Paris, bivouac des révolutions. La Commune de 1871
Tombs Robert ; Chatroussat José
LIBERTALIA
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EAN :9782918059783
« Quelle journée ! Ce soleil tiède et clair qui dore la gueule des canons, cette odeur de bouquets, le frisson des drapeaux, le murmure de cette révolution qui passe, tranquille et belle comme une rivière bleue? Ô grand Paris ! Patrie de l?honneur, cité du salut, bivouac de la Révolution ! Quoi qu?il arrive, dussions-nous être à nouveau vaincus et mourir demain, notre génération est consolée. Nous sommes payés de vingt ans de défaites et d?angoisses. » (Jules VALLES).De mars à mai 1871, tous les horizons révolutionnaires du XIXe siècle se conjuguent intensément à Paris, ville libre en guerre contre Versailles. La Commune est une révolution unique et utopique, complexe et balbutiante, dans une cité elle-même sans égale, qui a subi les travaux d?Haussmann puis le siège prussien.L?histoire de la Commune est restée longtemps un défi et des générations d?historiens échouèrent à déchiffrer l?énigme de cette révolution dans laquelle Marx voyait un « sphinx qui met l?entendement à rude épreuve ».Nullement intimidé, l?historien britannique Robert Tombs interpelle le sphinx communard pour écrire l?histoire la plus complète de cette insurrection souveraine.Interrogeant des évidences qui cessent d?être si évidentes, écoutant ce que les communards nous disent, s?interposant avec une élégante distance critique entre les faits et leurs interprétations successives, il livre ici une magistrale leçon d?histoire, claire, érudite et stimulante.Robert Tombs (né en 1949) est l?un des principaux historiens anglo-saxons de la France du XIXe siècle. Il enseigne au Saint-John?s College (Cambridge). Avec Jacques Rougerie, il est considéré comme l?un des deux éminents spécialistes de la Commune de Paris. Il est l?auteur de La Guerre contre Paris, 1871 (Aubier, 1998) et La France et le Royaume-Uni, des ennemis intimes (avec Isabelle Tombs, Armand Colin, 2012).4e de couverture : « Quelle journée ! Ce soleil tiède et clair qui dore la gueule des canons, cette odeur de bouquets, le frisson des drapeaux, le murmure de cette révolution qui passe, tranquille et belle comme une rivière bleue? Ô grand Paris ! Patrie de l?honneur, cité du salut, bivouac de la Révolution ! Quoi qu?il arrive, dussions-nous être à nouveau vaincus et mourir demain, notre génération est consolée. Nous sommes payés de vingt ans de défaites et d?angoisses. » (Jules VALLES).De mars à mai 1871, tous les horizons révolutionnaires du XIXe siècle se conjuguent intensément à Paris, ville libre en guerre contre Versailles. La Commune est une révolution unique et utopique, complexe et balbutiante, dans une cité elle-même sans égale, qui a subi les travaux d?Haussmann puis le siège prussien.L?histoire de la Commune est restée longtemps un défi et des générations d?historiens échouèrent à déchiffrer l?énigme de cette révolution dans laquelle Marx voyait un « sphinx qui met l?entendement à rude épreuve ».Nullement intimidé, l?historien britannique Robert Tombs interpelle le sphinx communard pour écrire l?histoire la plus complète de cette insurrection souveraine.Interrogeant des évidences qui cessent d?être si évidentes, écoutant ce que les communards nous disent, s?interposant avec une élégante distance critique entre les faits et leurs interprétations successives, il livre ici une magistrale leçon d?histoire, claire, érudite et stimulante.Robert Tombs (né en 1949) est l?un des principaux historiens anglo-saxons de la France du XIXe siècle. Il enseigne au Saint-John?s College (Cambridge). Avec Jacques Rougerie, il est considéré comme l?un des deux éminents spécialistes de la Commune de Paris. Il est l?auteur de La Guerre contre Paris, 1871 (Aubier, 1998) et La France et le Royaume-Uni, des ennemis intimes (avec Isabelle Tombs, Armand Colin, 2012).
