En 1980, la police française pourchasse un faussaire redoutable. Il a inondé le monde entier de faux travellers pour un montant évalué à plusieurs milliards de centimes. Elle arrête un suspect, Lucio Uturbia. S'agit-il du "cerveau" de l'affaire? Elle ne peut pas imaginer un instant que l'homme qui a défié la plus puissante des banques américaines soit un simple maçon espagnol. Il va chaque jour sur les chantiers, en bleu de travail. La nuit, tel Aysène Lupin, il agit dans l'ombre. Militant anarchiste, il se bat depuis trente ans, contre Franco, contre l'impérialisme. Ses armes? L'intelligence et le courage. Au nom de son idéal libertaire, il a utilisé tous les moyens de la lutte clandestine: contrebande, "reprise individuelle", faux papiers, enlèvements. La fabrication des travellers sera son ultime combat. L'histoire de Lucio est une suite d'événements extraordinaires: filatures, coups d'éclat, trahisons. On y croise des voyous, des militants de l'ETA et d'Action Directe, des avocats connus, des procureurs, des ministres, Che Guevara... Traqué autrefois par la PJ, Interpol, les RG, la Brigade Financière, Lucio a décidé de se raconter. Tout est vrai dans ce livre, y compris son credo "De quel droit pouvait-on m'interdire de voler? C'était pour faire du bien! Je suis fier de ce que j'ai fait."
Nombre de pages
331
Date de parution
20/04/2000
Poids
339g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782080677594
Titre
Lucio l'irréductible
Auteur
Thomas Bernard
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
339
Date de parution
20000420
Nombre de pages
331,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
En ce printemps de 1212, combien furent-ils à se jeter sur les routes, dans l'espoir fou d'aller sauver le monde à Jérusalem, malgré le roi Philippe Auguste, la faim, les loups, la secte de ceux qui mutilent? Trente mille, davantage peut-être: une véritable armée! Toute la jeunesse de France, d'Allemagne, de Flandre, du Hainaut, de Picardie, disent les chroniqueurs. Tous convaincus qu'Etienne, le jeune berger de Cloyes, près de Chateaudun, suivi de la tendre Isegault, les guiderait et que la mer s'ouvrirait sous leurs pas. Combien en revinrent...Telle est l'épopée prodigieuse, sanglante, hallucinée parfois, que raconte avec lyrisme La Croisade des enfants. Son style fiévreux reflète cette époque païenne et mystique et fait de nous les compagnons de route des enfants perdus.Après La Bande à Bonnot, épopée tragique des "bandits perdus", Jacob, portrait complice d'un anarchiste, Les Provocations policières, histoire corrosive des rapports diaboliques entre l'Etat et la police, Aurore ou la génération perdue, le roman d'une génération qui vécut la guerre d'Algérie, mai 68, et la ruine des illusions; après quatorze années de chroniques incisives au "Canard Enchaîné", Bernard Thomas renouvelle, avec la sortie sur le petit écran du beau film de Serge Moati adapté de son roman, le thème qui nourrit toute sa création: la quête de l'absolu.
Qui n'a entendu parler de la bande à Bonnot? Voici le roman vrai de l'épopée sanglante de ces jeunes gens qu'on appela " les bandits tragiques ". Inventeurs du " hold-up " en automobile, desperados de l'anarchisme, sous-produits pathétiques de la misère des grandes villes, Pieds-Nickelés du crime, paumés d'un idéal, ils terrifièrent la France de la Belle Epoque. Celle des hauts-de-forme et des crinolines de chez Poiret, du five o'clock au Bois, des " week-ends " en Delaunay-Belleville à Dieppe, des Ballets russes et de la première traversée de la Manche en aéroplane, du naufrage du Titanic et du tour de France cycliste, avec en toile de fond l'ombre naissante de la Grande Guerre.Le crime de la rue Ordener, l'assassinat de la forêt de Sénart, l'agression de Chantilly, le meurtre de l'agent Garnier furent autant d'exploits dignes de Fantômas, avant les Fort-Chabrol à la mitrailleuse, à la dynamite ou au canon de Choisy-le-Roi et de Nogent-sur-Marne. La société se vengeait. " C'est beau, hein, l'agonie d'un homme! " s'exclama-t-on quand Bonnot, le chef du groupe, fut abattu alors qu'il allait être arrêté.Bernard Thomas, chroniqueur et critique de théâtre au Canard Enchaîné, romancier auquel nous devons notamment La Croisade des enfants, Aurore, La Vie engloutie, est également scénariste. Avec Serge Moati il a obtenu le " Sept d'or " 1988 de la télévision pour La Croisade des enfants.