Les architectes font partie des professions libérales déstabilisées dans leur rôle social et dans leur identité. Pour répondre à cette situation incertaine, le milieu professionnel a plusieurs attitudes. Pour les uns, il faut retrouver la pureté originelle du métier par la combinaison, si souvent revendiquée, de l'ingénieur et de l'artiste. Pour d'autres il faut admettre, non sans un certain cynisme, des représentations résolument néolibérales de leur rôle. Pour d'autres encore il faut s'appuyer sur la diversité de leurs activités pour reconstruire une identité en voie d'éclatement ou circonscrite à quelques élites. Nous constatons que l'unité professionnelle est largement brouillée parla diversité des pratiques qu'il faut sinon expliquer au moins décrire. C'est le parti pris de notre démarche en postulant l'émergence d'un autre modèle historique de la profession et en contribuant à l'analyse des changements professionnels en oeuvre. Le premier montre la focalisation des architectes sur le travail de conception-architecturale dans un système de production complexe, segmenté et multiprofessionnel ; le deuxième concerne la modernisation technique du métier par le développement de l'informatique à l'intérieur des agences et sous forme de réseaux, conversion culturelle moins anodine qu'il n'y parait, puisqu'elle oblige à se séparer des instruments techniques attachés à une forme antérieure d'activité professionnelle ; le troisième est la sectorisation des marchés des architectes qui conduit à une spécialisation et à une adaptation de l'organisation des agences ; le quatrième résulte de l'émergence de fonctions, autres que la conception architecturale, et s'accompagne d'une ouverture vers de nouveaux métiers. Enfin le système de formation, principale voie de reproduction du groupe, anticipe ou répercute ces changements : il est pertinent d'y lire les transformations précitées pour en constater l'importance structurale.
Nombre de pages
320
Date de parution
01/02/2000
Poids
386g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738488039
Titre
Les architectes : mutations d'une profession
ISBN
273848803X
Auteur
Tapie Guy
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
386
Date de parution
20000201
Nombre de pages
320,00 €
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Qui aujourd'hui n'a pas entendu parler de Jean Nouvel, Le Corbusier ou Antoni Gaudí, du Centre Pompidou dont l'architecture industrielle en plein centre de Paris créa la polémique au début des années 1970, ou encore du musée Guggenheim à Bilbao ? Si quelques architectes stars et certains bâtiments ont acquis une notoriété médiatique mondiale, l'architecture reste pourtant une discipline peu connue des Français. Considérée d'abord comme un domaine savant d'expression artistique, l'architecture est aussi victime de cette image réductrice, formée pour l'essentiel par les rares références patrimoniales dispensées à l'école. Pourtant, la singularité de l'architecture est de s'éprouver partout, tout le temps, dans un cadre de vie. La consultation, chaque jour plus fréquente, des habitants sur des projets d'urbanisme, la sensibilité croissante aux économies d'énergie, et l'action des médiateurs de l'architecture changent aujourd'hui peu à peu la relation des Français à l'architecture, sinon aux architectes. Dans la tradition de la sociologie des représentations, l'ouvrage restitue les résultats d'une vaste enquête interrogeant différents publics (candidats au concours d'entrée des écoles nationales supérieures d'architecture et étudiants diplômés, architectes en activité, grand public et médiateurs) sur leur connaissance d'une discipline et d'une profession qui engagent le rapport du citoyen à l'espace bâti dans lequel il vit.
Quand nous parcourons l'agglomération bordelaise, les mutations semblent si évidentes que l'on en oublie "l'avant" ou le temps des chantiers des années deux mille. Jusqu'alors la ville donne le sentiment de stagner, inertie confortée par l'importance du patrimoine dans l'histoire locale et par la critique des grands travaux assujettis à l'automobile. Les nombreux projets engagés, dont le tramway et l'aménagement des quais rive gauche, vont générer une nouvelle culture urbaine et initier d'autres pratiques de la ville. Le changement est en marche et cet ouvrage analyse le renouveau de la métropole bordelaise, les mécanismes et les acteurs qui l'ont permis. Articulé en quatre séquences — penser, gouverner, fabriquer, faire la ville — et abondamment illustré, il donne les clés pour comprendre un moment fort de l'histoire contemporaine d'une ville qui veut se moderniser sans trahir son héritage architectural et un attachement à une certaine qualité de vie. Ce livre est le deuxième d'une série de monographies spécifiques à chacune des villes ayant participé au programme Popsu (Plate-forme d'observation des projets et stratégies urbaines).
Résumé : L'étroite corrélation entre espace physique et ordre social a été repérée dès les premières heures de la sociologie et de l'anthropologie comme une clé de lecture essentielle des sociétés humaines. De la sociologie durkheimienne aux approches structuraliste et marxiste en passant par l'école de Chicago, chaque courant a développé ses propres outils conceptuels pour décrypter la dimension sociale du double champ de l'espace public et de l'habitat. De même, la sociologie française des années soixante-dix, témoin d'incontestables et profonds changements en matière de composition urbaine et de logement (collectif et individuel), a réaffirmé la spécificité de ce qui sera désigné sous le terme de "sociologie de l'habitat". Aujourd'hui que les modèles référents de la maison individuelle et du grand ensemble (tour, barre) cèdent peu à peu le terrain aux résidences sécurisées et à de nouvelles formes hybrides de logement, la sociologie de l'habitat appelle un renouveau. Inscrit au coeur de ce nouveau contexte, cet ouvrage-bilan, centré sur les pratiques, présente tout à la fois une part de la capitalisation théorique et méthodologique de la discipline, et énonce en la développant une théorie de l'appropriation. Il a été conçu comme un manuel à l'usage de tous ceux qui, toutes disciplines confondues, s'intéressent aux questions de l'habitat.
Bordeaux séduit. Bordeaux attire. Bordeaux s'ouvre à ses territoires environnants. La belle endormie s'est assurément éveillée. Cet éveil a désormais une dimension métropolitaine. Quels sont les ressorts de ce saut d'échelle ? Les singularités ? Les nouveaux enjeux auxquels la métropole doit faire face ? Ce livre retrace les conditions de la transition métropolitaine bordelaise à travers l'analyse de trois thématiques : la mobilité, qui représente le vecteur de conscience métropolitaine par excellence, les activités de la nouvelle économie numérique, enfin le phénomène des démarches participatives et sa diffusion à l'échelle métropolitaine, qui renouvelle la démocratie locale. Bordeaux apparaît ainsi comme le laboratoire d'un nouveau modèle métropolitain. La notion de métropole campagne revendiquée ici comme référence semble à cet effet marquer durablement son positionnement. Enfin, la comparaison avec les actions d'autres villes du monde (Curitiba au Brésil, Cincinnati aux Etats-Unis) sur certains aspects et défis communs avec Bordeaux - telle l'organisation d'une métropole mobile respectueuse de l'environnement - ouvre le champ de la réflexion et complète l'approche locale menée par l'équipe de chercheurs.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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