Nombre de pages
424
Date de parution
18/02/2016
Poids
514g
Largeur
140mm
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EAN
9782918059783
Titre
Paris, bivouac des révolutions. La Commune de 1871
Auteur
Tombs Robert ; Chatroussat José
Editeur
LIBERTALIA
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140
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514
Date de parution
20160218
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De mars à mai 1871, tous les horizons révolutionnaires du XIXe siècle se conjuguent intensément à Paris, ville libre en guerre contre Versailles. La Commune est une révolution unique et utopique, complexe et balbutiante, dans une cité elle-même sans égale, qui a subi les travaux d'Haussmann puis le siège prussien. L'histoire de la Commune est restée longtemps un défi, et des générations d'historiens échouèrent à déchiffrer l'énigme de cette révolution dans laquelle Marx voyait un "sphinx qui met l'entendement à rude épreuve". Nullement intimidé, l'historien britannique Robert Tombs interpelle le sphinx communard pour écrire l'histoire la plus complète de cette insurrection souveraine. Interrogeant des évidences qui cessent d'être si évidentes, écoutant ce que les communards nous disent, s'interposant avec une élégante distance critique entre les faits et leurs interprétations successives, il livre ici une magistrale leçon d'histoire, claire, érudite et stimulante.
Pourquoi les insurgés de la Commune ont-ils lutté ? Du côté de l'armée, qui étaient les soldats de Versailles ? Le bain de sang final, qui coûta la vie à 10 000 personnes au moins en quelques jours, s'explique-t-il par la fièvre des combats, ou s'agit-il d'une purge délibérée ? Ce livre analyse dans le détail l'épisode de la Commune, de l'écrasante défaite face à l'Allemagne à la répression sanglante de l'insurrection, en passant par la prise de Paris, quartier par quartier. Robert Tombs démontre avec conviction comment l'armée française a joué un rôle essentiel dans l'étouffement de ce soulèvement, qui s'est traduit par une explosion de haine des soldats paysans de l'armée des Versaillais à l'encontre de la population parisienne. Cet ouvrage de référence étudie avec précision les méthodes de répression d'une armée vouée à une restructuration et à un endoctrinement depuis 1870 et la défaite face à l'Allemagne.
Des guerres, des alliances, des haines, des jalousies, de la fascination, de la répulsion, de l'émulation ? et même, quelquefois, de l'amour: les relations entre la France et l'Angleterre, puis le Royaume-Uni ont quelque chose d'unique dans l'histoire des nations. Après des siècles de rivalité, voire de haine, durant lesquels chacun des deux peuples a bridé les victoires de l'autre et l'a empêché d'étendre son empire sur le monde, Indépendance américaine contre perte du Canada, Waterloo contre Austerlitz, une relation originale s'est instaurée, faite de chamailleries et de batailles de rugbymen, mais aussi et d'abord de soutien aux heures sombres et d'accord sur les valeurs essentielles. Mais Anglais et Français continuent de jouer à la perfection de jeu de l'antipathie admirative et de la fascination narquoise. Il fallait un couple franco-britannique, pardon, anglo-français pour bien explorer grands moments et méandres de cette histoire partagée par deux peuples que l'idée de devoir partager quelque chose, même l'histoire, a été longue à conquérir jusqu'au moment où ils se sont dit qu'à tout prendre, mieux valait encore, pour bien faire l'histoire, qu'ils la fassent à deux...Isabelle TOMBS est historienne au Foreign and Commonwealth Office. Robert TOMBS est professeur d'histoire de France à Cambridge, et membre du St John?s College.
L'armée française a joué un rôle essentiel dans l'écrasement de la Commune par les versaillais et le parti de l'ordre. Une armée nouvelle : celle qui, depuis 1870 et la défaite face à l'Allemagne, a été vouée à une restructuration et à un endoctrinement minutieusement décrits par Robert Tombs. Ce livre nous raconte la prise de Paris, quartier par quartier : l'armée, qui avait d'abord fraternisé avec les insurgés, les écrasa sans pitié, et la répression fit plus de victimes que la Commune ne comptait de participants. Oeuvre des généraux, cette répression fut non seulement une explosion de haine des soldats paysans de l'armée des versaillais à l'encontre de la population parisienne, mais aussi une épuration organisée.
