
Dérégler l'art moderne. De la caricature au caricatural
Depuis la Renaissance, les peintres ont pratiqué la caricature, d'abord comme un jeu d'atelier, puis comme une intervention politique et sociale à destination de l'opinion publique, à la faveur des Lumières et de la Révolution française. Tout au long d'un XIXe siècle attaché aux normes, aux genres et aux hiérarchies, qui a été le siècle de la reproductibilité technique des images et de la densification de leur circulation, le champ artistique s'est trouvé confronté à l'inflation des images satiriques. Grimaçante et expressive, la caricature a connu une expansion inédite, qui a d'abord été perçue comme une menace pour la peinture, d'autant que Hogarth, Goya, David, Delacroix ou Daumier s'y adonnaient. Progressivement, cet objet partisan et utilitaire, doté d'une faible légitimité artistique et culturelle, considéré comme ingrat et régressif, quand il ne passait pour vulgaire, a pourtant été disjoint de ses intentions initiales - le comique, la polémique et la critique -, pour devenir un langage formel. De la sorte, les procédés usuels de l'image satirique - la déformation, l'exagération, l'altération ou la condensation - se sont institués en moyens plastiques, selon un double processus de translation et de déterritorialisation qui caractérise aussi la modernité de Courbet, Cézanne ou Ensor. Cet essai analyse comment, dans l'historiographie, la critique d'art et la pratique même des artistes, la caricature et son arsenal de dérèglements sont devenus, jusqu'au XXe siècle, le lieu d'invention du caricatural, comme en témoignent les oeuvres de Rouault, Klee, Grosz, Picasso, Erro, Basquiat ou Combas.
| EAN | 9782754112031 |
|---|---|
| Titre | Dérégler l'art moderne. De la caricature au caricatural |
| Auteur | Tillier Bertrand |
| Editeur | HAZAN |
| Largeur | 143 |
| Poids | 356 |
| Date de parution | 20210512 |
| Nombre de pages | 232,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Caricaturesque. La caricature en France, toute une histoire... De 1789 à nos jours
Tillier BertrandSi dès le XVIIe siècle, l'acte de caricaturer est nommé (caricatura, du latin populaire caricare, charger, exagérer), c'est avec la Révolution française et son inflation de gravures satiriques que la caricature s'émancipe de la pratique des artistes pour devenir un langage de critique sociale et politique à part entière. Les tragiques événements de janvier 2015 nous rappellent avec force la portée symbolique que peuvent avoir ces images. A travers une sélection soigneusement choisie, et en alternant approches historique et thématique, Bertrand Tillier retrace l'art de la caricature en France, de la Révolution à nos jours. Il nous entraîne de Louis XVI, cible privilégiée des caricaturistes de la fin du XVIIe siècle, aux Guignols de l'info, en passant par les pamphlets anti-dreyfusards et les si polémiques " caricatures du Prophète " publiées par Charlie Hebdo. Au-delà de l'extrême diversité matérielle (estampes, gravures, sculptures, pamphlets, affiches, dessins de presse?), il souligne les permanences inhérentes au genre satirique quelle que soit l'époque. Un voyage dans le temps résolument place? sous le signe du rire débridé, de l'humour noir et de la contestation.EpuiséVOIR PRODUIT35,00 € -

