Les essais qui composent ce recueil forment une ellipse autour des deux foyers de l'intériorité et de l'au-delà, intimement solidaires, car mourir, c'est rentrer en soi-même. La mémoire est la faculté précieuse entre toutes, la gardienne de l'invisible, et non pas le gibet des pendus et la galerie de spectres que le jeune Hegel a indûment maudits. Et l'invisible, l'autre monde ou le monde prochain, comme disent les Anglo-saxons, s'alimente à la nappe de souvenirs et d'espoirs que détient la conscience qui signifie mémoire. Les rêves servent en quelque sorte d'intermédiaires, et l'on a prêté attention à l'oniromancie du merveilleux dialogue Clara de Schelling. L'inspiration augustinienne du volume prend pour fil conducteur le talisman novalisien du chemin mystérieux qui va vers l'intérieur. D'autres mystagogues de la survie ont guidé la recherche et la méditation, Goethe, Newman, Rilke, Gabriel Marcel... tandis que Dostoïevski, érigeant la tragédie du destin historique, faisait contrepoids à la nostalgie d'Orphée. D'une façon générale on s'est efforcé de réveiller les intuitions si profondes, si inactuelles, de quelques grands témoins, et de rattacher à une lancinante anamnèse le poignant regret des jours qui ne sont plus.
Nombre de pages
259
Date de parution
11/12/2002
Poids
400g
Largeur
147mm
Plus d'informations
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EAN
9782884820080
Titre
La Mémoire et l'Invisible
Auteur
Tilliette Xavier
Editeur
AD SOLEM
Largeur
147
Poids
400
Date de parution
20021211
Nombre de pages
259,00 €
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Résumé : Alors que les Lumières se sont éteintes, la figure romantique du Christ qui se dessine fait du XIXe siècle le siècle pathétique par excellence. Si Dieu n'est pas ou n'est plus, le Christ n'est pas ressuscité, il n'est qu'un homme. Mais cet homme est le Fils de l'Homme, le témoin et le représentant de l'Humanité, dans sa lutte et dans ses souffrances. Aussi le siècle du romantisme est-il partagé entre incrédulité ou nostalgie, d'une part, hostilité ou enrôlement d'autre part. Toujours est-il que Jésus tourmente les poètes et stimule les révolutionnaires, tout en continuant de guider l'imposante cohorte des croyants. Dans cet ouvrage, le père Xavier Tilliette présente, sous la forme d'une collection de brèves monographies, un vaste panorama des différentes figures du Christ qui traversent la littérature romantique européenne du XIXe siècle. L'abondance et la diversité des citations (Brentano, Chateaubriand, Dostoïevski, Fichte, Jean Paul, Lamartine, Schelling...) fait de ce livre une véritable anthologie. Une collection de référence en christologie sous la direction de Monseigneur Doré.
Résumé : Malgré le nombre et la valeur des traductions, et malgré maintes études parues au cours des dernières années, le nom de Schelling est encore largement inconnu en France, et sa philosophie méconnue. Or, il s'agit d'un génie philosophique de premier ordre. Xavier Tilliette a entrepris de raconter une vie qui éclaire singulièrement une ?uvre " en devenir ", épousant toujours le mouvement de l'existence. Schelling, éternel commençant, s'il n'a pu achever son grand projet des Ages du monde, a parcouru dans leur diversité les âges de la vie, " de la belle aube au triste soir ", traversant la Révolution, l'Empire, le romantisme, la Restauration et 1848, pour finir dans un oubli relatif et dans l'isolement.
Schelling, désigné trop hâtivement comme "Protée de l'Idéalisme", est longtemps resté méconnu, sinon inconnu. Surtout en France il a subi la loi de l'oubli. Le succès antérieur de Hegel s'est prorogé au delà du purgatoire habituel. Mais il a fallu sortir le rival des lieux communs des interprètes pour évaluer toute sa stature. Selon un mot de Walter Erhardt, Schelling est encore à découvrir. L'essai de Xavier Tilliette s'applique à suivre le développement, mot clef d'une philosophie qui a le temps pour partenaire, qui attend des lecteurs de plus en plus nombreux, et qui les attire par son verbe autant que par les énigmes qui ont fait de ce penseur le sphinx de la philosophie moderne.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).