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EDF-GDF. Une entreprise publique en mutation
Tixier Pierre-Eric ; Mauchamp Nelly
LA DECOUVERTE
21,19 €
Épuisé
EAN :9782707132024
La construction européenne et la mondialisation conduisent aujourd'hui plusieurs grandes entreprises publiques françaises à s'adapter au marché et à passer progressivement du monopole à la concurrence. Tel est le cas, singulièrement, d'EDF-GDF, qui a longtemps constitué un modèle achevé d'entreprise publique " à la française " : un statut favorable au personnel et un pacte social établi entre l'Etat, le monde des ingénieurs et la classe ouvrière ont longtemps permis de mobiliser les salariés et d'obtenir de réels succès technologiques. Désormais, l'enjeu pour la première entreprise énergétique d'Europe est de " passer de l'entreprise industrielle à l'entreprise de service ". Cette évolution implique des mutations en termes de management, de changements de métiers et d'organisations et la définition d'un nouveau pacte social. Cet ouvrage présente les résultats d'un ensemble de recherches menées à EDF-GDF depuis une dizaine d'années. Les auteurs y analysent les innovations de l'entreprise, leurs réussites et leurs difficultés, les jeux des différents acteurs. A partir d'une approche alliant sociologie des organisations et de l'entreprise et sociologie des relations professionnelles, trois dimensions essentielles du changement sont analysées : les transformations du travail, les relations entre directions, syndicats et salariés, et les expérimentations en matière d'aménagement et de réduction du temps de travail. A travers ses stratégies de modernisation, le cas EDF-GDF illustre une volonté économique et politique d'articuler les valeurs du service publie " à la française " et la réussite sur le marché international. " Entre le tout publie et le tout marché ", ses défis rejoignent la recherche d'une " troisième voie " qui se trouve aujourd'hui au c?ur des débats dans les pays européens.
Nombre de pages
208
Date de parution
27/01/2000
Poids
328g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782707132024
Titre
EDF-GDF. Une entreprise publique en mutation
Auteur
Tixier Pierre-Eric ; Mauchamp Nelly
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
155
Poids
328
Date de parution
20000127
Nombre de pages
208,00 €
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Les ressources humaines en entreprise peuvent-elle contribuer à la sortie de crise? C'est à cette question qu'une quinzaine de chercheurs et auteurs reconnus, tous lauréats ou finalistes du prix RH Sciences Po/Syntec Recrutement/Le Monde répondent ici. Cinq thèmes majeurs guident leur réflexion:1) l'inefficacité de stratégies RH qui renvoient à des conceptions ou des modèles d'organisation inadaptés; 2) la question de la crise du travail et du sens du travail; 3) celle des pratiques managériales et de leurs liens avec les pathologies du travail; 4) les rapports emplois-travail dont le problème des seniors et des jeunes, qui subissent le plus les transformations du travail; 5) le renouvellement de la gestion du recrutement, la nécessité d'améliorer l'articulation entre politiques publiques et pratiques d'entreprise pour atteindre la "flexicurité" appelée par tous. Reconstruire les rapports entre savoir et action, développer un management factuel, trouver une nouvelle rationalité des ressources humaines, une autre façon de construire et d'atteindre la performance, tels sont, selon les auteurs, les sujets sur lesquels devraient se concentrer les directions des ressources humaines.
Résumé : La construction européenne et la mondialisation conduisent aujourd'hui les entreprises publiques françaises à s'adapter au marché, à passer progressivement du monopole à la concurrence et, pour certaines, à devenir des groupes mondialisés. Quelles sont les stratégies de modernisation de ces entreprises ? Quelle est l'étendue de leurs réussites et de leurs difficultés? Quels acteurs y participent ? Cet ouvrage s'efforce de répondre à ces questions en mobilisant les résultats d'un ensemble de recherches menées à France Télécom, La Poste, EDF, la RATP et la SNCF pendant une dizaine d'années. À partir d'une approche alliant sociologie des organisations et analyse des relations professionnelles, trois dimensions essentielles du changement sont analysées : les transformations du travail, les relations entre directions, syndicats et personnels et les formes de management. En quoi les formes de travail se sont-elles transformées ? Comment passer d'un management axé sur la technique et l'application des règles à un management centré sur la gestion du marché ? Quelles sont les ressources de changement de ces entreprises ? Quelles sont les politiques menées pour transformer les pactes sociaux ? Quels sont les systèmes d'échange que bâtissent ces entreprises avec leur personnel ? Cet ouvrage examine ainsi les contradictions qui naissent des choix français entre le " tout public " et le " tout marché ". Les défis posés à ces entreprises éclairent autrement les difficultés que connaît la France, à la recherche d'une troisième voie face à la mondialisation.
Tixier Pierre-Eric ; Maccoby Michael ; Ramirez Raf
Comme les Chemins de fers en Italie, AT&T et Lucent aux Etats-Unis, EDF vit une mutation sans précédent, qui élargit son horizon géographique, ouvre son éventail de métiers, et fait passer son activité du monopole à la concurrence. (...) Ces mutations fondamentales ne sont pas seulement d'ordre managérial comme le montre cet ouvrage. Elles posent des questions de culture et d'identité, pour les entreprises et pour les groupes humains qui les composent, encadrement, maîtrise, opérateurs, syndicats, directions, tout comme pour leurs publics, clients, associations, collectivités locales et Etat.
Les syndicats sont en passe de devenir des institutions sans base sociale. Ont-ils les ressources suffisantes pour redresser la situation et au prix de quelles mutations ? Une enquête à tous les niveaux de la CFDT qui renouvelle l'étude du syndicalisme en France.
De la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.
Résumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.
Partout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?