Devenir mormon. La fabrication communautaire de l'individu
Trigeaud Sophie-Hélène ; Willaime Jean-Paul
PU RENNES
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EAN :9782753522381
Cette étude de la conversion et de l'éducation mormones tente de déceler la finalité proposée aux individus qui s'y soumettent, de découvrir leur téléologie. Dans une perspective durkheimienne d'examen méthodique des mécanismes fondamentaux du lien social, la question de la communauté a été introduite pour interroger la raison d'être sociale des choses. Il s'agissait de considérer l'impact des représentations sur le domaine des pratiques, du vécu, et de l'insertion dans le monde - avec un regard spécial sur la mormon way of life, héritière des projets de communauté idéale des débuts de l'histoire mormone. D'où la conclusion que devenir "mormon" aujourd'hui, c'est se convertir et être éduqué selon les principes d'une communauté dite de "membres", en empruntant le chemin d'une transformation : sociale et anthropopoiétique, pour devenir un humain tel que la culture mormone l'entend ; religieuse et théopoiétique, pour devenir un Dieu comme les représentations mormones le prévoient. Cette observation de la construction individuelle et communautaire SDJ a donné lieu à une analyse de la religion en modernité, révélant un paradoxe : à l'époque de l'individualisme et du "bricolage individuel des croyances", les Mormons, par la communauté, poussent l'individu à une situation paroxystique de l'individualisme en prétendant en faire un Dieu. Pourtant, l'outil communautaire ne perd rien de son aspect institutionnel-traditionnel et contraste au contraire avec l'attitude, fréquemment enregistrée aujourd'hui, du désintérêt pour une religiosité institutionnelle-traditionnelle exigeant engagement et activité régulière. Au delà d'une sociologie de la religion et d'une socio-anthropologie de l'éducation, cette recherche vise une socio-anthropologie des rapports de l'individu au groupe et du communautarisme dans la contemporanéité occidentale.
Nombre de pages
365
Date de parution
13/06/2013
Poids
638g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753522381
Titre
Devenir mormon. La fabrication communautaire de l'individu
Auteur
Trigeaud Sophie-Hélène ; Willaime Jean-Paul
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
638
Date de parution
20130613
Nombre de pages
365,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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