Qui aujourd'hui n'a pas entendu parler de Jean Nouvel, Le Corbusier ou Antoni Gaudí, du Centre Pompidou dont l'architecture industrielle en plein centre de Paris créa la polémique au début des années 1970, ou encore du musée Guggenheim à Bilbao ? Si quelques architectes stars et certains bâtiments ont acquis une notoriété médiatique mondiale, l'architecture reste pourtant une discipline peu connue des Français. Considérée d'abord comme un domaine savant d'expression artistique, l'architecture est aussi victime de cette image réductrice, formée pour l'essentiel par les rares références patrimoniales dispensées à l'école. Pourtant, la singularité de l'architecture est de s'éprouver partout, tout le temps, dans un cadre de vie. La consultation, chaque jour plus fréquente, des habitants sur des projets d'urbanisme, la sensibilité croissante aux économies d'énergie, et l'action des médiateurs de l'architecture changent aujourd'hui peu à peu la relation des Français à l'architecture, sinon aux architectes. Dans la tradition de la sociologie des représentations, l'ouvrage restitue les résultats d'une vaste enquête interrogeant différents publics (candidats au concours d'entrée des écoles nationales supérieures d'architecture et étudiants diplômés, architectes en activité, grand public et médiateurs) sur leur connaissance d'une discipline et d'une profession qui engagent le rapport du citoyen à l'espace bâti dans lequel il vit.
Nombre de pages
243
Date de parution
08/03/2018
Poids
278g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782724621853
Titre
La culture architecturale des Français
Auteur
Tapie Guy
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
138
Poids
278
Date de parution
20180308
Nombre de pages
243,00 €
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Les architectes font partie des professions libérales déstabilisées dans leur rôle social et dans leur identité. Pour répondre à cette situation incertaine, le milieu professionnel a plusieurs attitudes. Pour les uns, il faut retrouver la pureté originelle du métier par la combinaison, si souvent revendiquée, de l'ingénieur et de l'artiste. Pour d'autres il faut admettre, non sans un certain cynisme, des représentations résolument néolibérales de leur rôle. Pour d'autres encore il faut s'appuyer sur la diversité de leurs activités pour reconstruire une identité en voie d'éclatement ou circonscrite à quelques élites. Nous constatons que l'unité professionnelle est largement brouillée parla diversité des pratiques qu'il faut sinon expliquer au moins décrire. C'est le parti pris de notre démarche en postulant l'émergence d'un autre modèle historique de la profession et en contribuant à l'analyse des changements professionnels en oeuvre. Le premier montre la focalisation des architectes sur le travail de conception-architecturale dans un système de production complexe, segmenté et multiprofessionnel ; le deuxième concerne la modernisation technique du métier par le développement de l'informatique à l'intérieur des agences et sous forme de réseaux, conversion culturelle moins anodine qu'il n'y parait, puisqu'elle oblige à se séparer des instruments techniques attachés à une forme antérieure d'activité professionnelle ; le troisième est la sectorisation des marchés des architectes qui conduit à une spécialisation et à une adaptation de l'organisation des agences ; le quatrième résulte de l'émergence de fonctions, autres que la conception architecturale, et s'accompagne d'une ouverture vers de nouveaux métiers. Enfin le système de formation, principale voie de reproduction du groupe, anticipe ou répercute ces changements : il est pertinent d'y lire les transformations précitées pour en constater l'importance structurale.
L'étroite corrélation entre espace physique et ordre social a été repérée dès les premières heures de la sociologie et de l'anthropologie comme une clé de lecture essentielle des sociétés humaines. De la sociologie durkheimienne aux approches structuraliste et marxiste en passant par l'école de Chicago, chaque courant a développé ses propres outils conceptuels pour décrypter la dimension sociale du double champ de l'espace public et de l'habitat. De même, la sociologie française des années soixante-dix, témoin d'incontestables et profonds changements en matière de composition urbaine et de logement (collectif et individuel), a réaffirmé la spécificité de ce qui sera désigné sous le terme de "sociologie de l'habitat". Aujourd'hui que les modèles référents de la maison individuelle et du grand ensemble (tour, barre) cèdent peu à peu le terrain aux résidences sécurisées et à de nouvelles formes hybrides de logement, la sociologie de l'habitat appelle un renouveau. Inscrit au coeur de ce nouveau contexte, cet ouvrage-bilan, centré sur les pratiques, présente tout à la fois une part de la capitalisation théorique et méthodologique de la discipline, et énonce en la développant une théorie de l'appropriation. Il a été conçu comme un manuel à l'usage de tous ceux qui, toutes disciplines confondues, s'intéressent aux questions de l'habitat.
L'architecture, le cadre de vie, peu importe le nom, parlent des hommes, des sociétés, de personnes, de sentiments, d'une vie banale et atypique, d'inégalités sociales. Habiter place chacun dans la relation aux autres, dans un groupe familier, aux sociabilités rassurantes, conscientes et inconscientes, balançant entre communautarisme, communion solidaire ou anonymat ordinaire. « Penser l'habiter » pose d'abord, le regard sur les liens entre condition matérielle et modes de vie, du point de vue des « hommes », des « lieux » et de l'appropriation des espaces. Puis, « Habiter au quotidien » approfondit des habitats singuliers qui s'inscrivent dans les mutations des sociétés contemporaines : l'habitat individuel confronté à un avenir critique , le confinement lors de la pandémie du Covid comme expérience de vie , l'habitat des séniors soumis aux effets du vieillissement , la vague du « co », coopératif, colocation, co-living, rééquilibrant espaces intime et communs. Enfin, « Habiter dans son temps » repère des tendances générales, qui, de façon proche ou lointaine, pèsent sur l'habitat et son vécu : la domination d'une civilisation urbaine, la démocratie participative, la quête du confort, la crise environnementale. Différent d'une seule lecture scientifique, l'auteur suit un chemin balisé par des réalités, des vécus et des notions sociologiques appliquées à l'architecture. Les références à d'autres pays étayent l'argumentaire de l'universalité des enjeux de l'habitat (Brésil, Thaïlande, Comores, Europe, Amérique du Nord).
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.