Rivalités ethniques mimétiques en Afrique. Déficit démocratique et sous-développement au Cameroun
Toko Jérémie
L'HARMATTAN
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EAN :9782336297484
L'Afrique est le terrain d'une double rivalité destructrice : celle des rivalités ethniques mimétiques et celle des rivalités théoriques mimétiques. L'application depuis plus d'un demi-siècle de théories économiques rivales à une Afrique pluriethnique à ordre social tribal aboutit à un constat d'échec. qui vient confirmer les propos du prix Nobel Amartya Sen : "Il n'y a pas de bonne économie sans vraie démocratie." Les rivalités ethniques mimétiques, issues d'un état d'esprit de repli identitaire et d'un désir d'infliger en retour le mal reçu. conduisent à des explosions de violence. C'est en fin de compte une société de la méfiance qui en résulte, société qui ne peut aboutir à la démocratie et dont émerge un leadership de la méfiance, observable dans le mode associatif, comme c'est le cas au Cameroun : importance du pourcentage de ménages endogamiques, entreprises ethnicofamiliales et partis politiques-ethniques. Les rivalités entretiennent les divisions et bloquent le développement : les ethnies ne construisent pas de coopération mais une concurrence non innovante et suicidaire. Ce mode associatif contribue à développer un esprit de division plutôt qu'un esprit rassembleur. Comme les religions se construisent sur la foi, la société a besoin du préalable de la confiance pour se développer, afin qu'émerge un leadership du rassemblement.
Nombre de pages
276
Date de parution
25/02/2013
Poids
430g
Largeur
155mm
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EAN
9782336297484
Titre
Rivalités ethniques mimétiques en Afrique. Déficit démocratique et sous-développement au Cameroun
Auteur
Toko Jérémie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
430
Date de parution
20130225
Nombre de pages
276,00 €
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Kadouamaï Souleymanou ; Toko Jérémie ; Mbengue Aba
Dans une perspective citoyenne, de multiples aspects de l'entreprise sont regroupés sous des variables telles que : gouvernance, développement durable, responsabilité sociale, conception de la stratégie, déploiement. Cet ouvrage L'entreprise citoyenne, un modèle de développement pour l'Afrique tente de présenter ce que le management de l'entreprise citoyenne devrait être pour assurer un niveau de performance voulu. Le lecteur est placé en situation d'acteur pour contribuer en citoyen, à la vie d'une entité dont il se sent responsable.
Qu'est-ce que la mondialisation, et surtout, est-elle un phénomène nouveau ? Non, dit l'auteur de ces pages, même si de nos jours les nouvelles et jolies expressions pour la faire accepter sans discussion sont du genre " village planétaire ", etc. La première chose à retenir est que la mondialisation n'a aucun caractère démocratique, mais plutôt impérialiste, s'identifiant parfaitement au capitalisme sauvage. La seconde est que la mondialisation est aussi vieille que le monde capitaliste qui naît avec elle chez les Grecs, plus de 1000 ans avant Jésus-Christ... On peut ainsi énumérer jusqu'à sept mondialisations à travers l'histoire de l'humanité. La troisième chose enfin est que tout impérialisme n'est pas mondialisation. Par contre la mondialisation désorganise les sociétés, crée le chômage, sème la misère et l'indigence. Elle a fini de s'aliéner les institutions financières et commerciales internationales. Elle est en voie de tuer l'Afrique subsaharienne avec ses ajustements structurels et autres OHADA, sans que les dirigeants, supposés être défenseurs de leurs peuples, lèvent le petit doigt. C'est pourquoi cette réflexion s'adresse en priorité aux jeunes des villes et des villages, des écoles, des lycées, des collèges, des universités et des grandes écoles. Aidés des patriarches, ils peuvent entreprendre et réussir à " réinventer l'avenir ", la rénovation et la renaissance de l'Afrique.
Quelle forme d'Etat pour nos pays d'Afrique subsaharienne ? Ces pays sont-ils obligés de choisir la forme d'Etat de leurs ex-métropoles du temps de la colonisation ? Telle est la problématique se dégageant des conférences données par deux éminents professeurs français à Yaoundé en juin 2004. D'autant que, d'entrée de jeu, un conférencier pose comme meilleure forme d'Etat, l'Etat-nation " basé sur la volonté de l'Etat d'exercer sa souveraineté et sur les hommes, et sur le territoire occupé par les hommes, et ayant un prince à sa tête, lequel reconnaît des droits aux individus et leur impose des devoirs ". Curieux que la France, pays de la grande Révolution, désigne un chef d'Etat comme " Prince ". Plus curieux de l'entendre affirmer que " la France hérita l'Etat-nation de la Rome Antique " ! Si tel est le cas, quid de la Révolution française ? Ne fut-elle pas constamment confisquée par des groupes privilégiés, au détriment du Peuple ? Certes elle avait consigné dans une constitution la garantie du respect des droits de l'Homme et du citoyen quel qu'il soit. Mais qu'avait-elle fait de la définition des entités Nation ou Peuple d'une part, et Etat d'autre part, ainsi que des rôles respectifs de l'une et l'autre entité dans le fonctionnement démocratique ...
Le caractère social du Ngondo (fête annuelle à Douala au Cameroun) peut être une solution aux impasses de la morale classique. En effet, cette pratique morale est salutaire, dans la mesure où chez les Sawa, la liberté est exprimée au sein du groupe. L'homme a la possibilité de se manifester comme une créature raisonnable, volontaire et ouverte à l'autre parce qu'ouverte à Dieu. Le Ngondo devrait être un lieu de promotion de la vie, de l'humain. Le renforcement de la liberté du sujet devrait aboutir à une meilleure compréhension de la vie individuelle et collective. Chez les Sawa, la corporéité joue un rôle important au niveau du langage. La langue douala permet de retrouver la vérité de l'homme. Se poser comme homme, c'est tenir compte de la chair de l'homme, comme élément de départ objectif. L'être s'affirme en se montrant dans la nature ; c'est le lien avec Jésus-Christ qui permettra de dépasser la nature et de faire l'expérience de la foi. L'homme, structuré et orienté, peut avoir une nouvelle personnalité qui peut le rendre heureux. Le Christ Jésus est le chemin pour enraciner les Sawa-douala.