Etre ministre de l’économie et des finances de la République de Guinée
Camara Mamadi ; Zongo Tertius
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782336542195
Les opinions publiques observent toujours la dépense publique d'un oeil suspect, voire inquisiteur, et exigent que la transparence soit plus accrue et le contrôle renforcé sur l'emploi des deniers publics. Le ministère de l'Economie et des Finances, de par la place centrale qu'il occupe dans le dispositif des finances publiques, et dans les relations avec les partenaires, est au premier chef confronté à ces nouveaux défis. La liberté du ministre de l'Economie et des Finances n'est que conditionnelle ou surveillée. Son initiative toujours limitée. Sous le leadership du Président de la République de Guinée et l'impulsion du Premier ministre du pays, l'auteur a engagé des réformes courageuses et de grande ampleur qui visaient à assurer la qualité de la gestion des finances publiques, la transparence dans l'utilisation des fonds publics, mais également à donner une image fidèle de la situation financière et patrimoniale de l'Etat. Les progrès réalisés constituent autant de points d'appui pour l'avenir et les résultats obtenus témoignent de l'efficacité des actions qui pourront encore être améliorées. Le présent ouvrage vient enrichir la réflexion sur l'économie et les finances publiques de la Guinée, ainsi que sur des questions à enjeu africain et mondial.
Nombre de pages
272
Date de parution
22/05/2025
Poids
330g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336542195
Auteur
Camara Mamadi ; Zongo Tertius
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20250522
Nombre de pages
272,00 €
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Dans cet ouvrage, l'auteur synthétise le fruit de plusieurs années de réflexions sur les choix politiques des principaux gouvernements qui se sont succédé en Guinée et leur incidence négative sur les conditions de vie des populations, et ce, malgré les richesses immenses et diversifiées dont dispose le pays. Après une analyse et une évaluation méticuleuse des performances des politiques de développement mises en oeuvre depuis plusieurs décennies au niveau de tous les secteurs, l'auteur fait ressortir les goulots d'étranglement et propose les orientations stratégiques et réformes de nouvelle génération qu'il convient d'adopter comme thérapie pour sortir la Guinée de l'impasse. Loin du militantisme festif et bruyant de certaines organisations classiques de partis politiques et de la société civile, l'auteur opte, avec pragmatisme, pour une thérapie puisant dans tous les courants de pensée économique et tirant les meilleures leçons de bonne pratique aussi bien des pays de la sous-région ouest-africaine que des pays développés. Le peuple de Guinée n'est pas tombé dans le militantisme par procuration et il l'a largement démontré à travers les événements douloureux et sanglants de janvier et février 2007 et du 28 septembre 2009. Néanmoins, une autre voie est possible, c'est en ce sens que les mémorandums consignés dans ce livre constituent une contribution majeure à des travaux d'assises nationales à organiser tel qu'expérimentées actuellement au Sénégal, pays voisin de la Guinée. Giovanni Tibaldeschi, consultant international.
Il faut saluer la publication de cet ouvrage de réflexion qui vient à son heure. En effet, alors qu'elle dispose d'atouts importants dans des domaines tels que les ressources naturelles (mines, pétrole, bois, notamment), l'énergie hydroélectrique, les ressources agricoles, foncières, halieutiques, etc., la Guinée n'a pu, à ce jour, les utiliser pour se transformer et asseoir le développement économique et social tant attendu par ses populations. Après avoir, précédemment, fait le bilan de quarante années de gestion socialiste et libérale de la monnaie en Guinée et, ensuite, analysé sans concession les causes profondes des échecs des politiques et stratégies mises en oeuvre en Guinée depuis plusieurs décennies, l'auteur, à travers cet ouvrage, donne aux gouvernants les clés pour assurer un développement inclusif et durable basé sur les capacités endogènes du pays. En praticien avisé, l'auteur effectue cette démarche à travers des propositions clairement articulées fondées, d'une part, sur quatre piliers bien définis, et, d'autre part, sur une analyse comparative tirée d'expériences réussies de développement de pays africains (Ghana, Cap-Vert...) et étrangers (la Malaisie). Cet excellent travail de recherches repose sur un credo que l'auteur partage avec l'illustre Nelson Mandela selon lequel la pauvreté n'est pas une fatalité et qu'elle peut donc être éradiquée par l'homme. C'est la raison pour laquelle l'auteur demeure confiant et convaincu que ses clés pourront, à terme, ouvrir à la Guinée les portes d'une croissance vertueuse au profit de ses populations. Me Aboubacar Fall Avocat, Ancien Conseiller juridique principal de la BAD
Cette nouvelle édition rend l'analyse des clés du développement plus exhaustives. Partant des cinq atouts naturels majeurs - potentiel minier, énergétique, hydrologique, agricole et de l'ouverture sur la mer - l'auteur propose une stratégie de transformation de la Guinée reposant sur 4 piliers : l'agriculture, les mines, l'énergie hydro-électrique et la bonne gouvernance. S'en suit une analyse comparative tirée d'expériences réussies de pays africains (Ghana, Cap-vert...) et étrangers (Malaisie).
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...