En août 1867, aux assises de la Seine-et-Marne, Mathilde Frigard, l'épouse d'un négociant failli, est accusée d'avoir assassiné, trois mois plus tôt, en forêt de Fontainebleau, son amante, Sidonie Mertens, dont elle était à la fois la magnétiseuse et la proxénète. A l'issue du verdict, l'accusée, qui n'avait cessé pendant son procès de se dire innocente, réclame la visite du procureur dans sa cellule. Là, elle lui révèle être enceinte et lui avoue sa culpabilité. Cette ténébreuse affaire, à laquelle Verlaine consacra immédiatement une complainte, n'est pas devenue, contrairement aux prédictions des chroniqueurs judiciaires, une "cause célèbre". Pour comprendre cet étrange silence, il faut rendre à cette criminelle atypique son histoire et retoucher le portrait caricatural qu'ont dessiné d'elle les hommes qui se sont succédés sur son dossier, du commissaire de police aux journalistes, des magistrats aux médecins légistes. L'enquête historique révèle une femme déterminée à ne pas céder sur sa volonté d'apprendre et d'entreprendre, au risque de devenir une figure tragique d'émancipation dans un monde dominé par l'autre sexe.
Nombre de pages
287
Date de parution
05/06/2021
Poids
380g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782825712405
Titre
LE MONDE DE MATHILDE.
Auteur
Tsikounas Myriam
Editeur
GEORG
Largeur
140
Poids
380
Date de parution
20210605
Nombre de pages
287,00 €
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Qu'y a-t-il de commun entre Ève, la première femme criminelle qui aurait été l'initiatrice du péché, Brunehaut condamnée, aux premiers temps du Moyen Âge, pour sa cruauté, à être traînée par des chevaux emballés, l'ogresse Jeanne Weber qui, au me siècle, asphyxia une dizaine de nourrissons et les soeurs assassines Christine et Léa Papin qui, en 1933, se déchaînèrent sur leurs patronnes?. L'infanticide, la sorcellerie, le poison, voire le vol sont-ils, comme on le dit communément, le propre des femmes?. Sans nier la réalité du crime, les regards, essentiellement masculins, que porte la société sur les femmes fautives tiennent lieu de réponse. Des vases antiques aux reportages télévisuels en passant par les miniatures médiévales, les tableaux de genre et les couvertures du Petit Journal, l'image est outrée, réductrice, stéréotypée, sans doute parce que la violence fait sortir les femmes du rôle attendu qui leur est conféré: celui de mère, d'épouse, de façon générale de porteuse de paix, de fécondité et de douceur. La représentation des femmes délinquantes n'illustre pas seulement l'histoire d'une transgression des normes, elle distille les rapports implicites entre le masculin et le féminin. Historiens, historiens de l'art, juristes et politistes se sont ici réunis pour penser le phénomène sur la longue durée. En commentant ici plus de cent reproductions d'oeuvres d'arts de journaux, d'affiches, etc., ils décèlent le rapport entre les clichés et la société qui les façonne et les colporte en les réadaptant subrepticement pour leur permettre de survivre. Ces permanences commencent à se rompre aujourd'hui sous l'effet d'un espace public et d'une culture de masse dont les femmes sont de moins en moins exclues Biographie de l'auteur Frédéric Chauvaud, Anne-Emmanuelle Demartini, Annie Duprat, Claude Gauvard, Pauline Schmitt Pantél, Bertrand Tillier et Myriam Tsikounas ainsi que Laurent Bihl, Loïc Cadiet, Frédérique Matonti, Emmanuel Jeuland, François Jost et Camille Picard
En octobre 1955, la Radio Télévision Française crée la collection " En Votre âme et conscience ". Ses producteurs ambitionnent de raconter, dans un nouveau langage spécialement conçu pour le petit écran ? la Dramatique ? les causes les plus célèbres du XIXe siècle et des débuts du XXe. En décembre 1969, après avoir relaté soixante-six affaires criminelles, la série disparaît. La Dramatique en direct, concurrencée par des genres plus spectaculaires et divertissants, n'est pas parvenue à se maintenir plus de quatorze ans. Mais durant toute cette période, Pierre Desgraupes et Pierre Dumayet, les deux scénaristes, ont réussi à faire comprendre aux Français le fonctionnement de la justice et les ont amenés à réfléchir sur la difficulté de juger. Ils leur ont aussi, subrepticement et sous le masque de la fiction historique, parlé de leurs préoccupations présentes : de la décolonisation et des misères de la guerre, du débat sur la peine de mort, de l'émancipation des femmes et des attentes de la jeunesse...
