Utilisées pour maîtriser des individus violents ou réguler des émeutes urbaines, les armes de neutralisation momentanée - dites "à létalité réduite" - ont recours à des techniques diverses - chimiques, électriques ou cinétiques - avec la préoccupation d'éviter le corps-à-corps et de préserver la vie humaine, celle des agents de la force publique comme celle de leurs adversaires. Cet ouvrage collectif réunit des contributions multiples, pour une approche pluridisciplinaire indispensable à la mise en oeuvre de ces outils mal connus de maîtrise de la violence. En convoquant les sciences appliquées et les sciences humaines pour ce débat, ce livre fait appel, pour la première fois en langue française, à des regards croisés concernant particulièrement deux questions importantes posées par ces matériels nouveaux : leur applicabilité sur le terrain et l'acceptabilité de leur utilisation dans les pays démocratiques.
Nombre de pages
294
Date de parution
07/04/2010
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296117167
Titre
Les armes "à létalité réduite"
Auteur
Thys Pierre ; Dieu François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20100407
Nombre de pages
294,00 €
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Dans les pays qui décident de refuser la peine de mort, le délinquant a la possibilité de réintégrer la société ; il conserve une chance de mener une vie sociale, professionnelle et affective. Eu égard aux faits commis, la liberté qu'il retrouve n'en demeure pas moins surveillée. Des professionnels de la santé mentale ou des travailleurs sociaux exercent cette surveillance de la liberté et doivent en rendre compte aux autorités judiciaires. Ce livre propose des références théoriques et des axes méthodologiques pour dynamiser des modifications visibles du comportement quotidien chez le délinquant en liberté surveillée. Il suggère surtout qu'une action sociale réfléchie et organisée puisse éviter les pièges de l'intuition ou les candeurs charitables. Il met aussi en lumière la nécessité pour les professionnels de conserver une capacité d'initiative - voire d'injonction - face à un délinquant dont la collaboration fluctue souvent. Les criminologues, les travailleurs sociaux et les éducateurs, les magistrats, les psychiatres ou les psychologues, pourront trouver dans cet ouvrage des pistes de réflexion et de travail pour leur pratique quotidienne.
Cet ouvrage étudie les individus qui planifient les crimes de guerre, qui les organisent ou tuent au quotidien. Des hommes ordinaires suffisent à ces tâches ; l'obéissance aux ordres organise le crime, mais la loyauté ou la pression du groupe sont prépondérantes. Ce livre interroge la parenté entre les mécanismes psychosociaux qui caractérisent le criminel de droit commun et le criminel de guerre. Il peut aider à mieux comprendre les autres formes organisées de violence extrême que sont les crimes mafieux ou les actes terroristes.
Traditionnellement la famille est considérée comme un lien de socialisation primaire, mais pour de multiples raison elle ne conduit pas toujours à l'intégration sociale harmonieuse à laquelle tout individu a droit. Le présent ouvrage examine précisément les interrelations entre délinquance juvénile et famille avec beaucoup d'originalité. Abus sexuels - auto-confession - délinquance juvénile - enquête de victimisation - éthique - famille - fratrie - intervention psychosociale précoce - lien familial - placement familial - prestation communautaire - victimisation - violence intra-familiales.
« Goebbels, c'est du pus ! » s'exclame son complice Rosenberg à l'adresse de celui que l'Observatore romano appellera le « cannibale sanguinaire ». Christian Thys suit le parcours intellectuel des deux complices d'une tragédie mondiale par le détournement de la tradition populaire, des philosophes, des médecins, des juristes et des anthropologues, pour se forger une foi inébranlable en une rédemption de l'Allemagne au mépris du reste du monde.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...