Affiches cubaines. Révolution et cinéma, 1959-2019
Tardy Cécile ; Compagnon Olivier ; Bermudez Jorge
UCAD
35,00 €
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EAN :9782383140115
Le renversement de la dictature du général Batista le 1er janvier 1959, à laquelle succède le gouvernement révolutionnaire présidé par Fidel Castro, amorce de profonds changements dans la société et l'esthétique cubaines. D'une logique capitaliste avec ses codes visuels empruntés aux États-Unis, Cuba se tourne vers un système communiste où prédominent institutions et commande publiques. La production graphique délaisse la publicité pour se mettre au service des idéaux du nouveau régime : l'engagement politique national, la solidarité internationale avec les pays du tiers-monde par le biais de l'OSPAAAL (Organisation de Solidarité des Peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine) ? dont Ernesto Che Guevera est l'un des instigateurs ?, et l'éducation culturelle des masses, notamment par le biais du cinéma promu par l'ICAC (Instituto Cubano del Arte e Industria Cinematográficos) créé en mars 1959. Dans le contexte économique du pays, où la rareté de l'électricité rend la télévision et la radio peu accessibles, l'affiche devient le mode de communication le plus efficace. Durant les années 1960-1970, âge d'or de l'affiche cubaine, les graphistes cherchent à créer un style un rupture avec la manière hollywoodienne, qui s'éloigne aussi de la propagande soviétique. Les pénuries de matériaux ? papier, encre ?, stimulent la créativité en imposant des contraintes. La sérigraphie, technique d'impression artisanale largement adoptée, détermine les grandes lignes de cette nouvelle école : solides contours noirs et choix restreints de couleurs appliquées en aplats. Les affiches commandées par l'OSPAAAL, pliées en quatre et glissées dans la revue Tricontinental diffusée à travers le monde, cherchent à faire passer des messages simples évoquant l'union dans la lutte révolutionnaire tout en transcendant la barrière de la langue, d'où l'émergence de leitmotivs graphiques immédiatement reconnaissables : drapeaux et symboles nationaux, poing levé? L'ICAIC, de son côté, produit des affiches spécifiquement cubaines, souvent dessinées, pour chaque film diffusé. Grâce aux festivals de cinéma, elles sont connues et collectionnées dès les années 1960. Cette âge d'or est suivi d'une période mois féconde, marquée par « el período especial », crise économique en temps de paix après l'effondrement du bloc de l'Est. Le nombre d'affiches produites d'effondre, la bureaucratie omniprésente entrave la créativité, et de nombreux graphistes phare émigrent. Ce champ de création connaît un renouveau depuis le début des années 2000, dans le domaine culturel plutôt que celui de la communication à grande échelle, renouant avec une dimension expérimentale et artistique. À travers cette production artistique, populaire dans le sens où elle s'adresse à tous et investit l'espace public, ce livre invite à voyager dans le passé et le présent d'un pays dont l'histoire récente reste peu étudiée.
Nombre de pages
144
Date de parution
17/03/2023
Poids
720g
Largeur
196mm
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EAN
9782383140115
Titre
Affiches cubaines. Révolution et cinéma, 1959-2019
Auteur
Tardy Cécile ; Compagnon Olivier ; Bermudez Jorge
Editeur
UCAD
Largeur
196
Poids
720
Date de parution
20230317
Nombre de pages
144,00 €
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Qu'est-ce que des photographies qui documentent des objets, des sujets, des espaces ? Comment des médiations professionnelles cherchent à construire le regard, de la production à l'interprétation des images ? L'ouvrage questionne la construction du statut documentaire dans les domaines patrimoniaux de l'archéologie et des paysages. Il s'intéresse aussi à différents contextes d'appropriation qui contribuent à réinventer ce statut pour relier de telles images et pratiques normées à des univers culturels et politiques.
Si le thème de la patrimonialisation n'est pas nouveau en soi, celui de l'écriture du patrimoine vise à aller plus loin dans l'analyse du fonctionnement symbolique et social des dispositifs écrits intervenant dans le processus de patrimonialisation. L'écriture est entendue au sens large d'un moyen de communication possédant, outre une dimension linguistique, une dimension matérielle et visuelle qui rend visible, lisible, manipulable et interprétable le patrimoine. Ce numéro de Culture et Musées donne pour objet l'examen de la relation entre écriture et patrimoine dans des situations particulières comme la valorisation et la constitution des collections, I'organisation sociale et symbolique des territoires ou encore la mise en exposition. Tout d'abord, la collection muséale croise l'écriture avec le module scientifique qui fonde son ordonnancement ainsi qu'avec sa médiation informatisée. Ensuite, en dehors même de l'enceinte muséale, dans les territoires, l'écriture du patrimoine remet à disposition du public certains des patrimoines et mobilise les acteurs. Enfin, l'écriture de l'exposition est quant à elle interrogée sur la façon dont elle convoque des formes cinématographiques et des environnements corporels. L'article " Hors thème ", traite de la manière dont les festivals de cinéma peuvent contribuer à construire des représentations imaginaires de territoires.
