Ils sont quatre ouvriers qui travaillent ensemble sur un chantier et, le soir, partagent deux pièces d'une maison sordide, quelque part en Hongrie. L'alcool, les filles, une camaraderie gouailleuse animent leur existence sans rêves. Un jour, le patron leur propose d'aller faire de l'argent en Allemagne. Commence alors un voyage qui va les conduire vers un nouveau chantier en réalité une décharge où il faut enfouir, chaque nuit, des déchets d'une inquiétante nature, tandis que Laboda, le plus beau des quatre, arrondit ses fins de mois en se déshabillant dans un cabaret pour amatrices de strip-tease... La publication en France de ce roman bref et percutant marquera l'entrée, sur la scène littéraire internationale, de l'écrivain hongrois Sándor Tar. Se définissant plus volontiers comme un ouvrier que comme un homme de lettres, il nous impressionne ici par l'âpreté de l'univers qu'il dépeint, par l'extrême effacement de toute dimension psychologique ou sentimentale, par le rythme tumultueux de sa narration, par la véhémence de son tempérament stylistique. Totalement à rebours des antiques glorifications du monde du travail, et sans concession pour un recours aux valeurs profondes de l'humanisme, Sándor Tar donne une tonalité particulièrement sarcastique à cette fin de siècle industriel et urbain.
Nombre de pages
108
Date de parution
04/06/1999
Poids
115g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742708772
Titre
Tout est loin
Auteur
Tar Sandor
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
115
Date de parution
19990604
Nombre de pages
108,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Choucas est, en traduction française, le deuxième livre à paraître du Hongrois Sandor Tar. Et c'est celui où s'impose avec le plus d'éclat la force singulière de son style, en même temps que la misère morale du subprolétariat industriel qu'il côtoya tant d'années, avant de devenir écrivain. Dans le " petit roman " qui donne son titre à ce recueil de récits, trois compagnons d'origine tzigane trouvent un emploi précaire sur un chantier de construction, et un asile provisoire dans un foyer de travailleurs. Le racisme, la haine, la violence des rapports humains et sociaux -rythmés par le grincement des grues, le va-et-vient des camions-toupies, le cliquetis des câbles et des fers à béton - se conjurent dans la camaraderie goguenarde des trois amis de rencontre, dans leurs beuveries nocturnes, leurs fantasmes et leurs frasques, leur insolent cynisme d'écorchés. Sur l'épaule de l'un d'eux, ou tournoyant dans les airs, tel un défi ultime à la liberté aliénée, un oiseau noir, un choucas. L'étonnant ici, c'est la vitesse d'une écriture qui concasse les événements, les pensées, les sentiments, comme le gravier d'un fleuve, c'est la gaieté cruelle du présent, et le fil d'acier sur lequel on avance entre vie et survie. A l'univers de l'usine, des chantiers, des travaux publics, il fallait un poète. Celui-ci en vient, et il va loin.
Ceux-là ? Des créatures de Dieu ? A son image ?" - Voilà la question qui torture quotidiennement le pasteur quand il parcourt le village en considérant ses ouailles. Il lui a fallu quelques temps pour comprendre que presque tout le monde ici est presque toujours ivre. Seule façon de conjurer l'absolue misère. C'est une rue où l'on naît, où l'on meurt - il est plus difficile d'y vivre. C'est une rue dans laquelle les débits de boissons concentrent toute la chaleur humaine dont sont capables les riverains, plus habitués à trinquer qu'à parler. Leur détresse d'ailleurs ne se dit pas, elle se voit, elle se sait, elle est la même pour tous. Et cette solidarité forcée assure à la fois leur salut et leur perte. Tendre, ironique et fraternelle, la plume de Sândor Tar explore l'humanité en souffrance dans un roman qui a reçu le prix littéraire national Gyula Krüdy.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...
George Sand découvre Tamaris, petite bourgade provençale de la commune de La Seyne-sur-Mer, et s'enthousiasme pour le caractère sauvage et rustique du paysage. Michel Pacha (1819-1907), après avoir été directeur des phares et balises de l'Empire ottoman, constructeur des quais et docks de Constantinople, transforme le lieu en ville de saison. Il achète les terrains, comble les marécages, édifie son château entouré d'un somptueux jardin. Il bâtit un décor qui suggère le voyage : palais italiens, chalets suisses, maisons orientales ; en front de mer, il plante le Grand Hôtel et le casino et, presque sur l'eau, l'Institut de biologie marine. Il aménage les accès terrestres et maritimes et exploite toutes les ressources du territoire. Dans son principe d'élaboration d'un paysage urbain harmonieux, Tamaris associe le jardin et la ville et annonce l'optique des cités idéales du XXe siècle. Au carrefour de l'orient et de l'Occident est née une architecture de la Méditerranée.