Quatre siècles de thérapeutique médicale du XVIe au XIXe siècle en Europe
Teyssou Roger ; Moreau Richard
L'HARMATTAN
26,50 €
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EAN :9782296038271
La thérapeutique occupe de nos jours une place prépondérante dans le domaine de la santé. Son efficacité est reconnue, ses résultats positifs sont admis, au même titre que ses effets secondaires redoutables parfois. Autrefois, les praticiens ne disposaient que d'un petit nombre de traitements efficaces. Leur démarche était avant tout diagnostique puis attentiste car ils n'avaient pas le pouvoir de changer le cours de la maladie. Tout a changé depuis lors et l'action des médicaments a gagné en puissance, obtenant des résultats inconcevables il y a un siècle. Comment la thérapeutique est-elle parvenue à un tel degré d'efficience, inégalé jusque-là ? Ce livre retrace les étapes qui, de découvertes en découvertes, ont suscité, en quatre cents ans, plus de bouleversements dans l'art se soigner que quatre millénaires d'empirisme et de superstitions. Tout a commencé au XVIe siècle, quand se manifestèrent et s'affrontèrent deux courants de pensée : l'un, traditionaliste, représenté par FERNEL, perpétuant la tradition médiévale issue de l'Antiquité, des Arabes et de Salerne, tout en la clarifiant ; l'autre, plus réformateur que novateur, avec PARACELSE comme chef de file, proposant la préparation des médicaments à partir des méthodes chimiques, le tout imprégné de magie et d'astrologie, mais introduisant de fait la chimie, jusqu'ici apanage exclusif des alchimistes, chez les apothicaires et les médecins. Le XVIIe siècle allait accentuer cette tendance en généralisant l'emploi du mercure, de l'arsenic, de l'antimoine et du quinquina, remèdes dont l'efficacité était en contradiction formelle avec les théories galéniques qui perdent beaucoup de leur crédibilité. Le Siècle des Lumières, alliant la défiance au scepticisme, débarrassa des pharmacopées les médicaments hétéroclites et bizarres et amorça un retour très hippocratique vers la nature, souverain remède à bien des maux, tout en imprimant à la chimie un progrès décisif. Le XIXe siècle, enfin, fit, peu à peu, table rase du passé, conservant toutefois, à côté de principes actifs efficaces, les vieilles préparations qu'il n'osait éliminer par routine et respect de la tradition. Néanmoins, il permit de telles avancées dans la fabrication et l'expérimentation de nouvelles substances médicamenteuses, qu'il jeta les fondements de la pharmacologie contemporaine.
Nombre de pages
280
Date de parution
30/07/2007
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296038271
Titre
Quatre siècles de thérapeutique médicale du XVIe au XIXe siècle en Europe
Auteur
Teyssou Roger ; Moreau Richard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20070730
Nombre de pages
280,00 €
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Destinée étrange que celle de Félix Le Dantec (1869-1917), Breton de souche, enfant surdoué, brillant normalien, biologiste exceptionnel, philosophe libertaire. Son anticonformisme s'accompagne d'un athéisme assumé et de convictions déterministes excluant tout libre arbitre et intervention du hasard chez l'humain. Aventurier dans l'âme, Le Dantec voyage en Indochine avec Auguste Pavie, puis réalise sa thèse avec Metchnikoff. Il collabore avec Guiart à Wimereux et part étudier la fièvre jaune au Brésil sur invitation de Pasteur. Sa productivité est incroyable : entre 1895 et 1917, il publie deux ouvrages par an ! Roger Teyssou a analysé tous ses écrits, ainsi que ses 150 publications pour diverses revues entre 1890 et 1917. Le Dantec décède à Paris, à 47 ans, de la tuberculose. Il laisse le souvenir d'un homme bon, original, anticonformiste, tolérant, éloigné de tout fanatisme. Ses erreurs sont pardonnées en raison de son honnêteté profonde et de sa puissante originalité. La presse de l'époque salue respectueusement sa disparition, reconnaissant ses convictions. Son entourage le décrit comme un laïc exemplaire, et cela n'est pas le fruit du hasard.
L'inoculation de la variole est un épisode méconnu voire oublié de l'histoire de la médecine. Cette méthode prophylactique naquit vraisemblablement en Extrême-Orient dès l'Antiquité et se répandit quand les guerres liées aux conquêtes musulmanes puis aux croisades disséminèrent la petite vérole en Europe occidentale. La variolisation commença en Angleterre et dans les colonies britanniques d'Amérique quand Lady Montagu rapporta d'Istanbul, en 1720, la technique de l'insertion du pus varioleux à des sujets sains pour les prémunir de la maladie. Si la littérature s'empara de ce thème, le tumulte s'apaisa avec la découverte de la vaccine par Jenner.
Ce livre suit pas à pas le cheminement qui, du XVIe siècle aux derniers jours du XIXe, a permis à la médecine d'accéder à un statut scientifique qui la fera passer de l'empirisme le plus inefficace au rationalisme le plus agissant. Les acteurs de ces progrès dans chaque spécialité, anatomistes, *physiologistes, médecins et chirurgiens sont suivis pas à pas et leurs publications énumérées et exposées avec le plus de détails possible, certains passages de leurs ?uvres étant cités in extenso. L'auteur offre donc au lecteur non seulement le déroulement des évènements qui ont permis à la médecine de progresser mais également un répertoire bibliographique des publications qui les accompagnèrent.
Ce livre, qui expose les péripéties ayant abouti à la découverte de la véritable cause de l'ulcère gastro- duodénal, est une mise en garde contre les séductions des systèmes et des idées toutes faites ne reposant que sur des concepts dépourvus de base scientifique. L'auteur, spécialiste des maladies de l'appareil digestif, relate, à travers son propre parcours professionnel confronté au déroulement de l'histoire, l'évolution des recherches et des théories consacrées à une maladie restée longtemps mystérieuse. L'extraordinaire vogue des interprétations psychanalytiques, de la maladie ulcéreuse gastrique, désormais abandonnées, n'a pas fini de nous étonner. Elle s'explique vraisemblablement par le succès des idées de Freud aux Etats-Unis puis à leur retour en Europe avec la vague idéologique anglo-saxonne triomphante à la suite des deux grands conflits mondiaux. Il est certain qu'en amont de la découverte de l'Helicobacter pylori comme responsable de l'ulcère, on a frôlé la vérité, notamment dès l'avènement des techniques histologiques et bactériologiques. Il y avait là un élan et un potentiel de découvertes qui ont été entravés par la préférence donnée aux explications psychologiques qui, nous le savons maintenant, menaient à une impasse. Les travaux de Marshall et Warren nous en ont fait sortir dès 1983 et leur ont valu le prix Nobel en 2005.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...