Je me souviens du visage de ma mère à cette époque-là. Elle était belle. Parfois elle défaisait sa chevelure noire, telle l'ébène et je me plaquais contre elle pour respirer son parfum de fleur d'oranger. je me perdais dans cette oasis où je me sentais lové, petite cigale au creux d'un arbre. le devenais invisible, enveloppé de pouvoirs que personne ne pouvait me prendre, ni briser." C'est en ces termes qu'Idir Tas parle de Celle qui lui a donné la vie. Par son innocence et sa gaieté, elle irrigue ce récit autobiographique. Ses dires et ses silences nous ouvrent tantôt les portes d'un possible paradis terrestre, tantôt celles qui dévoilent les secrets de l'Histoire. Autour de cette lumineuse YEMMA gravitent d'autres figures familiales à qui l'auteur rend hommage. Sans elles la saveur de la terre natale ne serait pas la même. Ce que ces âmes pures ont à donner va bien au-delà des limites eu village car leur coeur raconte une histoire universelle. Ce texte est le premier volet d'une trilogie qui couvre les `. périodes : 1962-1983 (Algérie), 1983-1989 (France) et 1' 89-1994 (Algérie).
Nombre de pages
187
Date de parution
19/09/2014
Poids
280g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343041629
Titre
Le murmure du figuier bleu
Auteur
Tas Idir
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
280
Date de parution
20140919
Nombre de pages
187,00 €
Disponibilité
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Bachir, jeune Kabyle d'une vingtaine d'années, est arraché de force, en février 1917, à son village d'Aït-Saâda, sur les hauteurs d'Akfadou. Emmené en Métropole, d'abord à Casteljaloux, dans le Lot-et-Garonne, puis sur le front à l'Est, il est blessé en août 1918. Après plusieurs mois d'hôpital, Bachir est envoyé dans la Marne en mars 1919, puis à Salonique en octobre 1919. Ce livre rend hommage au courage de tous les Poilus et aux tirailleurs algériens.
Ktsmet" est un mot turc. Il signifie la destinée. Il est cité par la majorité des interviewés pour donner une raison à leur mariage. Les mariages au sein des groupes immigrés sont devenus un objet d'observation courant pour les sciences humaines. En Belgique, les données en la matière sont rares et les recherches encore récentes. Notre recherche a pour objectif d'identifier, de comprendre et d'illustrer les pratiques et les motivations matrimoniales dans la communauté turque installée en Belgique, à travers ses liens aux régions d'origine. Notre travail a ainsi permis de rencontrer un vaste échantillon de personnes aux trajectoires variées: des jeunes adultes immigré(e)s en Belgique par le biais du mariage, des parents installés en Turquie dont les enfants ont émigré, des parents immigrés et, enfin, des jeunes issus de l'immigration. Une des constatations les plus éclatantes concerne la déception des époux et épouses en provenance de Turquie. Les familles restées en Turquie pensent avoir envoyé leurs enfants dans un milieu prospère. La plus grande attente des familles turques de Belgique est de lutter contre l'assimilation culturelle de leur groupe en terre d'exil. Les jeunes finissent par adhérer à cette vision qui valorise le mariage dans le même groupe ethnique, contre l'alternative que constitue le "mariage mixte". L'originalité principale de ce travail de longue haleine qui conjugue observation par enquêtes et observation clinique est de permettre le croisement des regards des divers groupes concernés par la problématique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...