La jaunisse, ça a parfois du bon. Car c'est une jaunisse qui a permis à Alice Toklas, la cuisinière, maîtresse de maison, et surtout amie intime de l'écrivain Gertrude Stein, de coucher sur le papier recettes et souvenirs après la mort de son amie, en écho, d'ailleurs, à l'Autobiographie d'Alice Toklas rédigée par la romancière. Les recettes (Coq couvert au cumin, Poulet à l'estragon, Huîtres Rockefeller...) sont reliées entre elles par des anecdotes : chaque recette garde ainsi le lien avec l'environnement et la personne qui l'ont fait naître ou apportée. Une cuisine humaniste, en somme, qui voit l'homme derrière le ris de veau. À travers la cuisine, et de nombreuses recettes, tant françaises et américaines que marocaines ou chinoises, le monde entier passe à Paris. C'est la société française de la première moitié du siècle, jusqu'au début des années cinquante, que l'on découvre avec ses dîners, ses habitudes, ses marchés, ses domestiques... Picasso vient dîner. Il apprécie le Bar décoré qu'on lui sert, mais juge qu'il eût mieux convenu à Matisse, plus porté sur la couleur... Picabia apporte sa recette (étrange, au demeurant) d'Oeufs au beurre... Alice Toklas - et avec elle Gertrude Stein - porte un regard amusé sur le monde, par les plaisirs de la bouche. Elle compare une recette de cuisine à un roman policier : tout commence par un meurtre... Un livre d'histoires autant que de saveurs, et qui trouve sa place aussi bien dans la chambre que dans la cuisine...
Première édition en 1961. Livre culte préfacé par la célèbre Alice B. Toklas, auteur du Le Livre de Cuisine paru aux éditions de Minuit en 1954 illustré par des gravures XIXe et des illustrations originales de Marcel Duchamp, Robert Osborn, and Alexandre Istrati. 220 recettes par 55 peintres, 61 écrivains, 15 sculpteurs et 19 poètes, dont Man Ray, John Keats, Marcel Duchamp, Lawrence Durrell, Robert Graves, Harper Lee, Irving Stone, William Styron et Georges Simenon.
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.
1 mug + 1 notebook pour une petite pause Humour bien méritée ! La bonne humeur, c'est la santé ! Découvrez dans ce coffret : - Un mug élégant, customisé avec une phrase " en or " pour faire le plein de bonne humeur à chaque gorgée de votre boisson préférée. - Un petit carnet très pratique à emporter partout, illustré au fil des pages de phrases humoristiques pour rayonner de bonne humeur tout au long de l'année.
Du riz, 4 ingrédients supplémentaires à trouver, 3 étapes de préparation, et hop, vous voilà avec une super recette, aussi facile à préparer que délicieuse à déguster !
Découvrez l’art de préparer des pâtes fraîches maison : créez vos propres formes(spaghettis, conchiglies et même lasagnes) et mettez de l’originalité dans vos platsen créant des pâtes roses à la betterave ou vertes aux épinards !Des plats pour les amateurs de viandes : pappardelles aux petits pois et pancetta, gratin de pennes au bacon et cheddar, linguines au pulled pork…Des recettes aux poissons et fruits de mer : lasagnes al ragù de thon, spaghettis alle vongole, nouilles de riz sautées aux légumes et crevettes…Sans oublier les envies de végé : ravioles farcies aux légumes du soleil et fromage frais, fettuccines roses sauce Alfredo, raviolis de courge…
Montmollin Françoise de ; Folcher François ; Marti
Cet ouvrage très abouti propose l'essentiel des recherches de Françoise de Montmollin sur la cuisine médiévale : les produits disponibles au Moyen Age, les modes de cuisson possibles, les goûts des contemporains et, bien sûr, les recettes les plus représentatives de l'Epoque.