L'Atlantique révolutionnaire. Une perspective ibéro-américaine
Thibaud Clément ; Entin Gabriel ; Gomez Alejandro
PERSEIDES
29,90 €
Epuisé
EAN :9782915596953
De la guerre de Sept ans aux émancipations nationales de l'Amérique ibérique, les sociétés européennes et coloniales de l'espace atlantique connaissent une série de ruptures politiques majeures qui redessinent la carte politique des Amériques comme de l'Europe. L'hémisphère occidental se peuple de nouveaux états, républiques ou empires, l'un éphémère - le Mexique -, l'autre durable - le Brésil. Or, si les Révolutions américaine et française, et, depuis peu, haïtienne, ont pris toute leur place dans la séquence prestigieuse des révolutions atlantiques, les indépendances hispano-américaines et brésilienne continuent à apparaître comme des mouvements incomplets ou ratés. Ce jugement sévère ne fait pas justice à la richesse et à la complexité de ces révolutions d'indépendance qui posèrent de façon précoce la question de l'égalité civile et de l'esclavage, au sein de sociétés coloniales où les libres de couleur et les Indiens étaient souvent majoritaires. Rassemblant des contributions de spécialistes reconnus des trois continents de l'Atlantique, L'Atlantique révolutionnaire : une perspective ibéro-américaine traduit la richesse et le dynamisme de l'historiographie actuelle sur le moment révolutionnaire ibérique et ibéro-américain. Il place le sous-continent au centre de l'attention sans pour autant négliger la question devenue classique des imbrications et des interactions impériales, aux Antilles, notamment. Inscrit dans la perspective de la nouvelle histoire atlantique, il explore les dimensions sociales, politiques et "raciales" d'un moment décisif pour la modernité politique et la construction de sociétés plurielles confrontées à la dialectique de la liberté et de l'esclavage, de l'égalité et de la discrimination.
Nombre de pages
530
Date de parution
12/10/2013
Poids
760g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782915596953
Titre
L'Atlantique révolutionnaire. Une perspective ibéro-américaine
Auteur
Thibaud Clément ; Entin Gabriel ; Gomez Alejandro
Editeur
PERSEIDES
Largeur
150
Poids
760
Date de parution
20131012
Nombre de pages
530,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Pourquoi les premières républiques du monde hispanique sont-elles nées, au Nord de l'Amérique du Sud, entre Caracas, Carthagène-des-Indes et Bogotá? Comment, à l'aube du XIXe siècle, expliquer le surgissement précoce du régime de l'égalité civile au sein de sociétés organisées par les hiérarchies du statut et de la race ? Que doivent ces nouvelles républiques aux révoltes et aux révolutions de la Caraïbe française ou néerlandaise ? Comment " régénérer " un " peuple esclave " en une nation émancipée, et transformer Indiens, métis et libres de couleur en citoyens ? Les révolutions de Terre-Ferme forment un pan oublié de l'histoire du républicanisme moderne. Elles voulurent faire d'une société coloniale un peuple d'égaux devant la loi, détruire le principe de la " pureté de sang ", abolir la noblesse, sans guère toucher à l'esclavage. Ces guerres d'indépendance furent le fer de lance politique et militaire de l'émancipation de l'Amérique du Sud. Leurs cohortes combattirent jusqu'à Potosí et Bolívar convoqua un congrès à Panamá dans le but de fédérer les jeunes nations américaines. L'idée républicaine s'est aussi construite loin de Philadelphie et de Paris, avec le soutien des " gens de couleur ". Ces premiers Etats sans roi de l'Amérique latine s'inscrivent, de plein droit, dans la séquence des révolutions atlantiques, contribuant ainsi à redessiner la carte politique du monde contemporain.
Républiques en armes questionne un récit officiel, celui de la naissance des nations hispano-américaines. Car les république de Colombie et du Venezuela ne procèdent ni d'un protonationalisme ancien, ni d'une rivalité entre " Créoles " d'Amérique et " Espagnols " européens. Il est, à l'origine, la conséquence de l'effondrement inattendu de la Monarchie hispanique après l'invasion de la péninsule Ibérique par Napoléon en 1808. Nourri par des recherches dans les archives colombiennes, espagnoles et vénézuéliennes et à travers l'étude prosopographique de plus de 3 800 soldats, l'ouvrage décrit les changements sociopolitiques de l'institution militaire. Les milices inexpertes de 1810 cèdent la place aux guérillas puis à la grande armée libératrice - l'Ejército Libertador de Simon Bolivar. Victorieuses à Boyaca, Carabobo, Pichincha, Junin el Ayacucho, les.légions bolivariennes arrachèrent les indépendances du Venezuela, de la Colombie, du Panama, de l'Equateur, du Pérou et de la Bolivie actuels. Dans la construction des nations, les troupes patriotes devinrent les piliers du projet révolutionnaire des élites libérales. Vecteurs des valeurs politiques modernes, les forces armées en vinrent à constituer la matrice d'un Peuple " régénéré ". Elles servirent alors de base symbolique, politique et sociale à la souveraineté des nouveaux Etats indépendants. Républiques en armes aborde les origines d'une histoire dramatiquement ouverte et propose une réflexion sur l'origine dés systèmes politiques et des identités nationales du Venezuela et de la Colombie.
