Dans un paysage marqué par la présence conjointe du littoral atlantique qui les borde et du fleuve Charente qui les traverse, les pays charentais sont, au Moyen Age, une terre monastique. Isolés sur des îles au coeur de l'océan ou des marais ou installés à proximité de lieux de vie et de voies de communication, voire prenant la tête des opérations de conquête de nouvelles terres par défrichement des zones d'espaces boisés ou assèchement de zones marécageuses, les religieux ont construit des monuments de pierre qui ont marqué durablement le paysage de la région. Le présent ouvrage, qui explore ces lieux singuliers, est issu d'un programme collectif de recherche (PCR) du ministère de la Culture, Conditions d'implantation des monastères dans les pays charentais au Moyen Age : Etude sur la géographie monastique en Charente et Charente Maritime jusqu'au XVe siècle ; Archéologie, architecture et histoire, mené sur plusieurs années (2001-2008), ponctué par un colloque, Archéologie monastique en pays charentais : Bilan, exemples et perspectives (Saintes et Saint-Amant-de-Boixe, 2005) et accompagné par une exposition itinérante, A la table des moines charentais : Archéologie de l'alimentation monastique en pays charentais au Moyen Age. Elargissant l'horizon géographique des pays de la Charente à ceux de la Loire, ce livre propose alternativement des synthèses et des études de cas, travaux pour la plupart inédits qui éclairent les communautés monastiques et canoniales du Centre-Ouest d'un jour nouveau. Articulant la recherche historique et archéologique avec une approche patrimoniale, il permet de comprendre et de regarder différemment les vestiges ténus ou monumentaux dont les pierres gardent le souvenir de ce que fut la vie de ces hommes de Dieu.
Nombre de pages
320
Date de parution
02/01/2014
Poids
1 268g
Largeur
218mm
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EAN
9782753527676
Titre
Monastères entre Loire et Charente
Auteur
Treffort Cécile ; Brudy Pascale ; Autissier Anne
Editeur
PU RENNES
Largeur
218
Poids
1268
Date de parution
20140102
Nombre de pages
320,00 €
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Nées de l'étude des épitaphes des VIIIe-XIe siècles, ces Mémoires carolingiennes offrent un parcours original dans l'histoire du haut Moyen Âge. Analysant non seulement le contenu de leur texte mais également leur forme littéraire, matérielle et graphique, l'auteur y montre combien ces témoignages épigraphiques, souvent modestes. et méconnus, sont indissociables de la grande histoire carolingienne, celle du nouvel empire chrétien, de ses rêves et de ses réalités politiques, sociales, culturelles et religieuses que tour à tour ils façonnent et révèlent. . . Professeure en histoire médiévale à l'Université de Poitiers et directrice-adjointe du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale (CESCM), Cécile Treffort est également responsable du Corpus des inscriptions de la France médiévale. Cet ouvrage s'inscrit dans la lignée de ses nombreux travaux sur la tombe, l'écrit et la mémoire entre Vie et le XIIe siècles, parmi lesquels on peut compter A réveiller les morts (Lyon, 1993, dirigé en collaboration avec D. Alexandre-Bidon), L'Eglise carolingienne et la mort (Lyon, 1996) et de multiples articles.
Nourrie d?approches diverses, de la philosophie à l?anthropologie sociale en passant par la paléodémographie ou l?archéologie, l?analyse des vestiges funéraires du passé offre un regard original sur les sociétés anciennes, en écho avec les questionnements actuels. En effet, autour du cimetière, se construisent des identités religieuses, politiques, sociales, qu?il donne à voir dans ses formes spatiales, dans son organisation monumentale, dans sa conformité avec les normes édictées par les autorités ou les communautés qui le gèrent et le contrôlent. Cet ouvrage fait le bilan des avancées de l?historiographie sur cette question, en se centrant sur le cimetière rural ; jusqu?alors, ce dernier avait été quelque peu délaissé notamment par les historiens modernistes, amenés à déplacer leur regard des cimetières urbains, bien étudiés, vers ceux de la campagne, aux contraintes et enjeux souvent différents. Articulées à plusieurs échelles, de celle globale de l?Europe aux cas régionaux, tant en France (Bretagne, Poitou, Aquitaine, Midi de la France) qu?à l?étranger (Bohème, Angleterre, Genevois, Castille et Catalogne), les contributions mettent à l?épreuve certains modèles théoriques, les amendant et les nuançant. De même, en considérant la société rurale à la fois dans son ensemble et dans ses composantes particulières, religieuses (catholiques, protestantes, juives) ou sociales (enfants, condamnés à mort, exclus de toute nature), et en portant une attention particulière à des circonstances spécifiques de mortalité de masse (épidémies, guerres), ces études transdisciplinaires offrent une vision plus riche et plus fondée des sociétés européennes anciennes, sur lesquelles se construit la nôtre.
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.