Le groupe des personnes âgées est en expansion continue depuis le début du siècle. Du fait de sa croissance démographique, il a un poids économique et social de plus en plus important dans les démocraties occidentales. Au-delà, la place qu'il occupe dans la société française a été profondément modifiée par les politiques de la vieillesse mises en oeuvre depuis quarante ans. Tous ces changements ont conduit à l'apparition de subdivisions nouvelles au sein de ce groupe social : "retraités", "Troisième âge", et plus récemment,"dépendance". Cet ouvrage traite de l'émergence et de la pérennisation de cette dernière catégorie, sous l'action de politiques publiques spécifiques, dans les deux dernières décennies. Qui concerne-t-elle ? Quelles sont les conditions de vie au quotidien des personnes dépendantes et de leurs familles ? Dans quelle mesure l'entrée en dépendance s'accompagne-t-elle d'une désinsertion politique ? Après une analyse historique des transformations de la notion de vieillesse, consécutives à la promotion par les politiques sociales de cette nouvelle catégorie de la dépendance, ces questions sont envisagées à partir d'entretiens semi-directifs avec des praticiens du secteur médico-social et avec des personnes âgées dépendantes accueillies en institution.
Nombre de pages
195
Date de parution
15/03/1996
Poids
250g
Largeur
135mm
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EAN
9782738441706
Titre
Vieillesse dépendante et désinsertion politique
ISBN
273844170X
Auteur
Thomas Hélène
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
19960315
Nombre de pages
195,00 €
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La théorie politique a fait l'impasse sur les questions de l'esclavage et du racisme en démocratie. Ainsi, comment expliquer le regard détourné d'Alexis de Tocqueville qui, tout en évoquant la condition opprimée des Noirs et des Indiens américains dans De la démocratie en Amérique, ne remet pourtant pas en cause son adhésion au modèle démocratique ? Pour comprendre cette défense de la démocratie à tout prix, HélèneThomas suit ses traces en Alabama, l'état emblématique de la ségrégation raciale. Pourquoi cette mauvaise foi vis-à-vis des minorités est-elle toujours à l'oeuvre chez les élites intellectuelles et politiques occidentales ? Au travers d'une relecture de Tocqueville, l'auteure se pense sur cette énigme et propose quelques pistes réflexion pour en sortir.
Depuis le début des années 1980, les démocraties et les organisations internationales ont modifié leur approche des populations défavorisées, revenant sur plus de deux siècles de développement et de mise en oeuvre des idées progressistes de promotion sociale et d'accès à la citoyenneté. La notion de vulnérabilité est la pierre angulaire de ce changement. Désormais la guerre est déclarée non plus à la pauvreté mais aux pauvres, enrôlés dans ce combat contre eux-mêmes. Ils font l'objet de la vigilance des savants, de la sollicitude des experts et d'une surveillance continue des acteurs publics et ne sont plus traités comme des citoyens malheureux ou mal intégrés mais comme des incapables. Cet ouvrage revient d'abord sur les fondements de cette révolution conceptuelle. Une archéologie des termes permet de comprendre comment ils se sont généralisés dans les discours publics depuis la fin du dernier millénaire. Puis il étudie les instruments de ce nouveau gouvernement des pauvres qui les coupe de l'exercice de leurs droits humains et de leurs libertés fondamentales. Comment ce remplacement de l'égalité par l'équité, de la liberté par la dignité, de la fraternité par la responsabilité s'est-il opéré? Sur quels principes juridiques fondamentaux et politiques contradictoires, néanmoins conciliés dans une nouvelle théorie sociale, s'appuie-t-il? Enfin le livre met en lumière les effets de ces dispositifs d'urgence permanente sur l'existence des vulnérables assignés au rôle de victimes. Leur traitement qui combine protection rapprochée et contrôle à distance repose sur l'individualisation et la psychologisation de leur condition et en fait tantôt des martyrs médiatisés tantôt des cibles discrètes d'interventions bienfaisantes condamnées à la désubjectivation et au silence.
Résumé : L'exclusion est devenue un enjeu décisif de l'action publique en Europe : son développement met en question l'avenir du modèle démocratique. Cet ouvrage retrace les étapes de la genèse et de la structuration de cette catégorie en France. Elle est apparue au cours des années 1970 et a depuis englobé et remplacé celle de la pauvreté. Elle constitue aujourd'hui une méta-catégorie classificatoire, base d'études statistiques et support de politiques sociales, qui recouvre tant les états d'exclusion confirmée que les processus de précarisation. En cela elle conduit à une véritable production des exclus. La sous catégorie des SDF constitue le pivot et la figure emblématique. Elle remplace celle des vagabonds, elle-même centrale dans l'agrégat de la pauvreté au XIXe siècle, elle symbolise le stade ultime de la désocialisation. Les interventions conjuguées des savants, des experts et des acteurs publics ont pondérément transformé cete dernière dans sa définition et dans son contenu. Elles ont modifié le statut socio-politique du vagabond devenu SDF, hier délinquant, aujourd'hui citoyen malheureux. L'unité de la méta-catégorie de l'exclusion repose elle aussi sur la réaffirmation de cette qualité de citoyen de tout exclu, critère positif commun à tous, base hypothétique de leur réinsertion sociale et de leur pleine intégration politique dans la collectivité nationale.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.