La représentation par l'image de l'exposition interroge la construction de nouvelles modalités d'accès intellectuel et social au musée. Dans cet ouvrage, Cécile Tardy s'intéresse aux formes numériques de figuration de l'espace d'exposition qui en gardent la trace à des fins de recherche ou de valorisation. Plutôt que d'aborder les images pour elles-mêmes, à partir d'une analyse sémiotique ou esthétique, l'auteur prête attention aux pratiques, formes et statuts qui assurent leur existence et leur circulation dans la société. Cette approche prend appui sur des cas concrets qui sont ceux des pratiques photographiques de chercheurs muséologues inscrites dans leur démarche d'élaboration de savoirs, ainsi que des sites web mettant en scène l'exposition en tant que dispositif articulé spatialement. Leur analyse ouvre des questions qui jalonnent l'ensemble du processus de conversion de l'exposition à l'image. Comment se construit le statut sémiotique et scientifique de la photographie ? Comment délimiter une production photographique quantitative et élaborer une série donnant à connaître et reconnaître une exposition ? Quelle expérience muséale est convoquée par la médiation du site web ?
A partir de 1850, en France, le contexte de prospérité économique est propice au développement d'un nouveau concept qui jette les bases du commerce moderne et de la société de consommation : les grands magasins. A leur tête, de grands entrepreneurs comme Aristide Boucicaut, Jules Jaluzot ou le couple Cognacq-Jay, profitant des transformations urbaines de la capitale, bâtissent de larges empires grâce à de nouvelles techniques commerciales - l'invention des soldes ou la vente par correspondance - qui leur permettent de fidéliser les clients mais aussi les employés. Les vitrines, savamment élaborées, font rêver les passants et les invitent à venir découvrir une profusion d'articles : vêtements, gants, chapeaux, lingerie, cols, souliers, sacs à main, éventails, boutons, dentelles... Décrits par Zola dans Au bonheur des dames, ces enseignes transforment la figure de la femme bourgeoise qui, en tant que principale cliente, devient leur cible publicitaire, bientôt suivie par l'enfant avec l'apparition des premiers rayons dédiés aux jouets. Ces temples du shopping déploient ingénieusement leur offre et éditent également du mobilier dessiné par des artistes décorateurs contemporains comme Maurice Dufrêne. Les ateliers Pomone pour Au Bon Marché, Studium pour les Grands magasins du Louvre, Primavera pour le Printemps et La Maîtrise pour les Galeries Lafayette connaissent leur apogée lorsqu'ils sont présentés à l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925. A travers neuf essais thématiques, cet ouvrage retrace les circonstances de la naissance des grands magasins parisiens. Il s'appuie sur une riche iconographie mettant en valeur aussi bien le vaste panel de marchandises proposé alors, des accessoires de mode aux vêtements en passant par les jouets et les objets de décoration, que des documents d'époque - publicités, catalogues de ventes et photographies.
Adamski Marie ; Lemahieu Sophie ; Monier-Vanryb An
L'immense popularité de l'ours en peluche, aujourd'hui présent dans toutes les chambres d'enfant, cache un paradoxe : comment cet animal féroce et sauvage est-il devenu le symbole de l'enfance ? L'ours en peluche naît au même moment à deux endroits différents. En 1902, le jouet est inventé aux Etats-Unis en référence Theodore Roosevelt ? d'où son nom anglo-saxon, Teddy's bear devenu teddy-bear. En Allemagne, la même année, Margarete Steiff commercialise son premier ours en peluche, créé à partir de coussins d'aiguilles, qui connaît un succès retentissant en Europe et en Amérique. Depuis les premiers exemplaires en mohair et paille de bois, lourds et rigides, l'ours en peluche s'est assoupli et adouci. Il s'est paré de couleur vives ou pastel, afin de pouvoir se transformer en doudou, objet transitionnel étudié et théorisé par le pédiatre Donald Winnicott. L'ours règne à présent sur toute une ménagerie d'animaux en peluche, mais aussi sur la fiction pour enfants, grâce à Winnie l'ourson, Michka ou Paddington. Plus étonnant, il est également prisé des créateurs de mode qui n'hésitent pas à le revisiter. Aujourd'hui, l'ours est, à travers les figures du panda et de l'ours polaire, le symbole des changements climatiques et d'une nature en danger. A travers cinq essais et trois cahiers thématiques, ce catalogue retrace l'histoire de l'ours en peluche, de ses premiers pas à ses transformations et ses succès. Il questionne aussi notre rapport aux ours depuis l'Antiquité. Enfin, il s'appuie sur une riche iconographie qui offre un large panel d'ours en peluche anciens ou plus récents, en regard de représentations d'ours par l'homme au fil des siècles.