Relations internationales africaines propose une relecture critique de l'entrée de l'Afrique dans l'histoire mondiale en déconstruisant la thèse de sa marginalité supposée. L'ouvrage montre que l'Afrique n'a jamais été extérieure au système international, mais qu'elle y a été intégrée de manière asymétrique, d'abord par la traite et la colonisation, puis par les logiques de dépendance économique et géopolitique. Il analyse la construction de l'Etat postcolonial, les dynamiques panafricaines et les tentatives d'autonomisation diplomatique face aux puissances globales. Nous mettons en évidence la tension entre souveraineté formelle et vulnérabilités structurelles, tout en soulignant les nouvelles marges de manoeuvre offertes par la multipolarité et les coopérations Sud-Sud. Dans le contexte de la mondialisation, l'Afrique apparaît non plus comme périphérie passive, mais comme acteur stratégique dont les ressources, la démographie et la position géopolitique redéfinissent progressivement sa place dans l'ordre international.
Histoire repensée des Relations Internationales offre une remise en question radicale de la science des relations internationales telle qu'elle est traditionnellement enseignée et pratiquée. En déconstruisant les récits historiques dominants et en plaçant les voix des peuples marginalisés au centre de l'analyse, cet ouvrage propose une refonte des paradigmes classiques qui ont longtemps dominé la discipline. Loin de se limiter à une simple critique, il invite à une réécriture de l'histoire des relations internationales en intégrant des temporalités et des dynamiques multiples, souvent effacées par un récit eurocentré. A travers une approche décoloniale et pluraliste, il remet en cause l'hégémonie de la chronologie classique, illustrée par des événements comme la paix de Westphalie ou la guerre froide, pour offrir une perspective plus inclusive des pratiques diplomatiques, des systèmes-mondes et des relations interétatiques. En redéfinissant des concepts clés tels que la souveraineté, la diplomatie, la puissance et la gouvernance, l'auteur propose une vision des relations internationales qui prend pleinement en compte les savoirs, les résistances et les trajectoires des peuples du Sud global, des sociétés postcoloniales et des mouvements de décolonisation.
Dans un monde international bouleversé par les recompositions du pouvoir, la montée des défis transversaux et l'effondrement des grandes certitudes du XXe siècle, cet ouvrage interroge les fondements mêmes de la discipline des Relations internationales. Partant du constat d'un épuisement des paradigmes classiques - essentiellement positivistes, rationalistes et centrés sur l'Etat - il explore la dynamique profonde d'un renouveau intellectuel qui transforme la manière de penser, de théoriser et de produire du savoir dans ce champ. L'auteur propose une relecture critique des mutations épistémologiques ayant conduit à une pluralisation ontologique des objets, des voix et des registres de connaissance en Relations internationales. Il met en lumière les apports des paradigmes post-positivistes, post-structuralistes, féministes, décoloniaux et écopolitiques. Il en ressort une science plus réflexive, plus engagée, attentive aux rapports de pouvoir dans la production du savoir, et soucieuse de s'émanciper de l'universalité abstraite des modèles dominants.
De plus en plus, la question des frontières des Etats en Afrique se pose avec acuité. Deux questions principales semblent se dégager : doit-on reconduire ou non les frontières héritées de la colonisation. Doit-on les balkaniser par la refondation interne. Très peu de questions relatives aux frontières internes sont posées par les auteurs. En République démocratique du Congo, un Etat menacé de l'intérieur et de l'extérieur doit sa survie aussi à la refondation de ses frontières internes qui doivent dépasser la nature politico-juridique pour le format sociologique. La création d'une nouvelle géopolitique interne passe donc par le dépassement des frontières actuelles construites sur l'ancienne organisation administrative pour les adapter aux aires culturelles. Cette option permettra non seulement la création d'un véritable vouloir vivre collectif mais aussi l'émancipation d'un sentiment communautaire.
Lukiana Mabondo felicien ; Tazi Kizey tien-a-be ma
Dans un contexte mondial fragmenté par les tensions géopolitiques et les récits concurrents, l'Afrique est appelée à dépasser les modèles imposés pour affirmer une diplomatie enracinée dans ses histoires, valeurs et visions. L'ouvrage propose une refondation de cette présence internationale à travers la diplomatie civilisationnelle, fondée sur la réhabilitation des savoirs endogènes, la restauration des récits effacés et l'affirmation d'une souveraineté symbolique. Il ne s'agit pas seulement d'obtenir une place parmi les puissances, mais de repenser les principes mêmes des relations internationales. Alliant mémoire et innovation, l'analyse explore les dimensions souvent oubliées de la diplomatie africaine, traités anciens, médiations traditionnelles, diasporas, diplomatie culturelle, épistémologies du dialogue et de la réparation, pour promouvoir une renaissance diplomatique. L'Afrique, longtemps marginalisée symboliquement, doit restaurer sa dignité, sa voix et sa capacité d'influence en osant formuler une contribution originale à un monde pluriel.