Citations, références, allusions, imitations, transformations, reprises, remakes... Quels liens les films construisent-ils avec ceux qui les ont précédés ? Contribution nouvelle sur le sujet s'appuyant sur les outils de la poétique littéraire et de l'histoire de l'art, cet ouvrage propose une typologie inédite de ces relations intertextuelles ou plus précisément "interfilmiques". Cette typologie permet ainsi aux étudiants et cinéphiles de nommer la circulation des formes et des récits entre les oeuvres cinématographiques. Articulant la théorie avec de nombreuses analyses allant des premiers temps du cinéma aux oeuvres les plus contemporaines, l'ouvrage vise à montrer comment ces relations inter-filmiques tissées avec les oeuvres cinématographiques du passé construisent une mémoire de cinéma et rendent lisible une évolution du rapport à l'histoire du septième art dans les films eux-mêmes.
Nombre de pages
428
Date de parution
18/09/2025
Poids
300g
Largeur
163mm
Plus d'informations
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EAN
9782354124939
Titre
L'interfilmique, mémoire de cinéma
Auteur
Trias Jean-Philippe
Editeur
PU PERPIGNAN
Largeur
163
Poids
300
Date de parution
20250918
Nombre de pages
428,00 €
Disponibilité
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On a beaucoup parlé à la sortie du Procès de l'infidélité supposée de Welles vis-à-vis de Kafka. Cet ouvrage entend réunir les pièces du dossier pour montrer que le procès du Procès n'est qu'un faux procès, et que le film est un véritable cas d'école pour comprendre ce qu'est l'adaptation d'un roman au cinéma, le cheminement nécessaire d'un créateur à l'autre, d'un art dans un autre. Alors que tout semble opposer au premier abord Welles et Kafka, des parentés singulières relient en réalité leurs ?uvres: inachèvement, théâtralité, rapport de l'individu à la Loi et à la Vérité, impossible quête du sens... A l'encontre du point de vue généralement adopté par les historiens du cinéma selon lequel Le Procès, film de commande, serait un produit commercial mal identifié, l'auteur considère ce film comme l'un des plus libres et aboutis de Welles. Du roman de Kafka, Welles est resté fidèle non seulement à la lettre, mais aussi à l'esprit qu'il raccroche à ses propres préoccupations éthiques et politiques sur le monde contemporain. Le style de l'écrivain a cependant été métamorphosé par la vision du cinéaste. Cette transformation révèle l'ambition du film: donner une interprétation du roman qui explicite le contenu onirique et la portée politique toujours actuelle de Kafka. Avec Le Procès, Welles a bien fait un film de Welles et non du "Kafka illustré".
Il y a un avant et un après Welles, tant l'auteur de Citizen Kane a laissé sa marque dans l'histoire du cinéma et a inspiré des vocations. Ce livre questionne son héritage : comment son cinéma se prolonge-t-il dans d'autres oeuvres ? Qu'est-ce qui, de Welles, passe chez d'autres cinéastes ? Plusieurs générations de réalisateurs (Bogdanovich, Coppola, Scorsese, Van Sant, Ossangâ?¦) héritent diversement de son influence. L'ombre portée de Welles apparaît depuis les productions B des années 1950 jusqu'aux films-essais contemporains qui font disparaitre la frontière documentairefiction. La conclusion de l'ouvrage revient au spécialiste de Welles, François Thomas, qui analyse le bel hommage de Tim Burton dans Ed Wood.
Quatre cinéastes et des historiens et spécialistes de cinéma interrogent la capacité des films à restituer la mémoire de lieux ordinaires, marqués par l'histoire du XXe siècle : le bocage normand, le camp de Rivesaltes, la vallée de l'Ebre, un monument franquiste, une place au centre de Madrid, une rue disparue de Londres, un désert de cailloux en Chine.