Les nouvelles figures du patient. Pour une autre philosophie
Tanti-Hardouin Nicolas ; Harlé Jean-Robert
L'HARMATTAN
19,50 €
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EAN :9782343047607
Aujourd'hui, une abondante littérature réhabilite le patient au sein du monde de la santé comme s'il avait été souvent mis de côté, ignoré ou marginalisé ces dernières années. D'ailleurs, le nom donné au malade change selon les perspectives, tantôt "patient" comme malade passif, soumis aux ordonnances médicales, ou malade actif interagissant dans le cadre du colloque singulier, tantôt usager lorsqu'il s'agit s'un consommateur dans un système de services publics, ou bien encore traité de "client" ayant des préférences et des exigences. Une question devient latente : qu'est-ce qu'être un patient ? L'architecture de l'ouvrage esquisse, au fur et à mesure des différentes figures du patient, des portraits du bon patient. De la figure emblématique de l'homo medicus chère aux économistes de la santé, aux malades en fin de vie en soins palliatifs, en passant par les malades mentaux, la figure du patient s'est en réalité nettement transformée sous les aspirations de multiples secteurs du monde biomédical, de la santé publique et de la société elle-même. Le monde médical subit tant les influences des grandes transformations sociales que l'hypothèse fondatrice de cet essai est que les mutations sociales impactent fortement le monde du soin, le regard et les représentations qu'on a du patient et la pratique clinique elle-même. C'est dans les plis singuliers du social et du médical que se construisent les nouvelles figures du patient.
Nombre de pages
177
Date de parution
28/11/2014
Poids
225g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343047607
Titre
Les nouvelles figures du patient. Pour une autre philosophie
Auteur
Tanti-Hardouin Nicolas ; Harlé Jean-Robert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
225
Date de parution
20141128
Nombre de pages
177,00 €
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La santé dégradée exclut de la vie sociale ; c'est tout particulièrement le cas des populations roms vivant en bidonville, qui représentent la frange la plus miséreuse de la société. Cet essai retrace les parcours de soin de personnes totalement marginalisées, sans aucune ressource sauf celle de la mendicité. La prise en charge médicale se fait par des associations (en l'occurrence, Médecins du Monde) qui accompagnent les plus pauvres dans le système de soin, afin de les guérir. La médiation s'avère vitale, car sans elle des populations entières resteraient sans soins d'aucune sorte, puisque dépourvues de tout capital social ou de capabilités pour accéder à l'organisation de santé ; ce qui serait une atteinte aux droits de l'homme. La recherche montre surtout que, pour les Roms comme pour tous les précaires, la santé est profondément déterminée par leur manière de vivre et le contexte social et culturel qui les porte. L'apport à la sociologie de la pauvreté est qu'histoires de vie et parcours de soins sont intimement liés. Pour les politiques de santé, on montre l'existence d'une " filière des pauvres " dans le système de soins, orientée vers l'hôpital public. Plus que jamais, l'accès aux soins et le renoncement à se soigner sont deux marqueurs essentiels de la grande pauvreté contemporaine.
Si la reproduction sociale par l'école a fait l'objet depuis longtemps d'importantes analyses, la reproduction sociale par la santé est très peu évoquée. Le sujet paraît même tabou tant le biomédical domine expliquant les inégalités de santé par le génétique. Récemment, en Santé publique, on ose poser la question de savoir si la construction de la santé et les inégalités réelles qui en découlent sont du ressort de la responsabilité individuelle de chacun ou déterminées par le destin social (les circonstances de la vie selon certains chercheurs) Cet essai s'inscrit dans une vision déterministe de la production de santé sans ignorer pour autant les marges de liberté des comportements à risques. Pour cela, il passe en revue les différentes étapes de la vie de chacun (enfance, adolescence, âge adulte). Le résultat est sidérant : la reproduction sociale de santé de génération en génération est une réalité de la démocratie sanitaire. On touche là à la pire des injustices puisque les causes sont sociales. Cela représente un double défi à la Santé publique comme instrument d'égalisation des chances en santé et à la démocratie sociale comme moyen de lutte contre les injustices.
Alors que les crises économiques se succèdent dans la durée, il y a une histoire des crises sociales qu'on n'écrit jamais : celle de leur impact sur la santé des populations. L'austérité économique approfondit les inégalités de santé, la tendance du taux de suicide et le renoncement aux soins. Les logiques sociales de l'exclusion et de la pauvreté s'inscrivent dans les corps. Qu'en est-il des crises économiques, surtout lorsqu'elles durent ? En cette période de crise, l'on observe une augmentation significative des inégalités sociales de santé, une hausse des taux de suicide et une accentuation du renoncement aux soins. Ce dernier élément se traduit par une dégradation de l'état de santé des populations fragilisées et accentue l'injustice sociale. Plus que jamais, les politiques d'austérité ont un impact sur les choix de santé : c'est une dimension des crises qu'on tend à ignorer.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.