La soupe appartient à celui qui se lève tôt. A celui qui transpire pour que le produit soit bon à vendre. ET après la vente, qu'est-ce que vous faites avec l'argent ? Vous le dépensez. Et vous êtes heureux. Et vous n'avez plus qu'à recommencer. Et ce n'est par plus compliqué que ça, la vie. " Comment Elia, si avide et gourmande, pourrait-elle se satisfaire d'une telle maxime ? Non seulement sa belle-mère et son mari Tolik l'insupportent, mais cette petite ville de province est à mourir d'ennui : quel bonheur de tout abandonner pour s'installer à Moscou avec le comédien Igor ! Un amant qui s'avère alcoolique... Que cela ne tienne, la jeune femme décide de se sauver : elle consulte alors un psychanalyste, Ivan, bel homme esseulé. Exit Igor, et notre héroïne de s'enflammer pour la cause d'Ivan... Ainsi va la vie selon Tokareva : le bonheur des autres ne se fait qu'au détriment du sien ! Sous son enveloppe rieuse, la romancière ne se sépare pas de sa tendre ironie. Sa narration, rapide et insolente, son style, fluide et sensuel, projettent une Russie prise au piège de son désir de liberté.
Nombre de pages
135
Date de parution
01/11/1998
Poids
160g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782080668097
Titre
Happy end
Auteur
Tokareva Viktoria
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
160
Date de parution
19981101
Nombre de pages
135,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.