L'envers des sociétés industrielles. Approche comparative franco-brésilienne
Thébaud-Mony Annie
L'HARMATTAN
21,00 €
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EAN :9782738409218
Envers des sociétés industrielles_ ceux qu'exclut la croissance : migrants, chômeurs et "nouveaux pauvres" d'un pays du Nord, la France. Envers des "usines-jardins" et des sièges sociaux des multinationales françaises... les productions dangereuses "délocalisées" vers un pays du Sud, le Brésil. Envers du progrès... les risques multiples et l'inégalité sociale face à la maladie et face à la mort. Envers de la science... ce regard sur ce qu'elle oublie, occulte, néglige... la genèse sociale des maladies d'hier et d'aujourd'hui, tandis que le mot même de cancer professionnel est banni du langage des préventeurs... Mais l'envers c'est aussi la santé, la vie, la justice, le respect des équilibres écologiques, la réduction des inégalités, en contre-pouvoir de la "raison économique"... "Cet ouvrage multidisciplinaire n'a rien de polémique, souligne L.Y. Thomas dans la préface : il décrit sèchement une vérité plutôt cruelle. Situé dans une perspective résolument comparative (France-Brésil), le texte s'articule en trois parties dont on s'aperçoit bien vite qu'à propos de champs différents elles renvoient aux mêmes contextes et aux mêmes types d'interprétation : développement industriel, inégalités sociales et santé (ce qui constitue le cadre général de la quotidienneté), travail et santé (qui se déduit directement de ce qui précède), sociétés planétaires et transfert de risques (qui traduit à l'échelon international ce qui venait d'être dit au plan national), ces titres suffisent à eux seuls à planter le décor et à bien mesurer l'ampleur de la menace, mieux, de la tragédie."
Nombre de pages
204
Date de parution
03/05/2000
Poids
266g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738409218
Titre
L'envers des sociétés industrielles. Approche comparative franco-brésilienne
ISBN
2738409210
Auteur
Thébaud-Mony Annie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
266
Date de parution
20000503
Nombre de pages
204,00 €
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Les savoirs scientifiques et médicaux permettent aujourd'hui d'identifier de très nombreux facteurs d'altération de la santé par le travail. Pourtant, on constate la généralisation de la mise en danger délibérée d'autrui dans les choix d'organisation du travail, ainsi que dans les politiques publiques les rendant légitimes. Comment expliquer cette contradiction? Par la pression des décideurs chargés d'abaisser constamment les coûts par la sous-traitance du travail et de ses risques. En bout de cascade, la figure de l'intérimaire et de tous les travailleurs invisibles témoigne d'un retour à l'insécurité et à l'indignité, formes modernes de servitude. A partir de nombreux témoignages recueillis dans divers secteurs de l'industrie et des services, et de l'exemple phare de l'amiante, ce livre met en lumière angle mort de la santé publique: les atteintes à la vie, à la santé et à la dignité des travailleurs. Se situant en référence au code de procédure pénale, l'auteure montre comment l'impunité des responsables est totale, qu'il s'agisse de l'homicide, du délit de mise en danger d'autrui, des atteintes à la dignité ou de la non-assistance à personne en danger. Elle montre aussi les dérives d'une recherche sous influence. Un livre salutaire, qui appelle à la vigilance citoyenne et à la résistance individuelle et collective. Biographie: Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), et dirige le Groupement d'intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 9) à l'université Paris-XIII. Elle est par ailleurs porte-parole de Ban Asbestos, réseau d'associations qui luttent au niveau international contre l'utilisation de l'amiante. Ce livre a été couronné en 2008 par le prix de l'Association des journalistes médicaux de la presse grand public (AJMED).
Présentation de l'éditeur Dans les discours politiques, la science est aujourd'hui de plus en plus convoquée pour énoncer des vérités incontestables. Pourtant, suite à de nombreux scandales sanitaires, un climat de suspicion s'est installé, creusant un fossé entre les chercheurs et les citoyens. Chacun est alors confronté à ces questions essentielles s'agissant de la santé : qui croire ? Que nous cache-t-on ? À qui profite la science ? Ces questions sont au cœur de ce livre, qui analyse comment de nombreux chercheurs ont participé à un processus de confiscation de la science au service des intérêts privés de grands groupes industriels, souvent avec la complicité active de l'État. Ils ont ainsi contribué à instaurer l'hégémonie d'une " stratégie du doute " quant aux risques industriels (amiante, plomb, nucléaire, pesticides, etc.) et à leurs conséquences. S'appuyant sur sa propre expérience professionnelle et sur celle d'Henri Pézerat, toxicologue connu pour son engagement scientifique et citoyen contre l'amiante, Annie Thébaud-Mony dénonce ici avec force le cynisme et l'impunité de ceux qui, délibérément, ont choisi la mort des autres pour leur plus grand profit. Ses révélations dressent un réquisitoire implacable, qui invite à résister à l'imposture scientifique et à mettre en synergie, en matière de santé publique, savoirs scientifiques et savoirs citoyens.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...