De multiples lieux psy (-chiatriques, -chanalytiques), on entend répéter : l'autisme est "hors discours", l'autiste est "au seuil du langage", ou même "radicalement extérieur au langage"... La certitude inquestionnée et autoconfortée de ces positions, clé actuelle de la construction, depuis Leo Kanner, d'une nouvelle figure de la folie, fonde du même geste un savoir et un pouvoir inédits dans l'économie biopolitique, ceux de la "fonction psy", selon l'expression de Michel Foucault. L'auteure ne s'y oppose pas en affirmant le contraire. Mais, se tenant en deçà, en faisant le pari que, oui, les enfants dits autistes sont, au même titre que tout vivant, pris dans le langage, en laissant vive la morsure de l'interrogation que seul un néologisme peut indiquer : celle du par/être. Faire ce pari, miser de soi, impliquent nécessairement un choix de conception de langage. Car, de théories du langage, il n'y a que l'embarras... Il s'agira de les rappeler, avec leurs enjeux. Reste une question urgente et décisive avant tout engagement : à cet autisme, à cette Psychopathia Autista ou, plus justement dans la langue dominante, Autistic Psychopathy, bref, à cette entité psychopathologique, à ce "tableau clinique" dont il faudra repérer le cadre, les psychanalystes doivent-ils contribuer ? Les sept études ici rassemblées essaient une problématisation, celle de l'autisme et des langues, préliminaire à une prise de "l'autisme" dans le champ freudien.
Nombre de pages
225
Date de parution
30/11/2011
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296558786
Titre
L'autisme et les langues
Auteur
Thomas Marie-Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20111130
Nombre de pages
225,00 €
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La théorie kleinienne est peu connue des psychanalystes lacaniens. Or, grâce à une recension exhaustive des références aux textes de Klein et des commentaires qu'en fit Lacan, de 1938 à 1975, l'auteur montre l'appui certain qu'il y a pris pour construire, avec elle ou contre elle, les notions les plus importantes de sa doctrine jusqu'au milieu des années 1960 (signifiant, phallus, objet a, deuil, fin de la cure). Par ce rapprochement entre ces deux personnalités, elle met également en question la spécialisation de la psychanalyse en "psychanalyse d'enfant" qui, coupée de ses fondements freudiens et fortement marquée par la psychologie du développement et par la pédopsychiatrie, risque de transformer le travail avec les jeunes patients en adaptation aux normes de la science (béhaviorisme, cognitivisme, neuropsychanalyse) et d'une politique sécuritaire de la santé.
De Marie de France à Fanny Raoul, qui composa un des premiers livres féministes en 1801, Opinion d'une femme sur les femmes, d'Angèle Vannier à Danièle Collobert, de Fabienne Juhel à Méredith Le Dez, ce n'est pas moins d'une centaine de portraits qui viendront compléter une ana-lyse synthétique et historique de ce matrimoine littéraire. Bien souvent les écrivaines sont les grandes oubliées des programmes d'étude, et pourtant, elles sont nombreuses à avoir écrit et composé des oeuvres importantes. Une contribution foisonnante à l'image de la littérature d'aujourd'hui.
Lisa avait une vie chaotique, parsemée de drogues et d'alcool. Elle se livre sur son touchant parcours de vie, ses épreuves, ses doutes, et surtout sa sensibilité. Sans parler de rédemption, c'est déjà un message d'espoir.Dans ce témoignage dénué de jugement, Lisa nous emmène à l'ombre de ses questionnements, au coeur de ses addictions et de ses relations. Elle s'interroge sur ce qui l'a fait grandir et s'émanciper, mais aussi sur ce qui l'a fait plonger au plus profond de ténèbres qui pourraient toucher n'importe qui.
Ceci n'est pas un livre de développement personnel. Pas de conseil pour s'améliorer, pas de jugement. Simplement la vie de Lisa, chaotique, imprévisible, qui enchaîne problèmes familiaux et conquêtes amoureuses sur fond d'alcool et de drogue. Cela pourrait être la vie de n'importe qui d'autre, la vôtre, celle d'un proche, qui sait ? Serveuse dans un pub irlandais, elle aime son métier autant qu'il fait ressortir ses dérives. Lisa affronte ses démons dans ce livre de questionnements, très personnels, mais presque universels.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...