Papin Bernard ; Tsikounas Myriam ; Chalvon-Demersa
La télévision française a connu un temps où le générique de Janique Aimée ou du Chevalier de Maison Rouge fédérait autour de la petite lucarne un public fervent et passionné... Les Français, tous âges confondus, frémissaient devant Belphégor, tremblaient pour Thierry la Fronde ou Josh Randall... Mais si les feuilletons et séries mettant en scène tous ces héros demeurés dans la mémoire collective sont devenus des " classiques ", on a un peu oublié qu'à côté des incontournables Cinq dernières minutes, il y eut aussi Les Petites enquêtes du père Fichau et que " l'affaire Faber " enflamma les esprits, à une époque où le 8e art s'inventait et où l'audace formelle, visuelle et sonore, était fréquemment de mise. Les auteurs des textes rassemblés dans le présent ouvrage s'intéressent de près à cette préhistoire des séries, diffusées par une télévision de service public, d'abord à canal unique et longtemps en noir et blanc, qui proposa les premières productions américaines, mais fit également la part belle aux réalisations anglaises, canadiennes... et françaises. Il était temps d'essayer de mesurer la place que cette fiction plurielle occupait dans la programmation d'un "office" dont l'ambition première était de faire de la télévision un outil de promotion culturelle et de s'intéresser à l'accueil que lui réserva le " grand public ".
L'objectif de cet ouvrage est d'offrir une réflexion approfondie sur les enjeux éthiques et anthropologiques liés à l'usage des robots sociaux auprès des personnes âgées dans le cadre des soins gériatriques de longue durée, notamment en établissements médico-sociaux (EMS). La question centrale posée est la suivante : peut-on véritablement prendre soin du corps vécu de ces personnes à travers ce que l'on pourrait appeler une "robot-thérapie" ? Et si cela est possible, sous quelles formes et selon quelles modalités ? Comment se manifeste le "prendre soin" lorsqu'il est médiatisé par une technologie robotique ? Que signifie "prendre soin" quand cet acte est accompli non par un humain, mais par une machine ? Le robot peut-il réellement incarner une posture de soin ? Les différentes contributions réunies dans ce volume - rédigées par des professionnels de la santé ainsi que par des philosophes et éthiciens - proposent des perspectives variées, parfois divergentes. Elles traduisent les inquiétudes, les attentes et les défis que pose à notre société le vieillissement de la population, conjugué à l'augmentation des maladies chroniques telles que les démences. Et si, au-delà des débats sur la technologie, cette interrogation de fond offrait l'opportunité de mieux comprendre le vécu singulier et les besoins pluriels des personnes concernées ...
Des dessins aussi sarcastiques que les folies qui emportent le monde du vin actuel : snobisme, hygiénisme, vignerons élevés au rang de stars, spéculation effrénée. Le vin y a remplacé l'art dans les discussions de bonne société, nourrit des égos démesurés et alimente la frénésie des buveurs d'étiquettes. Le coup de crayon impitoyable de Charles Fehr s'en empare, à partir des scènes vécues par son fils Pierre-Emmanuel. Avec une affectueuse moquerie, le duo épingle les grands collectionneurs, les trop sérieux dégustateurs et les maîtres-savants du vin.