Qui n'a pas retenu son souffle, eu le sang glacé et été stupéfié en voyant le premier policier du RAID s'élancer pour donner l'assaut, dans l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, et libérer les otages, à Paris, le 9 janvier 2015 ? Qui n'a pas été abasourdi et décontenancé en assistant au spectacle Sur le concept du visage du fils de Dieu, de Romeo Castellucci, joué à l'Opéra Théâtre dans le cadre du Festival d'Avignon 2011, et que la presse a qualifié de "représentation-choc" et d'"un de ses moments les plus extrêmes [...] qui ne se laissera pas oublier de sitôt" ? A partir de ces situations, de cas exemplaires empruntés au théâtre, à la danse ou au cinéma, et d'un événement prototypique relaté dans L'Allégorie du Goéland, qui ont médusé et pétrifié nos contemporains, et tout en faisant l'étude critique du terme "spectateur" et en établissant la notion d'"activité spectatrice" du regardeur, cet ouvrage cherche à mieux comprendre : qu'est-ce que le spectateur ? Comment peut-on le concevoir et l'aborder à travers sa pratique concrète ? En quoi consistent l'épreuve et le phénomène de la sidération ? Et quels rapports entretiennent-ils avec la métamorphose supposée du spectateur d'aujourd'hui ...
Nombre de pages
116
Date de parution
08/02/2016
Poids
150g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343082073
Titre
Spectateurs sidérés. Ou L'allégorie du goéland
Auteur
RABANEL
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
150
Date de parution
20160208
Nombre de pages
116,00 €
Disponibilité
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Cet essai explore la source et l'avant-garde de la théâtralité qui façonnent les arts du spectacle d'aujourd'hui. Il étudie l'invention mise en oeuvre dans les créations théâtrales. Quels sont les principes fondamentaux et le socle commun du théâtre vivant et expérimental ? En quoi ses propriétés régénèrent-elles la théâtralité de l'art performatif et spectaculaire ? Et à quelles conditions ...
Qu'est-ce que le théâtre ? Qu'est-ce que l'acteur ? Cette double interrogation pose bien le problème central de ces recherches sur la science du phénomène théâtral. Ce premier volume, Le Théâtre réinventé, rassemble une série d'essais qui précisent la situation du théâtre actuel tout en élaborant les notions fondatrices de la théâtrologie. La théorie globale présentée ici est basée sur l'art vivant de l'acteur. Elle permet d'appréhender la crise du théâtre, telle qu'elle a été abordée par les grands réformateurs de la scène contemporaine: Artaud, Kantor, Grotowski, Wilson..., en explorant le nouveau paradigme des études théâtrales. Il s'agit, d'une part, de forger les outils conceptuels visant à enrichir l'analyse du spectacle ainsi que l'écriture et la réalisation théâtrales. D'autre part, de réinventer la pratique et l'enseignement d'un art dramatique susceptible d'agir sur la vie, de transformer la manière de représenter le monde. (...) il y avait entre le théâtre proche des ombres et la science proche de la lumière un combat qui était engagé. Je devais m'immiscer, pour ma part, dans les interstices que ce ballet faisait miroiter (...) ".
Où se cache l'art vivant du carnaval et où réside son génie ? Comment analyser les performances carnavalesques ? Quelles sont les propriétés et les caractéristiques prédominantes qui animent les déambulations festives et ludiques, les charivaris, les masques, les déguisements ou les maquillages ? Et comment peut-on les appréhender et les apprécier ? Cet essai s'intéresse au substratum du carnaval et à son système de composantes, avec son socle commun et ses variantes.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...