Le réalisme. "Pourquoi réalisme il y a"
Tillier BertrandLE LIVRE Loin de se limiter a la description du réel, les artistes réalistes ont eu a coeur de l'interpréter, afin d'offrir au public de nouvelles clés de lecture du monde. Si ce mouvement, né dans les années 1830- 1840, avant de prendre son essor sous la Révolution de 1848, paraît aujourd'hui bien sage, Courbet et d'autres peintres - Honoré Daumier, Jean-François Millet, Rosa Bonheur... - le pensèrent comme une opération de transgression ostensible et scandaleuse. C'est au début du xIxe siècle qu'apparaissent, marquéees notamment par la découverte de l'art espagnol, les premières peintures réalistes dépeignant les habitants des provinces françaises (Bretagne, Vendée, Pyrénées, etc.) dont certains peintres s'attachent a représenter tant les costumes que les coutumes. Admiré ou critiqué pour sa capacité à montrer sans détour et parfois avec brutalité le monde qui nous entoure, cet art éminemment social et politique s'intéresse en effet aux sujets "ordinaires" (paysans, blanchisseuses, etc.). Face à une société en pleine industrialisation et confrontée à un exode rural important, la vie domestique, le monde paysan, les pratiques religieuses et communautaires proposaient ainsi des sujets rassurants empreints d'harmonie et de calme. A contrario, à la fin du siècle, la peinture réaliste mettra en lumière la modernisation industrielle de l'Europe et les conflits sociaux et politiques liés aux droits des travailleurs. Loin de se cantonner à la France, Bertrand Tillier s'attelle également à démontrer le rayonnement de ce mouvement à l'échelle internationale dans les années 1860-1870, que ce soit en Angleterre, en Allemagne (Hans Thoma, Adolph von Menzel, Wilhelm Leibl, etc.) ou encore en URSS (Ilya Répine) et aux Etats-Unis (Thomas Eakins ou Winslow Homer). Rédigé par l'un des spécialistes les plus éminents de l'art du xIxe siècle et comprenant pas moins de 320 illustrations, l'ouvrage propose une analyse captivante sur cette esthétique subversive qu'est le réalisme. L'AUTEUR Bertrand Tillier est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est également directeur des Editions de la Sorbonne et co-directeur du Centre d'histoire du XIXe siècle. Ses travaux interrogent plus précisément les rapports entre les arts et la politique aux xIxe et xxe siècles, dans la perspective d'une histoire culturelle et sociale des imaginaires et des sensibilités. Il est l'auteur de nombreuses publications, dont L'Art du xIxe siècle (Citadelles et Mazenod, 2016), La correspondance de Courbet - 20 ans après (Les Presses du Re el, 2018) et Dérégler l'art moderne, De la caricature au caricatural (Hazan, 2021).EpuiséVOIR PRODUIT199,95 € -

Sociétés & Représentations N° 29, Mai 2010 : Tardi
Tillier BertrandDepuis les années soixante-dix, Jacques Tardi est devenu une figure singulière de la bande dessinée, mais aussi de la presse (Pilote, À suivre, Charlie Hebdo), de l’édition et de l’illustration (livres, affiches, disques). Grand Prix d’Angoulême en 1985, il a forgé un univers à l’image de la « culture » post-moderne où, sans véritable distinction, se côtoient les grands noms de la littérature, les personnages troubles du polar – Céline, Malet, Vautrin, Pennac, Manchette, Siniac, Daeninckx, Benacquista, dont il a livré des adaptations graphiques -, et le feuilleton populaire hérité du XIXe siècle aux accents sensationnalistes et au goût marqué pour les rebondissements déroutants et les anecdotes inexpliquées. Entre noir et blanc et teinte sépia, dans un Paris de la Belle Époque devenu intemporel et forçant la nostalgie, Tardi explore les ressorts d’une Histoire souvent convulsive – celle de la Commune de 1871 ou de la Guerre de 14 -, de l’étrange et de l’improbable, du fantastique et du plausible, qui servent aussi de trame à ses Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec ou aux Nouveaux mystères de Paris de Nestor Burma. Aux confins du tragique et du comique, son univers est d’une facture expressionniste, noir comme peut l’être l’encre ou le roman, que taraudent une dérision féroce, un pacifisme malmené par des visions obsédantes de la Grande Guerre, un anarchisme généreux et un anti-héroïsme désabusé.EpuiséVOIR PRODUIT24,99 € -

LA COMMUNE DE PARIS REVOLUTION SANS IMAGES ?
TILLIER BERTRANDLes rapports de l'art avec l'histoire ne sauraient être simples. Mais aucune révolution n'aura entretenu de relations aussi compliquées avec ses images, ses représentations et ses artistes, que la Commune de Paris - dès 1871 et jusqu'à la veille de la Grande Guerre. Qu'il s'agisse de peintures et de sculptures, de photographies et de gravures de presse ou encore de caricatures - toutes représentations étudiées dans ce livre - l'image produite en regard de la Commune paraît en permanence échouer à représenter les événements du printemps 1871 - sur le vif comme à retardement, au plus fort de l'événement comme dans sa mémoire.La Commune semble toujours parvenir à se soustraire à sa représentation, tant chez les artistes favorables à sa cause (le sculpteur Jules Dalou et les peintres Gustave Courbet, Édouard Manet ou Maximilien Luce), que chez ceux qui en furent des ennemis déclarés (les peintres Ernest Meissonier, Jean-Paul Laurens, Jean-Baptiste Carpeaux?).Les tentatives des artistes furent souvent vaines et restèrent lettre morte. Dans les rares ?uvres consacrées à la Commune de Paris, les dispositifs et les visions portent la marque de cet échec, successivement frappés par les interdits de la censure institutionnelle, les tabous de l'autocensure que s'imposèrent les artistes et l'oubli posé comme condition nécessaire à l'amnistie de 1881, assourdissante et aveuglante.Rejetées de l'art, par le statut des représentations considérées comme inabouties ou triviales et par le sort infligé à la plupart des artistes condamnés, inquiétés ou censurés, tout autant que durablement expulsées de la mémoire de la France républicaine, les images de la Commune furent marginalisées dans les milieux militants anarchistes, socialistes révolutionnaires et communistes.Entre histoire politique, histoire culturelle et histoire de l'art, cet ouvrage passionnant tente d'expliquer les raisons de cette entreprise d'occultation.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER32,50 €
Du même éditeur
-

