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Tout est loin
Tar Sandor
ACTES SUD
11,60 €
Épuisé
EAN :9782742708772
Ils sont quatre ouvriers qui travaillent ensemble sur un chantier et, le soir, partagent deux pièces d'une maison sordide, quelque part en Hongrie. L'alcool, les filles, une camaraderie gouailleuse animent leur existence sans rêves. Un jour, le patron leur propose d'aller faire de l'argent en Allemagne. Commence alors un voyage qui va les conduire vers un nouveau chantier en réalité une décharge où il faut enfouir, chaque nuit, des déchets d'une inquiétante nature, tandis que Laboda, le plus beau des quatre, arrondit ses fins de mois en se déshabillant dans un cabaret pour amatrices de strip-tease... La publication en France de ce roman bref et percutant marquera l'entrée, sur la scène littéraire internationale, de l'écrivain hongrois Sándor Tar. Se définissant plus volontiers comme un ouvrier que comme un homme de lettres, il nous impressionne ici par l'âpreté de l'univers qu'il dépeint, par l'extrême effacement de toute dimension psychologique ou sentimentale, par le rythme tumultueux de sa narration, par la véhémence de son tempérament stylistique. Totalement à rebours des antiques glorifications du monde du travail, et sans concession pour un recours aux valeurs profondes de l'humanisme, Sándor Tar donne une tonalité particulièrement sarcastique à cette fin de siècle industriel et urbain.
Nombre de pages
108
Date de parution
04/06/1999
Poids
115g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742708772
Titre
Tout est loin
Auteur
Tar Sandor
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
115
Date de parution
19990604
Nombre de pages
108,00 €
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Résumé : Choucas est, en traduction française, le deuxième livre à paraître du Hongrois Sandor Tar. Et c'est celui où s'impose avec le plus d'éclat la force singulière de son style, en même temps que la misère morale du subprolétariat industriel qu'il côtoya tant d'années, avant de devenir écrivain. Dans le " petit roman " qui donne son titre à ce recueil de récits, trois compagnons d'origine tzigane trouvent un emploi précaire sur un chantier de construction, et un asile provisoire dans un foyer de travailleurs. Le racisme, la haine, la violence des rapports humains et sociaux -rythmés par le grincement des grues, le va-et-vient des camions-toupies, le cliquetis des câbles et des fers à béton - se conjurent dans la camaraderie goguenarde des trois amis de rencontre, dans leurs beuveries nocturnes, leurs fantasmes et leurs frasques, leur insolent cynisme d'écorchés. Sur l'épaule de l'un d'eux, ou tournoyant dans les airs, tel un défi ultime à la liberté aliénée, un oiseau noir, un choucas. L'étonnant ici, c'est la vitesse d'une écriture qui concasse les événements, les pensées, les sentiments, comme le gravier d'un fleuve, c'est la gaieté cruelle du présent, et le fil d'acier sur lequel on avance entre vie et survie. A l'univers de l'usine, des chantiers, des travaux publics, il fallait un poète. Celui-ci en vient, et il va loin.
Ceux-là ? Des créatures de Dieu ? A son image ?" - Voilà la question qui torture quotidiennement le pasteur quand il parcourt le village en considérant ses ouailles. Il lui a fallu quelques temps pour comprendre que presque tout le monde ici est presque toujours ivre. Seule façon de conjurer l'absolue misère. C'est une rue où l'on naît, où l'on meurt - il est plus difficile d'y vivre. C'est une rue dans laquelle les débits de boissons concentrent toute la chaleur humaine dont sont capables les riverains, plus habitués à trinquer qu'à parler. Leur détresse d'ailleurs ne se dit pas, elle se voit, elle se sait, elle est la même pour tous. Et cette solidarité forcée assure à la fois leur salut et leur perte. Tendre, ironique et fraternelle, la plume de Sândor Tar explore l'humanité en souffrance dans un roman qui a reçu le prix littéraire national Gyula Krüdy.
Hooks Bell ; Cabannes Louise ; Talaga Leslie ; Tar
J'insiste ici sur le fait qu'il faut prendre ses responsabilités face au suprémacisme blanc et, plus précisément, aux productions culturelles qui donnent l'impression d'aborder des questions de race, de genre et de classe alors qu'elles se contentent de réaffirmer des idéologies de domination. Ne voulant pas m'en tenir à ce spectacle désolant, j'aborde aussi ce qui nous permet de créer des liens en dépit des différences, en insistant sur les schémas propices aux transformations positives. Surtout, je m'efforce de m'affranchir, dans ma pensée et mon écriture, des frontières qui nous racialisent toutes et tous à l'excès. Trouver le moyen de dépasser la race n'est pas seulement l'objectif de la pensée critique, c'est le seul chemin menant à la longévité émotionnelle, le seul chemin vers l'émancipation".
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.