Rien n'y fait : malgré toute l'attention individuelle des élèves et des familles, l'avancée spectaculaire des filles dans les dernières décennies, l'école unique mise en place dès les années soixante, statistiquement, la réussite scolaire reste affaire d'origine sociale. Cela dure, cela perdure. Des études innombrables ont été menées, psychologues, linguistes, sociologues, pédagogues et didacticiens ont accumulé une somme de connaissances impressionnante, mais, chaque fois, partielles, limitées. Certaines voix, de droite et de gauche, en concluent même que cette inégalité scolaire est dans l'ordre des choses. Il faut repenser, à nouveaux frais, à la racine et dans son ensemble, cette question. C'est ce que fait le livre de Jean-Pierre Terrail : il propose donc une explication des inégalités scolaires, et de leur résistance à plusieurs décennies de lutte contre l'échec scolaire. S'appuyant sur le patrimoine accumulé des recherches de terrain, empruntant à l'anthropologie, à l'histoire, à la sociologie, la psychologie et la linguistique, l'enquête conduit l'auteur à réexaminer minutieusement quelques grandes pièces du dossier : la thèse du handicap socio-culturel, les principes d'analyse de Piaget et Vygotski, les procédures institutionnelles et pédagogiques mises en place depuis les années 1960 pour l'accueil des nouveaux publics. Démocratiser l'accès aux savoirs : une ambition vraisemblable mais nécessairement radicale, argumente-t-il en conclusion.
Nombre de pages
348
Date de parution
11/09/2002
Poids
463g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843030628
Titre
De l'inégalité scolaire
Auteur
Terrail Jean-Pierre
Editeur
SNEDIT LA DISPU
Largeur
140
Poids
463
Date de parution
20020911
Nombre de pages
348,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Emancipation démocratique ou barbarie : nous sommes au pied du mur. Sans échappatoire. La question scolaire n'échappe pas à ce dilemme ". Ce livre part d'une conviction : l'urgence d'une éducation pour tous de haut niveau. qui ne vise pas d'abord à inculquer des messages, mais à former des capacités instruites de réflexion et d'analyse. La validation de l'échec scolaire de masse par les politiques de socle commun, variante libérale ou sociale-libérale, est à cet égard un désastre démocratique. Mais quel contenu donner aux pétitions contraires en faveur d'une " école de l'excellence pour tous " ? L'auteur s'attache à décrypter l'esprit de la rénovation pédagogique des années 1970, ses effets pratiques, les raisons de son emprise persistante. Alors même que ses 3 limites sont devenues si cruellement manifestes. Cet examen lui permet de dégager les principes d'un nouveau paradigme pédagogique, adapté à l'objectif d'une entrée normale des élèves des classes populaires dans la culture écrite puis d'inventorier les conditions pratiques possibles de sa mise en oeuvre. Cet essai, qui s'affranchit résolument de l'opposition des pédagogues et des républicains, est ainsi le premier à s'affronter de façon systématique et cohérente à l'exigence de penser les modalités pédagogiques d'un enseignement ambitieux pour tous les publics scolaires.
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Depuis 15 ans, les livres de Bernard Friot (vendus à des dizaines de milliers d'exemplaires) jouent un rôle moteur pour remettre le communisme à l'ordre du jour. Pourtant, nombreux sont les lecteurs à éprouver des difficultés pour entrer dans son système, tant les renversements qu'il suggère sont révolutionnaires : il manquait jusqu'alors un manuel pour introduire à sa pensée. Voyage illustré dans le communisme de Friot, ce livre éclaire, dans un propos pédagogique et documenté, ses principes théoriques, ses institutions et ses perspectives pour poursuivre les déjà-là communistes. Il passe en revue les principales objections qui lui sont faites et offre des pistes pour approfondir ces débats.
Alors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c'est possible et analyse les manières dont s'y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l'autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l'émancipation et de la défense du vivant.
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