La Promesse syndicale. Quel syndicalisme pour le XXIe siècle ?
Tertrais Laurent
MICHALON
15,00 €
Epuisé
EAN :9782841866502
Les syndicalistes: faibles, divisés, dépensiers, grévistes! Au mieux considérés comme des urgentistes de l'emploi et des conditions de travail. Au pire accusés d'empêcher réformes et modernisation. Aucun débat public ne mérite une telle caricature.Les enjeux sociaux sont devenus complexes depuis la création des grandes confédérations. Parcellisation de l'activité, dévalorisation de certains métiers, difficulté à valoriser le travail intellectuel, protection sociale menacée par le poids de la dette... L'actif est de moins en moins un salarié qui échange sa production contre de la protection. La domination financière sur l'activité, d'un côté, la domination de la consommation sur l'économie, de l'autre, l'ont placé dans une situation de solitude jusqu'à l'intérieur même de l'entreprise. Voilà qui renouvelle la question syndicale.Dans l'entreprise, le syndicalisme valorise le capital humain. En région, il tente d'anticiper les restructurations. Il a rendu la place du travail incontournable dans l'espace public. Les syndicalistes sont devenus les grands acteurs de la question sociale, tout en restant proches du quotidien des salariés. Qu'est-ce qu un militant syndical, si ce n'est un salarié liant sens critique et intérêt général? Le syndicalisme est une idée neuve.
Nombre de pages
153
Date de parution
26/04/2012
Poids
188g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782841866502
Titre
La Promesse syndicale. Quel syndicalisme pour le XXIe siècle ?
Auteur
Tertrais Laurent
Editeur
MICHALON
Largeur
133
Poids
188
Date de parution
20120426
Nombre de pages
153,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La littérature s'est toujours intéressée au travail. Les écrivains ont cherché à le définir, à le décrire, certains l'ont magnifié, d'autres condamné. Du Contrat social de Rousseau aux nouvelles technologies, la littérature a accompagné les mutations du travail, forgé les concepts d'aliénation ou de libération, interrogé sa nature - manuel contre intellectuel -, et parfois débouché sur des constructions de mondes et de sociétés utopiques. Aujourd'hui, l'ampleur du chômage et du sous-emploi donne un goût amer au travail. Majoritairement tertiaire, il n'est plus destiné à transformer la matière mais à répondre aux attentes de personnes. Le goût du travail peut alors être aussi celui des autres et de ce que l'on aime faire. Balade sur les voies du travail en compagnie de Stendhal, Baudelaire, Aristide Bruant, Saint-Exupéry, Prévert, Daniel Defoe, Karl Marx, Victor Hugo, Nicolas Boileau, George Sand, Khalil Gibran, Hannah Arendt, Alain et bien d'autres.
L'ampleur du chômage nous aurait-elle fait oublier le travail lui-même ? La course à l'emploi et à la productivité a pris le pas sur une approche positive de l'activité. On valorise peu les métiers, le goût pour le travail bien fait et la performance collective. La précarité et l'intensification de l'activité nous font paradoxalement oublier que le travail est en soi un objet public. Parlons de nos identités professionnelles. Donnons alors des moyens contre la solitude. Misons sur la politique éducative et la qualité des parcours dès l'enfance.
La crise sanitaire, économique et sociale coupe en trois le monde du travail. Il y a les actifs qui ne peuvent travailler suffisamment, voire ne travaillent pas du tout, notamment des jeunes et des populations moins diplômées. Il y a celles et ceux qui sont en emploi à peu près stable et dont la charge est à peu près équilibrée. Et il y a toutes celles et ceux qui sont en surcharge, fatigués de mener de front leur travail, leurs proches et leur propre intimité. Celles et ceux qui se sentent usés par leur quotidien, par la gabegie numérique et le télétravail, ou qui se sentent seuls et peu soutenus dans leur entreprise. Et puis il y a celles et ceux qui s'ennuient, qui se disent placardisés, sous-employés ou à qui on ne fait pas suffisamment confiance... Cet ouvrage permet de comprendre l'urgence de la question de la charge de travail. Il fournit les éléments concrets d'analyse et permet de mettre en oeuvre des propositions adaptées à la réalité des situations de travail.
On ne parle pas assez du travail, c'est bien cela qu'il faut regarder. La moitié des travailleurs se disent en surcharge. D'autres - ils sont plusieurs millions - ne travaillent pas autant qu'ils le souhaiteraient. Certains sont en poste mais souffrent de s'ennuyer et de manquer de reconnaissance. Et beaucoup ont manifesté pour ne pas travailler deux ans de plus avant d'atteindre leur retraite. Pourtant, la plupart d'entre nous se disent fiers de leur travail et de leur engagement. Le problème du travail, c'est son emploi. Chacun de nous a envie et besoin de consentir à un effort, le travail étant le propre de l'Homme, mais nous n'en maîtrisons pas complétement les conditions. Nous aimerions donc en discuter. Pas forcément pour travailler moins, mais pour travailler mieux et faire reconnaître précisément l'effort personnel et son résultat. En parler, cela permet de mieux le répartir et de négocier des appuis. Parler de notre charge de travail, de ce qui nous occupe et nous préoccupe, telle qu'elle est vécue par le travailleur, à son niveau et au niveau du quotidien, c'est bien cela qu'il faut regarder.
En 1944, Raphaël Lemkin est le créateur du concept juridique de génocide et des notions de « crimecontre l'humanité ». De la Société des Nations à l'Organisation des Nations Unies, en passant par le tribunal de Nuremberg, ce juif polonais réfugié aux Etats-Unis a été un acteur fondamental du développement d'un droit international humanitaire.
Savez-vous que votre enfant peut vous être enlevé parce que vous l'aimez trop, parce que vous êtes en conflit avec votre conjoint, victime de violences ou simplement parce qu'un motif aura été " trouvé " par les services sociaux ? Le placement d'un enfant est de plus en plus fréquemment décidé par la justice pour des motifs qui n'ont rien à voir avec un danger, et de très nombreux enfants sont retirés à leur famille aimante et bientraitante. Le placement des enfants est aussi la double peine des femmes victimes de violences conjugales, ou des enfants victimes d'inceste. La CIIVISE, le mouvement #metoo ont mis en lumière le faible poids de la parole des victimes. Pour la première fois, une avocate dénonce ce fléau, à l'origine de véritables drames : le placement abusif d'enfants. A travers des récits de dossiers typiques et l'analyse des influences qui s'exercent sur un système judiciaire dépendant des services sociaux, elle pointe du doigt des dysfonctionnements majeurs affectant la protection de l'enfance. Dotée d'un budget de plus de 8 milliards annuels, l'intervention majoritaire d'acteurs du secteur privé introduit dans ce système socio-judiciaire peu contrôlé une inquiétante notion de rentabilité. Appuyée par la contribution scientifique du Dr Isabelle Salmon, docteur en médecine et docteur en sciences sociales et humaines, Christine Cerrada signe un document édifiant, véritable pavé dans la mare, qui dénonce une atteinte sans précédent à la liberté fondamentale de vivre en famille.