de vivre en symbiose avec l'Autre. Refusant de réécrire la poésie de la Négritude senghorienne, Tchicaya U Tam'Si innove en proposant des poèmes éclatés, à la syntaxe désarticulée, travaillés par des ruptures de tons, de collages baroques, qui juxtaposent le prosaïque et le sublime, provoquant ainsi une tension, qui à son tour, provoque l'intranquillité du lecteur. En cela, il est notre premier poète moderne.
Nombre de pages
170
Date de parution
23/03/2007
Poids
175g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296030077
Titre
Arc musical. Précédé de Epitomé
Auteur
U TAM'SI TCHICAYA
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
175
Date de parution
20070323
Nombre de pages
170,00 €
Disponibilité
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Gérald-Félix Tchicaya, connu sous le nom de Tchicaya U Tam'si, est né en 1931 à Mplili au Congo-Brazzaville. Poète, dramaturge, nouvelliste, romancier, il est l'une des voix majeures du continent africain. Il est mort dans «la nuit donjuanesque» du 22 avril 1988, en Normandie.
La trilogie romanesque Les cancrelats Les méduses Les phalènes Oeuvres complètes, II Les cancrelats, le roman qui bondit. Les méduses, le roman de la rumeur. Les phalènes, le roman des murmures. L'univers romanesque passionné et magique d'un immense écrivain qui boitait comme un diable et écrivait comme un dieu.
« En 1955, le mauvais sang de Tchicaya m'avait frappé, m'était entré dans la chair jusqu'au coeur. Il avait le caractère insolite du message. Et plus encore feu de brousse avec ses retournements soudains, ses cris de passion. J'avais découvert un poète bantou. », écrivait L.S Senghor. Depuis, la voix de Tchicaya U'Tamsi s'est affirmée comme la plus importante qui se soit révélée depuis celle de Césaire et celle ( trop tôt interrompue) de David Diop.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...