Les médias sous contrôle : Liberté et responsabilité des journalistes au Sénégal
Thioro Gueye Issa
L'HARMATTAN
14,50 €
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EAN :9782296005549
Au moment où l'accès aux médias publics apparaît difficile pour nombre d'acteurs de la société sénégalaise se posent les questions d'accaparement des moyens d'information et du "bâillonnement de la presse." Dès lors, l'exercice libre du métier de journaliste devient problématique parce que s'opère une économie de l'information qui érige des interdits, des tabous et des lignes de vérités contre lesquels il est impossible de transiger sans ambages. L'approche d'échéances politiques au Sénégal transforme les médias en porteurs d'enjeux et souligne en même temps l'appropriation exclusive des outils publics de communication de masse au seul profit d'une tendance, en l'occurrence le parti gouvernemental. Les dérives monolithiques que cela engendre posent deux problèmes majeurs : celui des conditions démocratiques et celui de la responsabilité des journalistes dans la production et la diffusion plurielle de l'information en vue d'une bonne documentation citoyenne. Car, face à un risque de dictature du sens et à l'institution d'une police de la pensée, les professionnels du commentaire, que sont les gens de médias, sont voués généralement à la censure ou à l'autocensure.
Nombre de pages
151
Date de parution
01/04/2006
Poids
168g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296005549
Titre
Les médias sous contrôle : Liberté et responsabilité des journalistes au Sénégal
ISBN
2296005543
Auteur
Thioro Gueye Issa
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
168
Date de parution
20060401
Nombre de pages
151,00 €
Disponibilité
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...