Comment regarder les Mayas et les Aztèques
Aimi Antonio ; Tunesi Raphael ; Tradito TodaroLes civilisations mayas et aztèques, nées autour du golfe du Mexique, sont qualifiées de "précolombiennes" car elles se sont développées avant l'arrivée de Christophe Colomb (1492). La disparition des Mayas reste largement inexpliquée, et la destruction des traces des Aztèques, exécutée par les Conquistadores, a anéanti d'innombrables vestiges. Ces très anciennes sociétés connaissaient l'écriture, les mathématiques, l'art, l'architecture, et elles étaient dotées d'institutions sociopolitiques. Ce guide s'efforce de restituer au plus juste ces civilisations, à travers cinq chapitres présentant des personnages clefs, l'organisation sociale et les rites, la vie quotidienne, ou la religion. Le dernier chapitre répertorie un grand nombre de sites témoins de cette civilisation. Quatre cartes, une liste des musées, une chronologie, un glossaire, un index et une bibliographie complètent cette documentation.EpuiséVOIR PRODUIT30,29 € -

Cités millénaires. Voyage virtuel de Palmyre à Mossoul
COLLECTIF AUTEURSRésumé : Catalogue officiel de l'exposition De Palmyre à Mossoul, voyage au coeur d'un patrimoine menacé du 9 octobre 2018 au 9 février 2019 à l'Institut du monde arabe. Pour la première fois, l'Institut du monde arabe présente une exposition inédite : une expérience totalement immersive dans les plus beaux sites du monde arabe aujourd'hui menacés. Le Proche-Orient et le bassin méditerranéen ont vu se succéder les civilisations et les empires les plus grandioses. Perses, Grecs, Romains ou Arabes ont tous construit des monuments extraordinaires, vestiges de l'histoire de l'humanité. Bâtis depuis des siècles, ces sites sont aujourd'hui menacés par le fondamentalisme et les conflits armés. Afin de préserver la mémoire de ces sites et de garder l'espoir de les voir renaître un jour, l'IMA s'est associé à la société ICONEM qui, par des procédés technologiques innovants, scanne, enregistre les sites en danger et permet ensuite d'en produire des reconstitutions numériques. La technologie est alors au service des scientifiques mais aussi du grand public qui peut ainsi découvrir les merveilles architecturales de l'Orient. En mettant en avant des sites ayant déjà fait l'objet de destructions ou aujourd'hui menacés, l'IMA souhaite sensibiliser le public à la nécessité de préserver le patrimoine mondial, et au rôle essentiel que jouent les nouvelles technologies pour la transmission de ce bien commun aux générations futures. Cette expérience permettra aux visiteurs de se promener parmi quatre grands sites emblématiques du monde arabe : Mossoul en Irak, Alep en Syrie, Palmyre en Syrie et Leptis Magna en Libye.EpuiséVOIR PRODUIT22,45 € -

