Gilbert Hottois et l'ontologie humaine. Réflexions sur l'écartèlement d'un bioéthicien entre humanis
Tsala Mbani André Liboire
L'HARMATTAN
29,50 €
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EAN :9782343211503
L'humanité traverse un contexte historique marqué par l'asservissement de l'ontologie humaine par les idéologies scientifique et philosophique trans/posthumanistes, auxquelles s'inscrit Gilbert Hottois dans sa seconde vie scientifique. La vocation de ces dernières est l'autotranscendance biologique de l'homme et l'auto-évacuation de l'homme hors de lui-même, respectivement, au travers de la convergence Nanotechnologies, Biotechnologies, Intelligence artificielle et Sciences cognitives (NBIC). La perspective téléologique étant de vaincre la finitude humaine, voire la fatalité de la mort. Face à ce péril absolu qui plane sur l'humanité de l'homme, la régulation biopolitique se révèle être une impérieuse nécessité, dans le sens de la préservation de l' « idée de l'homme » telle qu'elle exige son incarnation sur terre.
Nombre de pages
264
Date de parution
30/10/2020
Poids
399g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343211503
Titre
Gilbert Hottois et l'ontologie humaine. Réflexions sur l'écartèlement d'un bioéthicien entre humanis
Auteur
Tsala Mbani André Liboire
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
399
Date de parution
20201030
Nombre de pages
264,00 €
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A côté du terrorisme classique qui mobilise la planète, l'on assiste à une autre forme émergente de terrorisme, qui mobilise moins les esprits : le terrorisme ontologique. Il se traduit par la dé/reconstruction, la falsification et le remodelage de la nature humaine au travers des techniques procréatiques dont la visée est la production des bébés parfaits, ou bébés sur mesure, incarnation de la post-humanité. la perspective téléologique étant la production des bébés parfais, ou bébés sur mesure, incarnations de la post-humanité. L'être ainsi issu de l'ingénierie procréatique fait-il partie de l'espèce humaine ou de l'espèce technique ...
La génération émergente des droits de l'homme, notamment celle qui est induite par la dynamique biomédicale, n'est fondée ni sur la raison ni sur le droit naturel : elle est donc bâtarde. Il en est ainsi du droit de manipuler génétiquement un embryon humain revendiqué par les partisans de l'ingénierie de la procréatique. Contre ce " biojuridisme nihiliste ", une thérapie éthique de choc s'impose.
Le néolibéralisme triomphant, après avoir pris en otage l'Etat, la société, les particularités culturelles et l'environnement, est passé à l'assaut du vivant, notamment le vivant humain, pas moins - à travers par exemple le brevetage de la découverte de ses caractéristiques génétiques, qui sont ainsi assimilées à des inventions : c'est l'"éconofascisme". D'où l'émergence des lobbys économico-financiers qui polluent les débats au sein de la bioéthique institutionnelle, et qui sont orchestrés par des scientifiques en bonne intelligence avec des industriels biotech. Mais il existe aussi des lobbys idéologiques qui promeuvent un relativisme débridé des valeurs et des normes. Toutes choses qui mettent en cause l'intangibilité des valeurs essentielles, telles que la dignité humaine ou le respect de la vie, etc. Voilà quelques défis que la bioéthique doit impérativement relever si elle veut être cohérente avec sa vocation originelle de protection de l'humanité de l'homme, et garder sa crédibilité auprès du grand public.
L'humanité contemporaine va à vau-l'eau, du fait de la disqualification des repères moraux qui ont toujours maintenu le monde dans une certaine stabilité et dans une relative cohésion, en dépit des soubresauts historiques malheureux qui l'auront émaillé. En effet, les vertus cardinales aristotéliciennes et les vertus théologales thomistes auront contribué à la civilisation du monde et à l'humanisation de l'humanité. L'humanisme classique est remis en cause dans notre contemporanéité par des idéologies déshumanisantes que sont : le postmodernisme, le néolibéralisme, la cybernétique et l'"? humanisme évolutionnaire ? ". Elles sont elles-mêmes porteuses de monstruosités "? axiologiques ? " et "? normatives ? " pompeusement appelées droits humains et libertés individuelles aux relents libertariens, qui menacent l'équilibre du monde par leur projet de décivilisation de l'humanité.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...