Le Parti communiste est créé en France en décembre 1920. Au-delà du seul congrès de Tours, qui voit la scission du Parti socialiste SFIO, il importe de comprendre les dynamiques qui aboutissent à ce résultat. Qui sont les principaux militants à l'oeuvre ? Quels sont leurs objectifs politiques ? Comment la scission s'effectue-t-elle en pratique ? Comment le PC s'organise-t-il à ses débuts ? Quels sont alors les liens avec Moscou ? C'est à ces questions que cet ouvrage entend répondre, en mettant en perspective les événements liés à la révolution russe. La création du PC n'est en effet pas un processus qui s'est réalisé en quelques jours ou en quelques semaines, mais un phénomène bien plus long - que l'on observe, avec d'autres modalités, ailleurs en Europe et dans le monde. S'appuyant notamment sur des archives inédites, ce livre est une synthèse de référence qui renouvelle la compréhension de cet événement majeur de notre histoire politique et sociale.
Diriger un gouvernement était une tâche nouvelle et parfois déroutante pour les gens à Smolny. Ils éprouvaient une certaine admiration mêlée de crainte à l'égard de Lénine ; de sorte qu'ils le laissaient volontiers seul tandis qu'ils s'adressaient à Trotski à la moindre difficulté. Celui-ci travaillait avec acharnement et se trouvait souvent au bord de la dépression nerveuse." Alexandra Kollontaï, Maria Spiridonova, Catherine Breshkovski, mais aussi Alexandre Kerenski, Pavel Dybenko, Julius Martov, telles sont quelques-unes des grandes figures que l'on croise au long de ce récit épique, empathique et didactique écrit à chaud entre septembre 1917 et mars 1918, et traduit pour la première fois en français. Envoyée spéciale du Metropolitan et de Seven Arts, Louise Bryant décrit la société russe en révolution, et s'intéresse tout particulièrement à la condition féminine. Elle cherche à convaincre ses compatriotes de soutenir la jeune République soviétique. Relu avec un siècle de recul, son livre dresse le portrait d'un monde sorti des chaînes où tout semblait possible.
Né en Charente (1752) dans une famille nombreuse, Jacques Roux deviendra prêtre - seul moyen d'éducation pour les pauvres - et vicaire de Saint-Nicolas-des-Champs, section des Gravilliers. Il rallie le clergé constitutionnel en 1791, et devient ce que l'on appellera un "curé rouge". Nommé commissaire chargé d'assister à l'exécution de Louis XVI, il fréquente le club des Cordeliers, qui approuve une adresse lue à la Convention le 25 juin 1793 : le "Manifeste des Enragés". Trois jours après le meurtre de Marat, qu'il a connu et hébergé, Roux publie la suite d'un de ses journaux, Le Publiciste de la République. Il y affirme : "Les productions de la terre [...] appartiennent à tous les hommes." Marx le considérera comme l'un des précurseurs du communisme. Robespierre dénonce Roux comme "exagéré" et l'accuse d'avoir voulu "avilir les autorités constituées". Arrêté, persuadé qu'il sera condamné par le tribunal révolutionnaire, Roux se poignarde et meurt le 10 février 1794. Jacques Roux, le curé rouge est un exemple réussi d'"histoire par en bas", qui confirme l'actualité dans les mouvements sociaux du XXIe siècle des revendications des Enragées : droit de tous aux produits de première nécessité, citoyenneté des femmes, souveraineté populaire et démocratie directe.
C'est du Havre rebelle et populaire dont il est question ici. De ces Havrais-es qui luttent pour exister, pas de ceux qui se calfeutrent derrière leurs volets clos par peur des autres, pas de ceux qui cherchent à faire de l'argent sur le dos du populo. Il est question de manifestations et de grèves, bien sûr, mais aussi d'histoires qu'il ne faut pas oublier, de quartiers et de musique, de Kaurismäki et de Little Bob, de chiffon rouge et de Jules Durand, mais aussi de solidarité et d'entraide." Jean-Pierre Levaray