Jean Dubuffet, un barbare en Europe
Brun Baptiste ; Marquette Isabelle ; Dufrêne ThierCatalogue officiel de l'exposition Jean Dubuffet, un barbare en Europe du 24 avril au 2 septembre 2019 au Mucem. L'exposition voyagera ensuite à Barcelone puis au musée d'ethnographie de Genève. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la culture connaît une crise profonde. L'art constitue l'un des symptômes les plus aigus de ce processus de reconstruction politique, anthropologique et philosophique. Au sein de cette dynamique, l'artiste français Jean Dubuffet (1901-1985) est incontournable. Avec ses collectes pour la Compagnie de l'Art Brut et son propre travail de peintre, Dubuffet permet de dépasser la croyance en la supposée primitivité des artefacts annexés à la catégorie "art primitif" , critiquant une certaine conception de la culture. Pour ce faire, il s'appuie sur un réseau de coopération mettant en lien artistes, écrivains, ethnologues et psychiatres qui participent de l'émergence d'une forme de relativisme culturel théorisé dans le champ de l'anthropologie d'alors. Restituer le cheminement de l'oeuvre de Dubuffet, sous l'angle de l'histoire culturelle et de l'anthropologie, c'est raconter cette redistribution des valeurs qui fondent notre culture contemporaine. Le catalogue s'articule en trois grandes sections : 1. Célébration de l'homme du commun La figure fantasmatique de l' "homme du commun" est mise en oeuvre par le peintre au coeur de ses écrits et de sa peinture dès 1944. L' "homme du commun" est à tout à la fois une manière de se définir et se situer dans le monde en général, et dans le monde de l'art en particulier, le sujet de sa peinture et la représentation qu'il se fait de l'artiste authentique. 2. Une ethnographie en acte Dès l'entre-deux-guerres, Jean Dubuffet s'intéresse aux productions plastiques situées aux franges de l'histoire de l'art occidental. L'entreprise de l'Art Brut initiée en 1945 est au coeur de sa réflexion. Si l'on retient bien souvent son intérêt pour les dessins, peintures, sculptures et assemblages réalisés dans le milieu asilaire, il ne faut pas négliger son appétence et ses connaissances relatives à l'art populaire, au dessin enfantin, aux arts anciens ou aux artefacts extra-occidentaux. Le large réseau de coopération mobilisant ethnographes, psychiatres et autres amateurs d'altérité l'atteste. Plus avant, le peintre détourne les usages ethnographiques au profit de son oeuvre et de sa pensée, procédant à une ethnographie en acte détournée. 3. Critique de la culture La célébration de l'homme du commun et les rapports étroits qu'entretient Dubuffet avec les réflexions de l'ethnologie de son temps alimentent ce qui, dès 1949, s'institue comme une critique radicale de la culture humaniste. Dubuffet remet en cause la distribution des valeurs qui fondent celle-ci. Au coeur de son travail, le point de vue, le langage, les systèmes de croyance et les valeurs de l'art sont questionnés. La forme de relativisme absolu à laquelle procède alors le peintre ne va pas sans faire écho au travail de son contemporain Claude Lévi-Strauss, anthropologue intéressé par les démarches du peintre.EpuiséVOIR PRODUIT38,00 € -

Chefs d'oeuvre du Guggenheim. De Manet à Picasso, la collection Thannhauser
Gille Jérôme ; Armstrong Richard ; Monnier BrunoCatalogue officiel de l'exposition De Cézanne à Picasso : La collection Thannhauser du Guggenheim à l'hôtel de Caumont du 1er mai au 13 octobre 2019. L'exposition et le catalogue qui l'accompagne présentent les chefs-d'oeuvre de la collection Thannhauser de la Fondation Solomon R. Guggenheim à New York. Quarante quatre peintures et quatre sculptures d'importants artistes impressionnistes, postimpressionnistes et modernes, dont Edouard Manet, Edgar Degas, Paul Cézanne, Vincent van Gogh et Pablo Picasso, sont pour la première fois présentés en Europe depuis leur arrivée à New-York il y a plus d'un demi-siècle. Justin K. Thannhauser (1892-1976) est une figure de premier plan dans la diffusion de l'art moderne européen. Dès sa jeunesse, il assiste son père, Heinrich Thannhauser (1859-1935), dans la gestion de sa célèbre Moderne Galerie, fondée à Munich en 1909. Tous deux conçoivent un programme d'expositions remarquable et varié où figurent les impressionnistes et les postimpressionnistes français, ainsi que les futuristes italiens, mais aussi, très souvent, des artistes allemands contemporains. C'est aussi leur galerie qui organise l'une des premières grandes rétrospectives de Picasso en 1913, à l'origine d'une longue et étroite amitié entre Justin Thannhauser et l'artiste, qui se prolongera jusqu'à la mort de ce dernier en 1973. Succédant à son père dans la gestion de la galerie, Justin Thannhauser crée des succursales à Lucerne (1919), Berlin (1927) et Paris (1937). Dans les années 1930, la montée du nazisme et la crise économique générale créent un climat défavorable pour le marché de l'art qui affecte la galerie. En 1941, Thannhauser s'installe à New York et s'affirme rapidement comme marchand d'art aux Etats-Unis. En 1963, il lègue les oeuvres principales de sa collection à la Fondation Solomon R. Guggenheim à New York, où elles sont exposées dans une galerie qui porte son nom. Cette présentation exceptionnelle de la collection Thannhauser, richement illustrée, présente les recherches les plus récentes sur l'histoire des galeries et sur l'ensemble des oeuvres qui la constituent, notamment sur ce legs important à la Fondation Guggenheim. Les relations de la famille Thannhauser avec les artistes d'avant-garde, les collectionneurs et les marchands de l'époque sont notamment mises en avant, par des photographies d'époque, des livres et des documents d'archive issus du fonds de la galerie. Le commissariat de l'exposition est assuré par Megan Fontanella, conservatrice des Musée Solomon R. Guggenheim.EpuiséVOIR PRODUIT31,45 €
De la même catégorie
-

