Les ressources humaines en entreprise peuvent-elle contribuer à la sortie de crise? C'est à cette question qu'une quinzaine de chercheurs et auteurs reconnus, tous lauréats ou finalistes du prix RH Sciences Po/Syntec Recrutement/Le Monde répondent ici. Cinq thèmes majeurs guident leur réflexion:1) l'inefficacité de stratégies RH qui renvoient à des conceptions ou des modèles d'organisation inadaptés; 2) la question de la crise du travail et du sens du travail; 3) celle des pratiques managériales et de leurs liens avec les pathologies du travail; 4) les rapports emplois-travail dont le problème des seniors et des jeunes, qui subissent le plus les transformations du travail; 5) le renouvellement de la gestion du recrutement, la nécessité d'améliorer l'articulation entre politiques publiques et pratiques d'entreprise pour atteindre la "flexicurité" appelée par tous. Reconstruire les rapports entre savoir et action, développer un management factuel, trouver une nouvelle rationalité des ressources humaines, une autre façon de construire et d'atteindre la performance, tels sont, selon les auteurs, les sujets sur lesquels devraient se concentrer les directions des ressources humaines.
Nombre de pages
230
Date de parution
16/09/2010
Poids
238g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782724611731
Titre
Ressources humaines pour sortir de crise
Auteur
Tixier Pierre-Eric
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
125
Poids
238
Date de parution
20100916
Nombre de pages
230,00 €
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La construction européenne et la mondialisation conduisent aujourd'hui les entreprises publiques françaises à s'adapter au marché, à passer progressivement du monopole à la concurrence et, pour certaines, à devenir des groupes mondialisés. Quelles sont les stratégies de modernisation de ces entreprises ? Quelle est l'étendue de leurs réussites et de leurs difficultés? Quels acteurs y participent ? Cet ouvrage s'efforce de répondre à ces questions en mobilisant les résultats d'un ensemble de recherches menées à France Télécom, La Poste, EDF, la RATP et la SNCF pendant une dizaine d'années. À partir d'une approche alliant sociologie des organisations et analyse des relations professionnelles, trois dimensions essentielles du changement sont analysées : les transformations du travail, les relations entre directions, syndicats et personnels et les formes de management. En quoi les formes de travail se sont-elles transformées ? Comment passer d'un management axé sur la technique et l'application des règles à un management centré sur la gestion du marché ? Quelles sont les ressources de changement de ces entreprises ? Quelles sont les politiques menées pour transformer les pactes sociaux ? Quels sont les systèmes d'échange que bâtissent ces entreprises avec leur personnel ? Cet ouvrage examine ainsi les contradictions qui naissent des choix français entre le " tout public " et le " tout marché ". Les défis posés à ces entreprises éclairent autrement les difficultés que connaît la France, à la recherche d'une troisième voie face à la mondialisation.
Tixier Pierre-Eric ; Maccoby Michael ; Ramirez Raf
Comme les Chemins de fers en Italie, AT&T et Lucent aux États-Unis, EDF vit une mutation sans précédent, qui élargit son horizon géographique, ouvre son éventail de métiers, et fait passer son activité du monopole à la concurrence. (...) Ces mutations fondamentales ne sont pas seulement d'ordre managérial comme le montre cet ouvrage. Elles posent des questions de culture et d'identité, pour les entreprises et pour les groupes humains qui les composent, encadrement, maîtrise, opérateurs, syndicats, directions, tout comme pour leurs publics, clients, associations, collectivités locales et État.
La construction européenne et la mondialisation conduisent aujourd'hui plusieurs grandes entreprises publiques françaises à s'adapter au marché et à passer progressivement du monopole à la concurrence. Tel est le cas, singulièrement, d'EDF-GDF, qui a longtemps constitué un modèle achevé d'entreprise publique " à la française " : un statut favorable au personnel et un pacte social établi entre l'Etat, le monde des ingénieurs et la classe ouvrière ont longtemps permis de mobiliser les salariés et d'obtenir de réels succès technologiques. Désormais, l'enjeu pour la première entreprise énergétique d'Europe est de " passer de l'entreprise industrielle à l'entreprise de service ". Cette évolution implique des mutations en termes de management, de changements de métiers et d'organisations et la définition d'un nouveau pacte social. Cet ouvrage présente les résultats d'un ensemble de recherches menées à EDF-GDF depuis une dizaine d'années. Les auteurs y analysent les innovations de l'entreprise, leurs réussites et leurs difficultés, les jeux des différents acteurs. A partir d'une approche alliant sociologie des organisations et de l'entreprise et sociologie des relations professionnelles, trois dimensions essentielles du changement sont analysées : les transformations du travail, les relations entre directions, syndicats et salariés, et les expérimentations en matière d'aménagement et de réduction du temps de travail. A travers ses stratégies de modernisation, le cas EDF-GDF illustre une volonté économique et politique d'articuler les valeurs du service publie " à la française " et la réussite sur le marché international. " Entre le tout publie et le tout marché ", ses défis rejoignent la recherche d'une " troisième voie " qui se trouve aujourd'hui au c'ur des débats dans les pays européens.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.