Quand le Christ se dérobe à la pensée. Chalcédoine, Luther et les théologies non spéculatives
Tchonang Gabriel
L'HARMATTAN
15,50 €
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EAN :9782336292861
Les grandes institutions chrétiennes semblent aujourd'hui perdre pied devant la montée fulgurante et parfois agressive de nouveaux mouvements et courants spirituels. Quand les débats théologiques s'enlisent dans les concepts, les nouveaux courants, à rebours, s'immiscent dans la réalité concrète de l'homme et y trouvent un puissant matériau pour une nouvelle théologie qui va s'affranchir définitivement de la métaphysique et de son arsenal conceptuel. Le Christ agit quand il se dérobe à la pensée. Cet ouvrage tente de retrouver le tournant théologique de cette compréhension radicalement existentielle de l'oeuvre du Christ, et suit la courbe de sa "descente" de la pensée spéculative vers les grands défis de l'existence humaine. Les conciles, notamment Chalcédoine, ont théoriquement défini le Christ. Luther a ouvert la voie à une christologie du salut dite "existentielle", selon l'expression d'Otto Hermann Pesch. Cette intuition luthérienne a été radicalisée dans les mouvements de la Réforme radicale et rendue excentrique dans certains mouvements de Pentecôte. Tout ceci rappelle l'urgence d'un retour à la vie intérieure et à une théologie de la communion à Dieu que les christologies non spéculatives tentent de mettre en lumière.
Nombre de pages
140
Date de parution
25/02/2013
Poids
185g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336292861
Titre
Quand le Christ se dérobe à la pensée. Chalcédoine, Luther et les théologies non spéculatives
Auteur
Tchonang Gabriel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
185
Date de parution
20130225
Nombre de pages
140,00 €
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Biographie de l'auteur Gabriel Tchonang est prêtre du diocèse de Strasbourg et chargé de cours à la Faculté de Théologie Catholique de l'Université de Strasbourg.
Jésus a "piétiné" les us et coutumes juifs et bousculé toute une tradition au nom d'une relation particulière et singulière qu'il disait entretenir avec son Père. Cette image de " Père " entrait désormais dans la manière dont ses disciples après lui devaient se rapporter à Dieu. Furent ajoutées à l'image du Père, après la Résurrection et la Pentecôte, celles du Fils et de l'Esprit. Une vision trinitaire de Dieu se structurait dans la mentalité chrétienne, et sans s'embarrasser de concepts, les disciples se rapportaient dans leurs actions liturgiques au Dieu Père, créateur du monde, au Fils incarné pour le Salut, et à l'Esprit envoyé en vue du ministère et de la sanctification. Quelle importance revêt l'utilisation de ces images pour les chrétiens ? Peut-elle résister aux critiques acerbes des sciences humaines, notamment de la psychologie ? Telles sont les questions auxquelles tente de répondre cet ouvrage en analysant méthodiquement une oeuvre majeure d'un théologien de génie.
D'où peut légitimement partir une réflexion sur Jésus-Christ? De son humanité ou de sa divinité? Telle est la question cruciale à laquelle tente de répondre Gabriel Tchonang, en analysant une ?uvre majeure de Christian Duquoc et en relevant les limites d'une christologie dite d'en-bas qui commence par présenter un Jésus radicalement homme libre. Une telle présentation du Christ ne peut manquer de courir le risque de compromettre sa véritable identité et mission.
Tchonang Gabriel ; Lecaros Véronique ; Sanchez Par
Tant en Afrique qu'en Amérique latine, le pentecôtisme est intimement lié à la problématique de la pauvreté : la rage pour la survie et la quête de représentation de soi font des couches démunies une audience bon marché. L'ambition du pentecôtisme d'améliorer l'homme et de le rendre conforme à l'image de Dieu a, cependant, contribué à marginaliser davantage ses adeptes.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...