On a beaucoup parlé à la sortie du Procès de l'infidélité supposée de Welles vis-à-vis de Kafka. Cet ouvrage entend réunir les pièces du dossier pour montrer que le procès du Procès n'est qu'un faux procès, et que le film est un véritable cas d'école pour comprendre ce qu'est l'adaptation d'un roman au cinéma, le cheminement nécessaire d'un créateur à l'autre, d'un art dans un autre. Alors que tout semble opposer au premier abord Welles et Kafka, des parentés singulières relient en réalité leurs ?uvres: inachèvement, théâtralité, rapport de l'individu à la Loi et à la Vérité, impossible quête du sens... A l'encontre du point de vue généralement adopté par les historiens du cinéma selon lequel Le Procès, film de commande, serait un produit commercial mal identifié, l'auteur considère ce film comme l'un des plus libres et aboutis de Welles. Du roman de Kafka, Welles est resté fidèle non seulement à la lettre, mais aussi à l'esprit qu'il raccroche à ses propres préoccupations éthiques et politiques sur le monde contemporain. Le style de l'écrivain a cependant été métamorphosé par la vision du cinéaste. Cette transformation révèle l'ambition du film: donner une interprétation du roman qui explicite le contenu onirique et la portée politique toujours actuelle de Kafka. Avec Le Procès, Welles a bien fait un film de Welles et non du "Kafka illustré".
Nombre de pages
94
Date de parution
13/05/2005
Poids
140g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782866424183
Titre
Le Procès
Auteur
Trias Jean-Philippe
Editeur
CAH CINEMA
Largeur
135
Poids
140
Date de parution
20050513
Nombre de pages
94,00 €
Disponibilité
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Il y a un avant et un après Welles, tant l'auteur de Citizen Kane a laissé sa marque dans l'histoire du cinéma et a inspiré des vocations. Ce livre questionne son héritage : comment son cinéma se prolonge-t-il dans d'autres oeuvres ? Qu'est-ce qui, de Welles, passe chez d'autres cinéastes ? Plusieurs générations de réalisateurs (Bogdanovich, Coppola, Scorsese, Van Sant, Ossang?) héritent diversement de son influence. L'ombre portée de Welles apparaît depuis les productions B des années 1950 jusqu'aux films-essais contemporains qui font disparaitre la frontière documentairefiction. La conclusion de l'ouvrage revient au spécialiste de Welles, François Thomas, qui analyse le bel hommage de Tim Burton dans Ed Wood.
Quatre cinéastes et des historiens et spécialistes de cinéma interrogent la capacité des films à restituer la mémoire de lieux ordinaires, marqués par l'histoire du XXe siècle : le bocage normand, le camp de Rivesaltes, la vallée de l'Ebre, un monument franquiste, une place au centre de Madrid, une rue disparue de Londres, un désert de cailloux en Chine.
Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Éric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.