Le sociographe N° 34, Janvier 2011 : Racismes ordinaires ?
Touil Ahmed Nordine
CHAMP SOCIAL
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EAN :9782918621041
Il n'y a pas un racisme, mais des racismes. Anciens et toujours actuels, ils ne cessent de s'actualiser. Parce que certains tabous ont sauté, le racisme s'autorise même à revêtir les figures du bien-pensant et de la nécessité. La gestion des places et des espaces - du scolaire aux espaces dits publics - obéit à des règles racialisantes ; ce processus de catégorisation tendant à légitimer une dynamique dangereuse. Les tensions communautaires, les modalités de gestion politique du racisme " classique " ne doivent pas masquer que la diffusion de la pensée racialisante est plus profonde, plus rampante, plus ambivalente. Ici, quelques tentatives pour démonter ces processus de " racialisations ", pour déshabiller un racisme parfois " normalisé " tant ses formes sont ordinaires, tant le racisme peut paraître finalement banal.
Nombre de pages
128
Date de parution
03/02/2011
Poids
224g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782918621041
Titre
Le sociographe N° 34, Janvier 2011 : Racismes ordinaires ?
Auteur
Touil Ahmed Nordine
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
150
Poids
224
Date de parution
20110203
Nombre de pages
128,00 €
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Tout le monde dénonce les discriminations, du moins les plus visibles, les plus intolérables. Elles ont pour particularité de s'immiscer partout, dans les replis du quotidien, sous des formes qui les rendent alors acceptables, parfois même drôles. Ainsi travesties, elles échappent aux règles légales et aux indignations légitimes. Plutôt que d'être dénoncées, elles sont ici plutôt isolées, questionnées, disséquées, dé-normalisées. Et le travail social, est-il si dépourvu que cela de principes et de modes d'action discriminants ? Obéir à des principes catégoriels, ne contribue-t-il pas à produire du fait discriminant ? De manière générique : peut-on ne pas discriminer ?
Touil Ahmed Nordine ; Le Breton David ; Rullac Sté
Dans un contexte où la jeunesse semble se constituer comme une entité qui ne serait plus à protéger, mais dont il faudrait se protéger, quels sont les ressorts visibles et invisibles qui permettent à un adulte et un adolescent en souffrance de se rencontrer ? C'est à cette question énigmatique que tente de répondre l'auteur, chercheur, ex-éducateur, Ahmed Nordine Touil. Avec la sagacité d'un bon narrateur, il nous emporte dans son sillage parsemé d'apprentissages. Plus qu'à une recherche, c'est à un voyage qu'il nous invite, voyage qui nous entraine dans les coulisses et les territoires de la relation à l'autre, dans des Centres Éducatifs Fermés (C.E.F.) ou des Centres Éducatifs Renforcés (C.E.R.), où des adolescents sont placés, pour un temps, sous main de justice.
Mazereau Philippe ; Leboiteux Dominique ; Rose Pie
Il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins. La phobie scolaire est un processus plus complexe que les autres phobies (de situation) par la diversité de ses manifestations. La question de la non adhésion de certains enfants aux normes sociales, celle d'une inadaptation à la règle ou à la loi ou encore celle du refus de l'école, lié ou non à des faits de harcèlement, méritent d'être posées, au-delà de la définition psychopathologique classique. C'est pourquoi il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins singuliers, qui peuvent, par exemple, prendre la forme de l'aménagement des modalités d'accueil à l'école, au collège, au lycée. Si l'enfant ou l'adolescent éprouve des difficultés à construire le lien avec l'autre, la mise en œuvre d'adaptations, dans le cadre scolaire, permettant une meilleure adéquation entre la demande de l'école et lui-même peut contribuer à résoudre le problème et à surmonter la crise.