Dès ses premiers symptômes, la pandémie de Covid-19 a chamboulé la vie humaine. Elle a retourné les repères quotidiens, créé un isolement généralisé, suscité une peur souvent dissimulée, et transformé les références esthétiques - du moins pour un moment. A partir de positions diverses dans la géographie de la francophonie mondiale, les poèmes de cette anthologie reprennent le fil de la première vague du coronavirus, ainsi que les cauchemars et autres rêves qu'elle a suscités. Les auteur.e.s, dont les voix pendant cette pandémie ont été très souvent occultées, formulent des expériences et des réflexions qui donnent à voir le Covid-19 autrement, offrant ainsi un discours alternatif aux récits ayant dominé les médias de grande résonance. L'ensemble permet de saisir ce moment historique à travers autant de tentatives de le mettre en sens par la pratique poétique d'écrivain.es établi.es autant qu'émergent.es.
Nombre de pages
106
Date de parution
24/10/2024
Poids
130g
Largeur
135mm
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EAN
9782336448657
Titre
Premières vagues. Poèmes covidiens des espaces minoritaires et diasporiques de la francophonie
L'amour est en crise de déviance. Sentiment en pleine révolution aujourd'hui, serait-il aveuglé par les pulsiosn sexuelles ? A-t-il jamais été la chasse gardée d'une génération qui, seule, en aurait eu le savoir-faire ? Mais si les vieux pouvaient et si les jeunes savaient, les images que véhicule le sexe seraient-elles aussi délirantes, qui disent tout et son contraire ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...