Les filles des eaux dans l'océan indien. Mythes, Récits, Représentations
Terramorsi Bernard
L'HARMATTAN
49,50 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782296135420
En mai 2008, à Toliara s'est tenu le colloque international Les Filles des Eaux dans l'océan Indien avec le soutien de l'A U F et du C R L H 0 I de l'Université de La Réunion. L'assistance importante a témoigné de la fascination collective exercée par les femmes-poisson et les Mères marines mythiques. Deux films rares ont été projetés, Andantino : Zazavavindrano ou l'Amour malgache de Léon Poirier (1924) et Zazavavindrano de Ferdinand Dimier et Etienne Azaïs (1964). La mythologie des Sirènes mêlant croyances vécues et pratiques cultuelles, est habituellement étudiée au sein des cultures occidentales. Le choix de rassembler dans la ville portuaire de Toliara -au sud-ouest de Madagascar, en bordure du canal de Mozambique-, des chercheurs de nationalités et de disciplines diverses, étudiant les Filles des eaux dans des champs pluriculturels et extra-européens, a été motivé par la place privilégiée de ces créatures dans les traditions orales malgaches. À la Réunion, à Maurice et aux Seychelles la Sirène a presque disparu du fonds légendaire créole. Aux Comores, Marné Djamwé est un poisson-femme comestible pour celui qui l'a péché et peut jurer, sur le Coran, de ne pas avoir eu de relations sexuelles avec lui. À Madagascar, sirènes et ondines sont des figures essentielles des traditions orales, elles sont appelées sur les hauts plateaux centraux, zazavavindrano (" fille de l'eau "). Dans le sud-est on les nomme kembarano ; sur la côte sud-ouest (pays vezo), on les appelle ampelamananisa (" femme-avec-des-ouïes ") ; et dans l'extrême sud (pays tandroy), ampelanosendrano (femme-îlot-des-eaux) : la mythologie de ces femmes-poisson côtières n'avait jamais été étudiée dans sa spécificité jusqu'à présent. Des récits innombrables (contes, légendes généalogiques et aussi témoignages), des peintures funéraires (dossier photos), attestent à Madagascar, de l'omniprésence de femmes-poisson aux accents mélusiniens, à l'origine de généalogies mythiques et de clans prestigieux. Un corpus d'une trentaine de récits rares ou inédits, s'étendant du milieu du XIXe au début du XXIe siècle, est réuni dans des articles et surtout dans un dossier d'annexes, présentant pour la première fois les principales versions du mythe malgache de la femme-poisson. Dans les représentations culturelles de l'océan Indien, il y a une hétérogénéité des femmes pisciformes et amphibies. L'objectif de cet ouvrage interdisciplinaire n'est pas de donner un illusoire portrait-type de la Sirène indiaocéanique, mais de dénombrer et d'analyser, au sein d'un espace pluriculturel et plurilingue, des femmes aquatiques diverses, aux représentations et à la symbolique enracinées dans des traditions orales toujours en mouvement.
Nombre de pages
555
Date de parution
25/10/2010
Poids
900g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296135420
Titre
Les filles des eaux dans l'océan indien. Mythes, Récits, Représentations
Auteur
Terramorsi Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
900
Date de parution
20101025
Nombre de pages
555,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cette étude réunit une dizaine de récits de Henry James qualifiés de fantastiques, mais qui excédent les limites d'un genre, puisque plusieurs d'entre eux comptent parmi les nouvelles les plus célèbres de la littérature occidentale moderne : Le tour d'écrou, La figure dans le tapis, Le coin plaisant... Les nouvelles fantastiques de James — dont il n'existe à ce jour aucune édition complète en français — représentent moins du quart des 112 nouvelles écrites entre 1864 et 1910, entre l'Amérique natale et l'Angleterre, le XIXe et le XXe siècles. Si elles s'inscrivent de manière originale dans un genre littéraire — le Fantastique —, ces fictions sont aussi une voie privilégiée pour interroger, plus généralement, les fondements d'une écriture réputée énigmatique, et obsédée par ce que l'écrivain a appelé "the sense of the depths" le sens des profondeurs. Cette lecture plongeante de la fiction abyssale jamesienne, ne remonte pas à la surface cet objet perdu devenu innommable et évoqué comme "la chose" (the thing), par des personnages en proie à la mélancolie. Il s'agit plutôt de remettre en scène par morceaux successifs, ce que la lecture n'arrive pas à épuiser : une écriture qui nous échappe par son accomplissement même.La répétition obsédante de métaphores telles que le chaînon manquant, le trésor enterré, la figure dans le tapis, le tigre à l'affût ou les profondeurs insondables, pourrait induire "une sorte de message ésotérique" : or il n'y a pas de secret dans le texte jamesien, mais il y a un secret du texte, thématisé par ces récits qui adaptent la technique picturale de l'anamorphose à la représentation littéraire.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.