Cent lectures de Marcel Duchamp. "Ce sont les regardeurs qui font les tableaux"
Thenot Jean-Paul ; Chauveau Françoise ; Pluchart F
YELLOW NOW
15,00 €
Epuisé
EAN :9782873401993
Proposer à un public de cent personnes, étranger pour la plupart à l'art, la lecture de certaines ?uvres de Marcel Duchamp permet-il de mesurer l'écart entre ces ?uvres et le texte ou le titre qui les soutient, les transforme, les souligne ou les mystifie ? Bien sûr, chaque regardeur s'approprie images et textes pour les faire siens. Et la lecture d'une image est aussi une façon de se lire soi-même : par le regard se révèlent les affects et le mental du regardeur ; on pourrait parler d'inconscient optique, toute vision étant prise dans les manques à combler et les mécanismes du désir. Dans une perspective sociocritique, Jean-Paul Thenot a voulu faire lire Marcel Duchamp avec la même distance que celui-ci attendait de lui-même et des autres ; il aboutit à un constat, non sur la viabilité du discours de Marcel Duchamp, mais sur la manière dont est reçue, globalement, son ?uvre. Soit Marcel Duchamp comme lieu de projection ou révélateur optique...
Nombre de pages
143
Date de parution
30/03/2006
Poids
150g
Plus d'informations
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EAN
9782873401993
Titre
Cent lectures de Marcel Duchamp. "Ce sont les regardeurs qui font les tableaux"
Auteur
Thenot Jean-Paul ; Chauveau Françoise ; Pluchart F
Editeur
YELLOW NOW
Largeur
0
Poids
150
Date de parution
20060330
Nombre de pages
143,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Entre 1956 et 1960, au crépuscule du cinéma classique hollywoodien, Budd Boetticher réalise en indépendant sept westerns incisifs, tous portés par le même acteur granitique, Randolph Scott, considéré par beaucoup comme son inamovible double de fiction. De ce cycle émerge une trilogie, tendue tel un arc, dont Comanche Station assure la quintessence. Dans ce film, pas de graisse, aucune fioriture, nul happy end et encore moins de sentimentalisme, sinon asséché, tout juste une succession de déplacements et de pauses, de trajectoires entêtées et de bivouacs faussement réparateurs, menant en droite ligne vers une apparente résolution finale qui, au personnage central, n'offrira ni repos, ni romance, le laissant seul avec ses tourments initiaux. Il fallait bien le visage impassible de Randolph Scott pour ainsi sortir le western du lyrisme ou des chevauchées fantastiques et oser tendre vers l'épure, voire l'abstraction, où la modernité l'attendait. S'il analyse le film avec rigueur ou, mieux, le psychanalyse avec gaieté, Pierre Gabaston s'adresse aussi directement au cinéaste, dans une forme de dialogue imaginaire et complice, convoquant leurs passions communes pour la tauromachie et les paysages indomptés, présence concrète, matière vivante, partenaire à part entière de l'intrigue. Autant dès lors avertir : bien plus qu'une exégèse, cet essai se veut d'abord livre d'amitié cinématographique et probablement un des ouvrages les plus intimes jamais écrits sur un western.