Georges Kars. Un bohémien à Paris
Pravdova AnnaSe plonger dans la vie et l'oeuvre de Georges Kars (1880-1945), c'est entrer de plein pied dans l'effervescence du Montmartre artistique du début du XXe siècle. L'artiste tchèque figure en effet parmi les peintres étrangers qui ont fait la gloire de l'École de Paris et entretient des liens forts avec les artistes de la scène parisienne. Grand ami de Guillaume Apollinaire, Juan Gris et Maurice Utrillo, il est aussi très proche de Suzanne Valadon, qui préfacera le catalogue de l'une de ses expositions personnelles chez Berthe Weill. Son attachement à la France est tel qu'il choisit de définitivement s'y installer en 1919, après un premier séjour interrompu par la Première Guerre mondiale. Sa carrière se déroule donc essentiellement à Paris avant de s'interrompre tragiquement à Genève par un suicide, consécutif à son exil en Suisse pendant l'Occupation.Dessins et peintures, paysages, portraits, nus... Georges Kars est d'abord influencé par l'impressionnisme, puis par le cubisme, le fauvisme et l'expressionnisme. Son oeuvre se distingue par une habile utilisation de la lumière, des couleurs et de la composition. L'ouvrage s'attache aussi à illustrer les liens étroits existant entre les scènes artistiques pragoises et parisiennes dans la première moitié du XXe siècle.En stockCOMMANDER35,00 € -

La Vallée des Saints. A l'écoute des géants
Delance Patrick ; Le Drian Jean-YvesLa Vallée des Saints, l'Île de Pâques bretonne, est devenue la destination incontournable en Bretagne. De grandes statues en granit de 2,5 m de hauteur environ peuplent la colline de Quenequillec, dans les Côtes-d'Armor, et attirent chaque année 200 000 visiteurs. - Un ouvrage qui donne la parole à Philippe Abjean, fondateur de la Vallée des Saints, aux sculpteurs... - Des clés pour mieux comprendre le projet, son lien avec l'histoire de la Bretagne. - Des encadrés thématiques sur le travail du granit, sur les choix des saints représentés, sur les mécènes, sur les projets des prochaines années... - De très nombreuses photos et documents anciens qui donnent envie de découvrir un site incroyable.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 € -

Fernand Léger. Paysages de banlieue 1945-1955
Duvernay Bénédicte ; Joubert CarolineFernand Léger hérite de l'impressionnisme un thème qui devient récurrent dans son oeuvre à partir de la fin des années 1940?: la représentation des banlieues en cours d'industrialisation. Rentré des États-Unis en 1946 et installé à partir de 1952 à Gif-sur-Yvette, Léger peint dans la dernière décennie de sa carrière la ceinture qui enserre Paris, là où s'implantent les grands établissements industriels qui transforment peu à peu les campagnes en communes-dortoirs prolétariennes. Il adopte alors un style bien éloigné du staccato qui caractérise ses tableaux fortement architecturés des années 1910-1920. Dans une composition aérée, le décor rassemble des éléments d'une nature désolée et d'autres rappelant la ville proche, réservoirs à gaz, voies de communication, poteaux télégraphiques, etc. La banlieue peinte par Léger est celle que décrit Cendrars dans La Banlieue de Paris (publié en 1949) et que photographie à la même époque Robert Doisneau, Willy Ronis et Sabine Weiss.EpuiséVOIR PRODUIT10,00 €

