C'est dans l'univers du protestantisme avec Martin Luther, on l'oublie parfois, que sont nés les premiers catéchismes en questions-réponses. Il revient ici au bibliste allemand protestant Gerd Theissen de proposer cette formulation de la foi chrétienne, assumée de manière personnelle, en des termes très accessibles et contemporains, dans la tradition de la théologie libérale. La forme questions-réponses se double d'une dimension méditative. Les textes fondamentaux de la foi (Dix commandements, Notre Pèreâ¦) sont abordés. La Bible et la Tradition de l'Eglise (ex. : la question de la nature et de la grâceâ¦) sont présentes, mais aussi l'expérience humaine et la raison. Pour l'auteur, Kant, Jaspers ou Ricoeur, mais aussi Freud, Marx ou Nietzsche sont tout autant à prendre en compte que bien des théologiens. Enfin, il y a le souci de l'auteur de proposer une démarche de consensus, pour rejoindre le plus grand nombre de lecteurs aujourd'huiâ¦
Qu'est-ce qui caractérise, aux yeux de Gerd Theissen, la tâche de la prédication ? En premier lieu, l'enracinement dans le témoignage biblique. Non pas pour répéter un " texte sacré ", ou en produire un commentaire. Il s'agit bien plutôt de créer, en écho à ce texte, de nouveaux textes qui ouvrent à l'auditeur, à l'auditrice, un espace de réflexion ou d'identification. La prédication ne répète pas, elle crée... Le souci de G. Theissen est de produire le texte biblique comme un texte " ouvert ", qui suggère diverses possibilités, autorise plusieurs compréhensions, et appelle donc l'activité interprétative de l'auditeur (du lecteur !). G. Delteil
Quatrième de couverture La religion des premiers chrétiens renouvelle l'histoire du christianisme naissant. Gerd Theissen veut montrer et faire comprendre comment la foi et les pratiques des premiers chrétiens se sont inscrites dans leur environnement et l'ont transformé. La religion y est abordée sous trois perspectives la foi (référée à un mythe ou à une histoire), le culte (des rites) et un éthos (des exigences éthiques ou des formes de vie). Dès lors, dans le sillage de jésus, le christianisme se profile précisément à partir du judaïsme dans lequel il s'enracine : il élabore un « monde de signes religieux » qui lui est propre, il se déploie dans la foi et les pratiques des communautés chrétiennes et contribue à transformer la société en donnant une orientation nouvelle à l'histoire. Ce livre propose une approche originale du fait chrétien en son commencement. Il se distingue d'une « théologie du Nouveau Testament » destinée à l'Église. Il cherche plutôt à reconstituer la vie et la pensée des premiers chrétiens pour les faire comprendre même à ceux qui ne partagent pas la conviction chrétienne.
Comment exprimer de manière renouvelée la foi chrétienne et la présenter aux personnes d'aujourd'hui avec pertinence ? Comment le faire aussi en tenant compte de la culture contemporaine et en essayant de dépasser les différences confessionnelles issues de l'histoire ? Le bibliste allemand protestant Gerd Theissen relève ici le défi en proposant cette formulation courageuse et inédite, assumée de manière personnelle et présentée dans des termes très accessibles. Reprenant l'une des grandes intuitions de Martin Luther, auteur des premiers catéchismes sous forme de questions-réponses, il suit ici la même méthode pour présenter les grands axes de ce que les chrétiens peuvent croire. Les textes fondamentaux de la foi (Dix Commandements, Notre Père...) sont abordés. La Bible et la tradition de l'Eglise sont présentes, mais tout autant l'expérience humaine et la raison, ainsi que le rapport avec les autres religions. Pour l'auteur, Kant, Jaspers ou Ricoeur, mais également Freud, Marx ou Nietzsche ont leur place aux côtés des théologiens. C'est à une profession de foi critique, intelligemment consensuelle et en phase avec la culture de notre temps, que Gerd Theissen nous invite, sans confusion ni simplisme. Traduit de l'allemand par Jean-Marc Tétaz. Préface de Jean-Louis Schlegel, philosophe et sociologue des religions.
Le désir d'être humble ! Voilà ce qui taraude Benoît Standaert depuis son plus jeune âge. A partir d'août 2007, ce moine bénédictin, devenu ermite, a relevé dans les pages d'un cahier ses expériences et ses réflexions pour approfondir sa quête. Dans le sillage des Pères du désert ou des mystiques flamands Ruysbroeck et Dom André Louf, ce moine d'aujourd'hui rappelle que le secret de la foi, de la joie chrétienne, n'a qu'un nom : l'humilité. C'est par l'humilité qu'on devient pauvre de coeur et c'est par l'humilité que l'Evangile vaincra toutes les résistances, à commencer par les nôtres ! Un plaidoyer remarquable pour un christianisme humble.
Discours au Parlement européen et au Conseil de l'Europe (Strasbourg, 2014) ; à la réception du Prix Charlemagne (Vatican, 2016) ; aux chefs d'état et de gouvernement de l'Union européenne (Vatican, 2017) ; aux participants à la conférence "(Re)Thinking Europe" (Vatican, 2017). Préface du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Saint-Siège.
Terre inconnue dans laquelle nous pénétrons lentement, âpre pays à traverser et à conquérir, la vieillesse a ses grandes ombres, ses embûches et ses fragilités, mais ne doit pas être séparée de la vie : elle fait partie du chemin de l'existence, avec ses propres atouts. La vieillesse est un art de vivre que nous pouvons bâtir, jour après jour, en s'appuyant sur notre conscience, nos choix, la qualité de nos relations avec les autres, et jamais sans les autres. Elle nous prépare, peu à peu, à accepter l'inachevé, à relâcher le contrôle que nous avons sur le monde et sur les choses. Dans l'inexorable face-à-face avec le corps qui progressivement nous trahit, Enzo Bianchi invite chacun de nous à accueillir cette étape, sans jamais considérer l'avenir avec une nostalgie mélancolique, mais en y trouvant au contraire l'occasion précieuse d'un acte généreux de confiance envers les nouvelles générations.