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Manifester à Paris. 1880-2010
Tartakowsky Danielle
CHAMP VALLON
25,50 €
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EAN :9782876735354
Paris n'est Paris qu'arrachant ses pavés" écrivait Aragon, érigeant ainsi la Rue du Paris des révolutions au rang de sujet politique. La manifestation de rue, distincte des mouvements de la Rue du premier XIXe siècle par lesquels bien des régimes se sont faits et défaits, est contemporaine de la ville haussmannienne, ou plutôt de son achèvement. A Paris, dès l'avènement de la IIIe République, la manifestation a tissé avec les rues palimpsestes des relations étroites, propres à créer des territoires, où se donnent à lire et à voir, pendant un très long siècle, des années 1880 à nos jours, les liens intriqués et noués entre l'histoire et la capitale, entre le cortège protestataire et sa mémoire, entre l'événement et sa représentation, soit autant "d'espaces-récits". Ces liens n'ont cessé d'être perpétués et constamment retravaillés, des décennies durant. A la croisée de l'histoire urbaine et de l'histoire politique, cet ouvrage, fondé principalement sur les archives et les recensions de la préfecture de police, pour certaines inédites, s'attache à la gestation de cette géographie manifestante, en même temps qu'aux bouleversements qui l'affectent depuis une quarantaine d'années et à leurs causes. Ses conclusions ébranlent bien des idées reçues. Notamment par la mise en évidence des multiples mutations des espaces de souveraineté populaire dont la "ville-scène" offre le spectacle. Manifesterait-on aujourd'hui davantage dans les prestigieuses artères et esplanades de l'ouest de la capitale qu'entre la Bastille et la Nation? Après des décennies de mutations urbanistiques, sociales, politiques et culturelles, la rue peut-elle encore, au XXIe siècle, demeurer "le terreau fécond du peuple de Paris"?
Nombre de pages
284
Date de parution
18/11/2010
Poids
464g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782876735354
Titre
Manifester à Paris. 1880-2010
Auteur
Tartakowsky Danielle
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
155
Poids
464
Date de parution
20101118
Nombre de pages
284,00 €
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Résumé : En 1889, les organisations ouvrières de 22 pays, réunies à Paris à la faveur de l'Exposition universelle, adoptent le principe d'une grande manifestation internationale pour faire appel d'une même voix aux pouvoirs en place et réclamer la diminution du temps de travail. La journée du 1er Mai va presque aussitôt donner des représentations et un langage communs aux travailleurs du monde entier. En France, cette journée devient un rendez-vous syndical majeur à partir de 1905 et le demeure durablement. Subvertie par le régime de Vichy puis légalisée par la IV République, elle évolue ensuite au gré des divisions syndicales ou de l'unité. En indéniable décrue, elle survit du moins à l'affaiblissement des organisations syndicales. Elle est simultanément appropriée par des associations toujours plus nombreuses dont les altermondialistes, aujourd'hui, et, plus paradoxalement, le Front national. À l'heure où la classe ouvrière décline, Danielle Tartakowsky s'interroge sur la pérennité et la complexité de cette journée toujours emblématique : est-elle l'un des derniers véritables bastions du rêve en politique ?
Quatrième de couverture Au lendemain du 14 juillet 1935, la gauche française rassemblée contre le fascisme s'unit «pour le pain, la paix, la liberté». En mai 1936, sa victoire électorale s'accompagne d'une explosion sociale sans précédent. Le gouvernement Blum prend des mesures qui modifient irréversiblement le monde du travail : les quarante heures, les congés payés... Par-delà ces acquis, le Front populaire, c'est aussi et surtout un souffle neuf : la dignité reconquise, la vie qui change, l'espoir d'un avenir meilleur enfin réalisé. Malgré les contradictions qui emporteront le gouvernement, un mythe est né.Danielle Tartakowsky évoque l'esprit de 1936 qui catalysa les forces de gauche et infléchit le cours de leur histoire.
Résumé : Les manifestations de rue occupent aujourd'hui le devant de la scène politique et les écrans de télévision. Les liens étroits qui unissaient, au siècle dernier, les manifestations aux fièvres révolutionnaires ont, à cet égard, modelé la mémoire collective. Voilà longtemps, cependant, que manifestation ne rime plus avec sédition. En décryptant les formes et les mutations de la manifestation au XIXe et au XXe siècle, Danielle Tartakowsky montre que seules deux vagues de contestations, celle de février 1934 et celle de mai-juin 1968, ont contribué, en définitive, à déstabiliser les régimes en place. Malgré son cortège d'incidents et de désordres, la "manif" ne serait-elle ainsi qu'une expression de la vie démocratique, un signe de bonne santé ?
Le Parti communiste français est né à Tours, dit-on, en décembre 1920. Ce seul acte de naissance ne suffit pas, cependant, à lui conférer tous les attributs du "parti de type nouveau" que l'Internationale communiste requiert de ses sections. Il va donc devoir se "bolcheviser" et la signification de cette période se saisit tout particulièrement dans la formation de ses premiers cadres. Il fallait, pour mener cette étude renouvelée de la bolchevisation, disposer de moyens nouveaux. Ceux mis en oeuvre dans ce livre sont de taille puisque l'auteur a pu travailler sur les archives de l'Internationale déposées à l'Institut Maurice Thorez. En nous faisant découvrir ces premiers communistes français, ce livre fournit à la question controversée du rôle et des fonctions des cadres du Parti sa nécessaire dimension historique.
Que chantait-on dans les rues ou à la cour, lors des révoltes anciennes ? Des paroles souvent vulgaires et parfois polémiques, élogieuses ou satiriques, sur des airs connus de tous. Pendant la Fronde (1648-1653), des milliers de couplets ont ainsi circulé dans les rues de Paris, à l'écrit comme à l'oral, avant d'être collectés pendant au moins un siècle. Ce livre explore pour la première fois la dimension orale de ce qu'on a appelé les mazarinades, ces textes imprimés et copiés en millions d'exemplaires, destinés à commenter l'actualité de la guerre, mais aussi à agir. Des éléments de langage y étaient diffusés par les chefs des factions en lutte : la chanson était un véritable média politique dans une société largement analphabète, qui pouvait s'en approprier les airs et les paroles. L'édition des paroles de quelques chansons permet de mesurer la variété de leurs usages, depuis la chanson d'auteur (Scarron, Saint-Amant), jusqu'à la chanson produite dans l'atelier d'imprimerie qui, peut-être, donne accès aux mots des subalternes. Cette étude sur les mazarinades chantées donne ainsi à entendre un nouveau discours sur la guerre civile en France au milieu du XVIIe siècle. Elle contribue enfin à réévaluer la place du sonore dans la société de la première modernité. Pour mieux la rendre concrète, des enregistrements font entendre 45 extraits chantés - et entêtants - des mélodies de la Fronde.
Alors que la pollution plastique touche désormais les fosses abyssales, que les projets d'extraction minière profonde se multiplient et que s'est tenue à Nice une Conférence décisive des Nations Unies sur le devenir de l'océan, cet ambitieux ouvrage collectif croise histoire, sociologie, anthropologie et droit pour tenter de restituer aux environnements sous-marins un peu de leur profondeur historique. De la pêche des huîtres perlières dans les Caraïbes du XVIe siècle aux habitats sous-marins destinés à abriter l'homo aquaticus au temps de la Guerre froide, en passant par la colonisation verticale du Maghreb à la fin du XIXe siècle, ces études apportent un éclairage inédit sur les interactions de longue durée entre les sociétés humaines et les fonds marins.