Contre-révolution européenne vs vague révolutionnaire mondialeAnnée fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien ...Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc des révolutions continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global.S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde.
Depuis la Révolution cubaine ou encore les dictatures des années 1960-1980, et jusqu'à nos jours, les pays de l'Amérique latine n'ont cessé d'être au centre de l'actualité et du débat politique. Cet ouvrage ambitieux et synthétique offre les clés historiques pour comprendre l'actualité convulsée du sous-continent en identifiant les jalons les plus importants de son histoire contemporaine et en mettant en lumière les expériences politiques et les mouvements sociaux qui l'agitent depuis deux siècles. La dimension essentielle des révolutions et des contre-révolutions permet d'explorer une histoire passionnante et complexe, en s'attachant aux acteurs individuels et collectifs, à leurs motivations et à leurs idées, mais aussi à l'imprévisibilité de leurs actions. En parallèle, on inscrit les événements dans une plus longue durée, en interrogeant les réactions qu'ils ont suscitées, mais aussi leur mémoire. Cette réflexion, en outre, joue sur plusieurs échelles d'analyse : locale, nationale, régionale et même, globale, comme pour la révolution cubaine.
Guillaume Lejean (1824-1871), voyageur et géographe breton, a effectué ses voyages en orient entre 1866 et 1870 et le récit en a été publié dans Le Tour du Monde, grande revue géographique et ethnographique française, entre 1867 et 1873. Lejean était envoyé en mission par les ministères français des affaires étrangères et de l'instruction publique. Ces voyages dans la partie orientale de l'empire ottoman et dans l'Inde anglaise nous valent un récit tout à la fois géographique, archéologique, sociologique, économique et politique de la vie des peuples subissant durement la domination des ottomans, des anglais et des maharadjas, dans des régions que les affrontements entre la Russie et l'Angleterre rendent difficiles et périlleux. homme rude, merveilleux observateur, sensible tant aux aspects physiques et aux modes de vie des peuples - notamment ceux des femmes - qu'à la beauté des paysages traversés, attentif aux traces du périple d'Alexandre le Grand, Lejean est l'un des voyageurs les plus captivants de son temps. Oublié après sa mort, il a été redécouvert dans les années 1990. Dans des pages passionnantes et souvent éblouissantes, il nous montre à quel point ces régions, toujours en proie à des conflits compliqués, étaient déjà au XIXe siècle l'une des parties les plus agitées de la planète. A ce titre, ce livre reste pour le lecteur d'aujourd'hui un document passionnant.
Cet ouvrage constitue une étude minutieuse et approfondie de l'administration régionale de l'empire carolingien. Il est généralement admis que la division moyenne des circonscriptions est la vicaria à l'ouest de l'Empire, et la centena à l'est. Pourtant, non seulement on retrouve cette dernière aussi en partie à l'ouest, mais on compte au total plus de douze divisions moyennes qui vont exister jusqu'au Moyen Age central. L'auteur se propose de retracer l'évolution de ces institutions au Haut Moyen Age ainsi qu'au Moyen Age central, en s'intéressant en premier lieu à la région du Poitou, puis à l'ouest de la France et enfin à l'empire carolingien dans sa totalité. Comment s'opérait la formation des circonscriptions ? Quels étaient leur hiérarchie, les domaines de compétence. C'est sur ces questions et beaucoup d'autres que cette nouvelle étude de M. Miyamatsu, traduite du japonais, s'efforce de faire le point.
Espace visuel et mental, la mer, telle qu'elle se présente sur les côtes de la Manche, offre à la contemplation un vaste horizon en perpétuel mouvement. Un horizon qui a influencé de nombreux écrivains, philosophes et poètes d'hier et d'aujourd'hui. L'auteur des textes qui sont ici réunis propose de déambuler sur leurs pas, entre Cancale et Douarnenez, sur la côte du Dorset et dans les îles anglo-normandes.