Le pouvoir est dans la rue. Crises politiques et manifestations en France, XIXe-XXe siècles
Tartakowsky Danielle
FLAMMARION
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EAN :9782081511019
Les manifestations de rue occupent aujourd'hui le devant de la scène politique et les écrans de télévision. Les liens étroits qui unissaient, au siècle dernier, les manifestations aux fièvres révolutionnaires ont, à cet égard, modelé la mémoire collective. Voilà longtemps, cependant, que manifestation ne rime plus avec sédition. En décryptant les formes et les mutations de la manifestation au XIXe et au XXe siècle, Danielle Tartakowsky montre que seules deux vagues de contestations, celle de février 1934 et celle de mai-juin 1968, ont contribué, en définitive, à déstabiliser les régimes en place. Malgré son cortège d'incidents et de désordres, la "manif" ne serait-elle ainsi qu'une expression de la vie démocratique, un signe de bonne santé ...
Nombre de pages
322
Date de parution
19/08/2020
Poids
220g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782081511019
Titre
Le pouvoir est dans la rue. Crises politiques et manifestations en France, XIXe-XXe siècles
Auteur
Tartakowsky Danielle
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
220
Date de parution
20200819
Nombre de pages
322,00 €
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Quatrième de couverture Au lendemain du 14 juillet 1935, la gauche française rassemblée contre le fascisme s'unit «pour le pain, la paix, la liberté». En mai 1936, sa victoire électorale s'accompagne d'une explosion sociale sans précédent. Le gouvernement Blum prend des mesures qui modifient irréversiblement le monde du travail : les quarante heures, les congés payés... Par-delà ces acquis, le Front populaire, c'est aussi et surtout un souffle neuf : la dignité reconquise, la vie qui change, l'espoir d'un avenir meilleur enfin réalisé. Malgré les contradictions qui emporteront le gouvernement, un mythe est né.Danielle Tartakowsky évoque l'esprit de 1936 qui catalysa les forces de gauche et infléchit le cours de leur histoire.
Le Parti communiste français est né à Tours, dit-on, en décembre 1920. Ce seul acte de naissance ne suffit pas, cependant, à lui conférer tous les attributs du "parti de type nouveau" que l'Internationale communiste requiert de ses sections. Il va donc devoir se "bolcheviser" et la signification de cette période se saisit tout particulièrement dans la formation de ses premiers cadres. Il fallait, pour mener cette étude renouvelée de la bolchevisation, disposer de moyens nouveaux. Ceux mis en oeuvre dans ce livre sont de taille puisque l'auteur a pu travailler sur les archives de l'Internationale déposées à l'Institut Maurice Thorez. En nous faisant découvrir ces premiers communistes français, ce livre fournit à la question controversée du rôle et des fonctions des cadres du Parti sa nécessaire dimension historique.
En 1889, les organisations ouvrières de 22 pays, réunies à Paris à la faveur de l'Exposition universelle, adoptent le principe d'une grande manifestation internationale pour faire appel d'une même voix aux pouvoirs en place et réclamer la diminution du temps de travail. La journée du 1er Mai va presque aussitôt donner des représentations et un langage communs aux travailleurs du monde entier. En France, cette journée devient un rendez-vous syndical majeur à partir de 1905 et le demeure durablement. Subvertie par le régime de Vichy puis légalisée par la IV République, elle évolue ensuite au gré des divisions syndicales ou de l'unité. En indéniable décrue, elle survit du moins à l'affaiblissement des organisations syndicales. Elle est simultanément appropriée par des associations toujours plus nombreuses dont les altermondialistes, aujourd'hui, et, plus paradoxalement, le Front national. À l'heure où la classe ouvrière décline, Danielle Tartakowsky s'interroge sur la pérennité et la complexité de cette journée toujours emblématique : est-elle l'un des derniers véritables bastions du rêve en politique ...
Les manifestations de rue occupent aujourd'hui le devant de la scène politique et les écrans de télévision. Elles ont leurs parcours obligés et leurs usages propres, mais cette domestication demeure fragile : tout débordement semble gros d'émeutes ou de révoltes susceptibles de bouleverser l'ordre établi. Les liens étroits qui unissaient, au siècle dernier, les manifestations aux fièvres révolutionnaires ont, à cet égard, modelé la mémoire collective. Voilà longtemps, cependant, que manifestation ne rime plus avec sédition. Danielle Tartakowsky montre en effet que, depuis les débuts de la Troisième République, les différents gouvernements se sont davantage appuyés sur la rue qu'ils n'ont été mis en cause par elle. Seules deux vagues de contestations, celles de février 1934 et celles de mai-juin 1968, ont contribué, en définitive, à déstabiliser le régime. Encore ces deux crises ont-elles permis de conforter ou de renouveler les institutions républicaines. Malgré son cortège d'incidents et de désordres, la " manif " ne serait-elle ainsi qu'une expression du consensus démocratique, presque un signe de bonne santé ?