L'antiquité de la civilisation en Chine comme l'étendue de son territoire et l'énormité de sa population sont bien connues de tout le monde. En dehors de quelques personnes, on se pose rarement la question de savoir dans le grand public quels sont les traits caractéristiques essentiels de sa civilisation et on ne recherche pas les raisons de ses divergences profondes avec l'Occident. Au moment où ce pays essaie de retrouver la suprématie en Asie et où il émerge de plus en plus sur la scène mondiale, il n'est, peut-être pas, sans intérêt d'y voir plus clair : - Quelle est l'origine du fossé culturel ? En quoi consiste-t-il ? Quelles en sont les implications sur le plan scientifique, sur celui de la modernisation, sur celui de la christianisation qui agita beaucoup l'Europe, il y a trois siècles ? Pour l'auteur c'est le chamanisme sous sa forme évoluée de la divination qui permet d'y apporter des réponses. Grâce à la thèse originale de Marcel Gauchet sur la genèse des civilisations et en s'appuyant sur des spécialistes de la sinologie et du chamanisme, cet essai a fondé toute son argumentation.
Nombre de pages
159
Date de parution
01/11/2003
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747536998
Titre
Chamanisme et civilisation chinoise antique
ISBN
2747536998
Auteur
Tao Antony
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20031101
Nombre de pages
159,00 €
Disponibilité
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Dans un premier ouvrage, l'auteur s'était interrogé sur les racines de la civilisation chinoise antique et avait mis en évidence leur nature chamanique. II poursuit maintenant son investigation par un essai de mise en parallèle logique des croyances traditionnelles de l'Occident et de la Chine. Décisive pour la compréhension des singularités traditionnelles respectives des deux civilisations, prévaut essentiellement l'opposition des relations de leurs principes fondamentaux avec l'univers : le Dieu personnel lui est extérieur, transcendant, tandis que le Tao personnel y est immergé, immanent. De cette opposition primordiale du monothéisme et du taoisme, il est possible de déduire logiquement des conséquences contraires dans les domaines de la pensée, du raisonnement et de l'action. D'où la présentation d'un précis de celles-ci sous forme de tableaux. L'ambition de cet ouvrage est donc d'exposer aussi clairement que possible un problème dont la complexité est bien connue. Une approche encore utile dans le contexte mondial actuel.
Hélas ! hélas ! un nom après la vie, Ce n'est pour moi que du brouillard flottant ! Quel écrivain sérieux, conscient des fluctuations du goût, des avatars de l'histoire, peut se leurrer d'une gloire posthume (ne serait-ce que pour compenser le mépris ou l'indifférence dont il pâtit sa vie durant) ? Mais Tao Yuan-rning se trompe ! Seize siècles après sa mort d'homme déchiré entre un mandarinat qui l'effraie et le jardinage qui le comble, le voici chez nous ressuscité, resplendissant ! Tempérament complexe, où Paul Jacob sait discerner un es (un ça) de paysan que la peur de la mort rend amoureux des pins, des cyprès au feuillage pérenne, mais qui se mue en ich, en un moi complexé d'?dipe, et d'autre part tenté par ce que Paul Jacob qualifie subtilement, judicieusement, d'érémitisme confucéen paysan (érémitisme du reste joyeux, ou du moins égayé Hautement seul dans ma nouure, Je buvais, je poétisant), Tao Yuan-ming aimait la bière de céréales, les livres, la musique. Ah ! si seulement il pouvait lire la stupéfiante traduction en vers français dont le gratifie Paul Jacob, je gage qu'il serait comblé, ce couple déchiré taoïsant-confucéen. Pour française qu'elle soit en sa technique versifiée, que dis-je, parce qu'elle est parfaitement francisée au point de ne pas négliger les diérèses qui lui accordent le juste compte des syllabes (L'herbe anci][enne erre dans l'avant-cour) ni non plus, pour les mêmes raisons, les apocopes les plus " classiques " - plusieurs encor pour encore - afin que le vers batte son temps, la version de Paul Jacob nous offre un Tao Yuanming si poétique en sa forme que tout le génie technicien du poète chinois nous devient, perceptible, évident. Saluons donc en Paul Jacob, avec le respect, avec l'admiration qu'il commande, le poète-traducteur exemplaire. Étiemble
Ouvrage fondateur du taoïsme ? l'un des trois piliers de la pensée chinoise avec le confucianisme et le bouddhisme ?, le Tao Te King a été ecrit au VIe s. av. J.-C. par Lao-Tseu. En quatre-vingt-un courts chapitres, ce Livre de la Voie et de la Vertu nous transmet l'essence de la sagesse chinoise, l'équilibre entre les pôles de l'univers, le Yin et le Yang, le féminin et le masculin.
Ce livre est écrit par un lycéen de quinze ans, exceptionnellement mûr puisqu'il est capable d'analyser sa propre façon de résoudre les problèmes de mathématiques. Terence Tao a en même temps conservé une grande fraîcheur : il nous fait part avec spontanéité de ses idées, même celles qui ne mènent nulle part, de ses hésitations et de sa joie quand il découvre le chemin qui va mener à la solution. Il propose dans ce livre des solutions commentées de problèmes d'arithmétique, d'algèbre, d'analyse, de géométrie, suivis de quelques problèmes inclassables. S'y ajoutent des sujets d'exercices non résolus.